Prrcarura eurerris Pictet et Roux
(PI. 47, fig. 4 a, b.)
P. testà obliquè ovali, supernè plano-concavaà, infernè convexà, radiatim in utrâque facie costs spinulosis ornatä, concentricè slriatà et lamellosà.
Coquille ovale, oblique, parfois très-inéquivalve; la valve supérieure plane ou concave, la valve inférieure convexe ; toutes deux sont ornées de côtes rayonnantes épineuses, rapprochées, au nombre de dix à onze vers le sommet des valves et de vingt à vingt-deux vers le bord palléal par suite de l’intercalation assez régulière d’une côte intermédiaire entre chacune de celles qui partent du crochet; toutes deux sont pourvues de stries transverses et concentriquement lamelleuses.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce, très-voisine de la P. radiola, nous parait devoir en être distinguée par sa forme moins oblique, par ses côtes plus
nombreuses, plus faiblement épineuses, plus également distribuées, et par ses lamelles concentriques plus rapprochées entre elles. Ces différences sont surtout appréciables sur la valve supérieure où les côtes sont beaucoup plus étroites.
Locarrré. La perte du Rhône où elle n’est pas rare ; toutes les collections.
ExPLICATION DES FIGURES. PI. 47, fig. 4 a, b, Plicatula gurgins, de grandeur naturelle.
26%. Pricarura PLAcuNEA Lamarck, (PL. 47, fig. 5 à, b.) (Sous le nom de P. strigilis.)
P. testà obliquè ovali vel suborbiculari, costis radiantibus, spinosis, ornatà ; inter-
stitüs spinosulo costatis ; valvà superiore plano-concavä ; valvà inferiore convexà.
Plicatula placunea, Lamarck, 1819, Anim. sans vertèbres, t. 6, p. 186, n° 8. Spondylus strigilis, Alex. Brong., 1822, dans Cuvier Oss. foss., 4° éd., pl. Q, fig. 6. Plicatula placunea, Leymerie, Mém. Soc. Géol., t. 5, p. 27, pl. 13, fig. 2.
Ead. Matheron, Catal., p. 189.
Ead. Forbes, 1844, Quart. Journ. of the Geol. Soc., t. 1, p. 249. Ead. d’Orb., 1847, Pal. fr., terr. crét., t. 3, p. 682, pl. 462, fig. 11-18. Ead. Id. 1850, Prod., t. 2, p. 119.
DIMENSIONS
Diamètre..... Don enr ere ES 10 OT b ere bte SORT ER ENS Dia SO De ces 30 millim.
Coquille obliquement ovale ou suborbiculaire, la valve supérieure un peu concave, la valve inférieure convexe, toutes deux ornées d'environ huit côtes principales pourvues d’épines imbriquées ; entre ces côtes et à moitié chemin il en naît le plus souvent d’autres de même grandeur à peu près et de même contexture; les intervalles qui séparent ces deux ordres de côtes, en présentent encore d’autres beaucoup plus petites, également pourvues d’épines imbriquées, s'étendant sur toute la largeur de la coquille , mais plus nombreuses au pourtour qu'au sommet. Les deux valves présentent quelques plis concentriques lamelleux. La valve inférieure était adhérente aux corps sousmarins par son sommet qui est Loujours plus ou moins déformé.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Celle espèce se différencie facilement des P. radiola et qurgitis par les petites côtes qui ornent les intervalles des côtes principales dans toute leur longueur.
Hisroire. La première indication dans laquelle on puisse reconnaître celte espèce, est celle de Bronguiart dans sa description des environs de Paris. Ce savant géologue lui a il est vrai, ajouté d’un côté une petite oreillette qui pourrait à la rigueur faire contester son identité, si les ornements de la coquille n'étaient pas assez précis pour ôter toute espèce de doute. Les auteurs qui ont écrit depuis, ont rapporté à l’espèce qui nous occupe une description de Lamarck, appliquée avec doute à une plicatule fossile des environs de Paris. Suivant nous, cette description est trop brève pour caractériser une espèce avec quelque certitude; mais MM. Leymerie, Forbes et d'Orbigny étant d'accord pour accepter ce rapprochement, et dans ce cas le nom de Lamarck devant prendre son rang d'ancienneté, nous n'avons aucune objection à nons ranger à la même manière de voir.
Locarité. La Plicatula placunea n’est pas rare dans les grès inférieurs de la perte du Rhône.
Expuicarion pes ricures. PI. 47, fig. 5 a, 6, Plicatula plucunea, de grandeur naturelle.
me Fame : OSTRACIDES.
Caracrères. Coquille inéquivalve, plus ou moins irrégulière, à test lamelleux, fixée par la valve inférieure qui est la plus profonde, et dont le sommet est plus ou moins contourné. Charnière sans dents. Une grande impression musculaire sur la région anale et une seconde en dedans audessous de la fossette du ligament.
Les mollusques de cette famille sont caractérisés par l’absence complète de pied. Nous n'avons trouvé dans les grès
verts que le genre des Huïtres (Ostrea), auquel nous réunissons les Gryphées et les Exogyres qui n’en different que par des caractères tout-à-fait artificiels.
GENRE OSTREA Linné.
(Ostrea et Gryphæa Lamarck, Exogyra Say.)
Ce genre qui renferme des espèces très-nombreuses, et que leur irrégularité rend souvent difficiles à déterminer, a paru avec les terrains triasiques et paraît avoir augmenté de nombre jusqu’à l'époque actuelle.