SIXIÈME GROUPE
AMMONITES PULCHELLI.
Coquille ornée de côtes saillantes, passant sur le dos en s'interrompant et en laissant sur la ligne médiane un tubercule comprimé; chaque côte forme quelquefois avant l'interruption un tubercule saillant sur les bords du dos, mais n’en a Jamais sur les flancs. Cloisons peu découpées, formées de lobes peu nombreux; lobe dorsal plus court que le latéral supérieur. |
Ce groupe, spécial aux terrains néocomiens et albiens, doit probablement. comme je l’ai dit plus haut, être réuni à celui des Rhotomagenses, car leur seule différence extérieure consiste
dans l’absenc: de tubercules latéraux sur les côtes des Pulchelli. Les caractères des cloisons donnés par M. d'Orbigny sont d’ailleurs loin d’être généraux; jai montré, en effet, que V4. Huberianus a des lobes terminés en parties impaires, et M. d'Orbigny dit lui-même que l'4. Lyelli a, comme les Pul-
chelli, le lobe dorsal plus court que le latéral supérieur. 36. Auwonrres Irrerranus d'Orbigny.
(PI. 7, fig. 8 a, b.)
A. teslà compress@, transversim costalä, costis elevalis, ad dorsum interruptis ; tu-
berculis 3-serialis ; ultimo anfractu 0,45; septis… ?
A. Ttierianus d'Orbigny, Pal. fr. Terr. crét. t: 1, p. 367, pl. 112, fig. 6 et 7.
DimExsioNs.
Diametre een RE ELITE eee ec C Ceci 18 à 20 millim. Largeur du dernier tour par rapport au diamètre.................... 0,45 Épaisseur par rapport au diamètre .....-:.....-................... 0,31 Diamètre de l’ombilic par rapport au diamètre total ................. 0,23
Coquille comprimée, ornée en travers par tours de quinze à seize côtes simples, espacées, égales, minces vers l’ombilic, épaissies vers le dos, sur les bords duquel elles forment un tubercule saillant, puis s’interrompent pour s'élever sur son milieu en un tubercule comprimé, de sorte que le dos présente trois lignes de tubercules dont une médiane et deux latérales. Spire composée de tours aplatis sur les côtés, apparents dans l’ombilic sur un tiers de leur largeur; le dernier a 0,45 du diamètre total. Cloisons inconnues.
RaPPoRTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce lie d'une manière évidente le groupe des Rhotomagenses avec celui des Pulchelli. Placée avec raison par M. d'Orbigny dans ce dernier, elle ne peut pas être éloigée de l’A. Huberianus qui n’en diffère guère que parce que les côtes présentent de chaque côté trois tubercules au lieu d’un, caractère évidemment insuflisant pour constituer un groupe. Je trouve un second motif de réunir ces deux groupes, comme je le dirai en traitant de l'A. Broitianus, dans les ressemblances que présentent les cloisons.
L’A. Züerianus est du reste facile à distinguer de toutes les autres espèces ; elle diffère, en particulier, de l'A. Brottianus par ses côtes égales, simples et moins nombreuses,
Locazirés. L’A. ltierianus se trouve à la perte du Rhône, mais elle n’y est pas commune. M. Tollot en possède un exemplaire trouvé dans les grès verts du cal de Golèze (près Samoëns).
ExPricamion DES FIGURES. Planche 7, fig. 8 a, À. ltierianus de la perte du Rhône, de grandeur naturelle ; — fig. 8 b, la même vue de face.