‹ Description des mollusques fossiles qui se trouvent dans les grès verts des environs de GenèveChapitre 37 sur 278 · Ammonrres mAmmrzarIs Schlotheim · texte numérisé non relu

Ammonrres mAmmrzarIs Schlotheim

(PI. 7, fig. 5 a, b)

A.'testà subinflatä, transversim costatà, costis spinosis et tuberculats ; dorso ex-

cavaio ; ultimo anfractu 0,48 ; septis lateraliter 3-lobatis.

Walch, Naturforsch. 1, p. 196, t. 2, fig. 3.

. mammillaris Schlotheim, Min. Tasch. 7, p. 111.

. monile Sowerby, Min. conch. pl. 117.

. clavatus De Luc, Brongniart dans Cuv. Oss. foss. pl. W, fig. 14. . tuberculifera Lamarck, Anim. sans vert. t. 7, p. 639, n° 11.

. monilis de Haan, Mon. Amm. p. 115, n° 30.

. monile Passy, Descr. géol. de la Seine-Inf. p. 334.

. clavatus Passy, loc. cit. p. 333.

. monile de Buch, Ammonites, traduct. p. 24.

Id. Fitton, Trans. ofthe Geol. Soc. t. 1v, p. 366.

A. monile Bronn, Lethea geognost. p. 724, n°39, t. 33, fig. 5. Id. Michelin, Mém, de la Soc. géol. de France, t. 3, p. 101. Id. d’Archiac, Mém. de la Soc. géol. de France, t. 3, p. 310. Id. Rœmer, Verstein. norddeut. Kreidegeb. p. 88. A. mammillaris d’'Orbigny, Pal. fr. Terr. crét. tome 1, p. 249, pl. 72—73.

DImENsioNs.

Diamètre rer ee Po in TSI EN CAO NS ES 20 à 50 millim. Largeur du dernier tour par rapport au diamètre, moyenne .......... 0,43 Id. id. extrêmes.......... 0,40 à 0,45 Épaisseur par rapp. au diam., sans les grandes pointes latérales, moyenne 0,55 Ia. id. id. extrêmes 0,50 à 0,60 Diamètre de l’ombilic par rapport au diamètre total ................ 0,33

Coquille renflée, épaisse, ornée en travers d'un nombre variable de côtes (M. d'Orbigny dit de seize à trente, nous trouvons chez nous de seize à vingt-cinq ); ces côtes sont saillantes, Lantôt égales, Lantôt inégales, presque interrompues sur le dos et ornées de tubercules nombreux, disposés comme suit : à partir de la dépression du dos on voit trois à cinq tubercules, comprimés dans leur longueur, qui, dans les côtes larges, forment comme de petites crêtes transversales ; après ces tubercules, vient une petite dépression, puis une longue pointe conique sur le milieu des flancs, perpendiculaire au plan médian de la coquille ; cette pointe est suivie d’une nouvelle dépression, puis de un ou deux petits tubercules à l'endroit où les flancs s’infléchissent dans l’ombilic. Dos paraissant comme excavé par les interruptions des côtes dont la série forme un canal arrondi. Spire composée de Lours renflés, plus larges que hauts, apparents dans l’ombilic sur un peu moins de la moitié de la largeur. Je n'ai pas pu voir complétement les cloisons, elles sont très-découpées, formées de chaque côté de trois lobes divisés en parties impaires ; le lobe dorsal est aussi long et d’un tiers moins large que le latéral supérieur.

Les moules de cette espècetraduisent assez exactementles formes de la coquille; mais les protubérances y sont un peu moins marquées parce que le Lest s'épaissit sur: leur extrémité ; cependanton voit encore, danses échantillons très-bien conservés, des pointes longues et aiguës. Quelques échantillons de la perte du Rhône en particulier présentent des pointes à l’état de moule, recouvertes d'une légère couche de test, et qui se prolongent bien avant dans la matière minérale qui encroûte la

coquille. J'ai vu entre autres un moule de 45 millimètres où ces pointes avaient 18 millimètres de longueur. Il arrive souvent, il est vrai, que ces longs appendices sont fracturés et que le moule parait plus simple, soit parce que la substance qui l'a formé n’a pas pénétré dans toutes les cavités de la coquille, soil surtout parce que les ornements ont été usés ou brisés. :

OgsErvarTions. Cette coquille présente aussi fréquemment une apparence qui pourrait induire en erreur sur la véritable forme de sa surface. Lorsque l’animal grandit et qu'il recouvre les tours précédents, il secrète du côté ventral une substance semblable à la coquille ; cette substance recouvre et empâte les ornements de ces tours, et forme un plancher plus lisse en faisant disparaître les tubercules dorsaux qui, par leur irrégularité pourraient blesser le ventre de l’animal: Dans les échantillons où le dernier tour est brisé, il arrive fréquemment que le dépôt formé sur le tour précédent paraît être l’état naturel de la coquille, ce qui pourrait induire en erreur ceux qui ne possèdent pas une suite suflisante d’in-

: dividus bien conservés. Je n'ai compris moi-même le véritable état des choses qu'après avoir vu la belle série que possède M. d’Orbigny, car les exemplaires trouvés dans nos environs n'étaient pas de nature à lever tous les doutes.

Cette disposition se retrouve dans quelques autres espèces ; mais je n’en connais aucune où elle soit plus frappante que dans celle-ci.

Mariérés. LA. mammillaris présente dans nos terrains moins de variétés que n'en signale M. d’Orbigny, on voit toutefois quelques exemplaires à côtes plus grosses, plus espacées, et d’autres minces et nombreuses. Il est rare que ces côtes soient irrégulières.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce se distingue, avec la plus grande facilité de toutes les ammonites des grès verts. Ses tubercules lui donnent quelque ressemblance avec l'A. Lyelli, mais cette dernière espèce a une rangée de tubercules sur le milieu du dos, à la place du canal.

LocauTÉs. On trouve l'A. mammillaris à la perte du Rhône, au Reposoir et au Saxonet. Ÿ

ExPLICATION DES FIGURES. PI. 7, fig. 5 a, Ammonites mammillaris de la perte du Rhône, grandeur naturelle, échantillon dans lequel le dernier tour a été brisé et où on voit le tour précédent en partie recouvert de l’incrustation décrite plus haut. Ce dépot lui donne l’apparence d’une coquille lisse, à dos creusé

d’un canal peu profond; dans cette partie les pointes latérales sont les seuls ornements externes qui restent visibles ; — fig. 5 b, la même vue de face.

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