‹ Description des mollusques fossiles qui se trouvent dans les grès verts des environs de GenèveChapitre 247 sur 278 · Pecren aprrensis d'Orbigny · texte numérisé non relu

Pecren aprrensis d'Orbigny

(PL. 46, fig, 3 a, b.)

(Sous le nom de Pecten interstriatus.)

P. testà ovato oblongä, depressä, valvis radiatim costatis ; costis angustatis, distantibus, tuberculis transversis, ambricatis, squamosis, brevibus ornalis ; interstitis oblique striatis ; auriculis magnis inæqualibus, rugosis.

Pecten interstiatus, Leymerie, 1842, Mém. Soc. géol., t. 5, p. 10, pl. 13.

Id. d’Orbigny, Pal. fr., ter. crét., t. 3, p. 594, pl. 433, fig. 1-5. Pecten obliquus, Forbes, Quart. Journ. of the Geol. Soc. t. 1, p. 249 (non Sow.). Pecten aptiensis, d'Orbigny, 1850, Prod. t. 2, p. 119.

DimENSIoNSs.

ALTER A nat teen APR tn ES EE LA 55 millim.

Par rapport à la largeur : Longueur............................... 0,80 — — — Longueur de la facette des oreillettes. . .. ... … 0,45 Angle apicial, sans les oreillettes. .............................. + 00

Coquille ovale, subtriangulaire , transverse, très-déprimée, ornée de côtes rayonnantes étroites, à peu près égales, distantes, ornées de parties saillantes, imbriquées, courtes, qui deviennent plus apparentes sur les côtés. Les intervalles sont deux ou trois fois aussi larges que les côtes et marqués de stries obliques très-prononcées. Les oreilles sont grandes et striées.

M. d'Orbigny donne 20 à 23 côtes à la valve inférieure et 46 à la supérieure ; nous ne connaissons bien que la première et nos échantillons ont 55 à 58 côtes. Cette différence ne nous paraît pas suflisante pour rendre douteuse la réunion de notre espèce à celle de MM. Leymerie et d'Orbigny, d’autant plus que l’exemplaire figuré par M. Leymerie à plus de côtes que celui de M. d'Orbigny.

RapPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce se rapproche de quelques autres peignes des terrains crétacés qui ont aussi des stries obliques dans les intervalles des côtes; elle se distingue de toutes par ses côtes plus indépendantes, presque égales, séparées par des intervalles larges, marqués de stries distinctes et simples.

Histoire. M. Leymerie, en 1842, a le premier fait connaître cette espèce sous le nom de Pecten interstriatus ; ce nom a été adopté par M. d'Orbigny dans sa

Paléontologie française, et changé plus tard par ce dernier auteur contre celui de Pecten aptiensis, car le nom de interstriatus avait été donné en 14841 par le Comte de Münster à une espèce de SL. Cassian. M. Forbes parait avoir trouvé la même espèce dans le lower green sand avec l’Ostrea aquila , la Trigonia aliformis, etc., mais il l’a confondu à tort avec le Pecten obliquus de Sowerby, qui est fort différent. M. d'Orbigay croit que l'espèce trouvée par M. Forbes est le P. Robinaldinus; c’est ce qu’il est impossible d2 décider sans description.

LocaziTÉ. Le P. aptiensis se trouve dans les grès inférieurs de la perte du Rhône ; il est rare. Collection du Musée Académique.

EXPLICATION DES FIGURES. PI. 46, fig. 5 a Pecien aptiensis, valve inférieure, de grandeur naturelle ; — fig. 35 b, grossissement du test.

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