‹ Description des mollusques fossiles qui se trouvent dans les grès verts des environs de GenèveChapitre 46 sur 278 · Ammonrres Corranonr Pictet · texte numérisé non relu

Ammonrres Corranonr Pictet

(PI. 8, fig. 1 a, b.)

A. teslà compressä, carinatà, transversim costatà; costis simplicibus, æqualibus, ad

peripheriam umbilici subtuberculatis ; ulimo anfractu 0,#1 ; septis .. ?

DiImEnNSrONS.

Diamètre. ...... Hooceceson0ooc nn eo Re Le 20 millim. Largeur du dernier tour par rapport au diamètre... .............. rene 0,41 passenmpanrappontau diamene ae PP Ce CRC 0,26 Diamètre de l’ombilic par rapport au diamètre total. .................. 6 0,47

Coquille discoïdale, comprimée, carénée, ornée par tours d'environ vingt-cinq côtes simples, légèrement flexueuses, minces du côté de l’ombilic et élargies vers

le dos où elles sont un peu renflées; ces côtes sont toutes égales, sauf une ou deux par tours qui n’aboutissent pas à l’ombilic. Dos étroit, orné d’une carène assez saillante, et sans canaux latéraux. Spire composée de tours aplatis, apparents dans l'ombilic sur un peu plus de la moitié de leur largeur; le dernier à 0,41 du diamètre entier. Cloisons inconnues.

RarporTs ET DIFFÉRENCES. Cette espèce diffère de toutes celles que nous décrivons ici par ses côtes simples et égales ; elle a quelques rapports avec l'A. Delaruei d'Orbigny; mais elle est beaucoup plus comprimée ; son dos ne présente point de canaux des deux côtés de la crête, et surtout elle n'a jamais, comme cette espèce, des côtes plus élevées que les autres. Toutefois comme je nai eu qu'un petit nombre d'échantillons de petite taille, j'aurais pu hésiter à les considérer comme les jeunes de l’A. Delaruei, si M. d’Orbigny n’avait pas décrit le premier âge de cette espèce et montré que les côtes n’y naissent qu’au diamètre de 40 à 15 millimètres, et qu’à cette époque la coquille s'élargit subitement. Dans nos échantillons, les côtes sont visibles dès les premiers tours, au diamètre de 4 à 5 millimètres.

Locarrré. Le musée de Genève possède un seul échantillon de cette espèce, trouvé dans les grès verts de Châtillon-de-Michaille, près Bellegarde. M. le docteur Roux en a trouvé un autre à la perte du Rhône.

ExpLicarion DES FIGURES. Planche 8, fig. 1 a, A. Colladoni, grandeur naturelle ; — fig. { b, la même vue de face.

AO. Ammonrres crisrArus Deluc.

(PL. 8, fig. 2, 3,4et5.)

À. testà inflaià, carinatä , transversim inæqualiter costatà ; coslis majoribus sæpe reflexis et ad peripheriam dorsi bifidis, intermediis 2-5 münoribus, simplicibus ; an-

fractibus convexis, ultimo 0,42 ; septis lateraliter 2-lobatis.

A. cristatus Deluc, Brongniart dans Cuv. Oss. foss. pl. 0, fig. 9. A. subcristatus Deluc, loc. cit. pl. 0, fig. 10. Ia. Haan, Mon. Amm. et Goniat. p. 119, n° 37. A. cristatus Haan, loc. cit. p. 119, n° 38.

A. subcristatus Fitton, Trans. of the Geol. Soc. t. 1v, p. 112. A. cristatus d’Orbigny, Pal. fr. Terr. crét. tome 1, p. 298, pl. 88, fig. 1—5.

ce)

DIMENSIONS

Diamètre ............. 5 .0"0.0 coton oebébbbo co gbébtaotiodo 25à 50 millim. Largeur du dernier tour par rapportau diamètre, moyenne -..:........ 0,42 Id. id. EXTTÉMES EEE ETC 0,41 à 0,43 Épaisseur par rapport au diämètre, moyenne ..-......:............ 0,50 Id. id. ÉTMRÈMMES 555 0ceovtuSoeeoce de 0,42 à 0,78 Diamètre de l’ombilic par rapport au diamètre total....:.............. 0,33

Coquille discoïdale assez épaisse, fortement carénée, ornée en travers de côtes inégales, dont les plus grandes s’élèvent souvent de manière à former une lame aplatie, réfléchie en arrière ; ces côtes, toujours bien saillantes, sont plus ou moins irrégulières et presque toujours bifurquées au côté externe et quelquefois mais très-rarement au côté interne ; avec elles alternent d’autres côtes plus petites, plus régulières et moins saillantes, ordinairement simples ; leur nombre est irrégulier et les grandes côtes sont séparées les unes des autres par deux, trois, quatre ou cinq petites. Dos large, muni d’une quille tranchante. Spire composée de tours arrondis, apparents dans l’ombilic sur un peu plus de la moitié de leur largeur ; le dernier a 0,42 du diamètre. M. d’Orbigny dit que la bouche se termine en avant de la carène par une très-longue languette qui laisse de chaque côté deux sinus profonds. Cloisons découpées de chaque côté en deux lobes; lobe dorsal plus long que le latéral supérieur et variant un peu pour sa largeur suivant la forme du dos; il présente de chaque côté deux petites branches principales ; selle dorsale large, divisée en deux parties par un petit lobe oblique; lobe latéral supérieur formé de parties presque paires et terminé par deux rameaux principaux ; selle latérale semblable à la selle dorsale, et presque aussi large ; lobe latéral inférieur égal aux deux tiers du latéral supérieur et terminé tantôt par trois branches tantôt par deux, c’est-à-dire étant tantôt pair, tantôt impair.

Variétés. Celte espèce présente de nombreuses modifications dont j'ai déjà signalé une partie. On a vu par les dimensions qu'il y a de grandes différences dans l'épaisseur; on en trouve aussi dans la manière dont les côtes arrivent sur le dos, elles sont en général plus obliques dans les individus de grande taille. Ces légères différences ne sont pas les seules et je déerirai ici trois variétés qui m'ont paru mériter une mention spéciale.

J'ai fait figurer (pl. 8, fig. 5 a, 6.) une ammonite appartenant à cette espèce dans laquelle les flancs des côtes sont creusés de petites fossettes peu profondes,

qui donnent une apparence réticulée à l’ensemble de la coquille. Cette variété n’est pas rare à la perte du Rhône.

Une seconde variété plus importante (pl. 8. fig, 4) a été observée sur un fragment trouvé à la perte du Rhône, et qui fait partie de la collection de M. le docteur Roux. Les côtes élevées prennent un très-grand développement et forment de larges et longues cornes perpendiculaires aux flancs; sur chacune d’elles aboutissent du côté du dos trois côtes minces, qui remplacent la bifurcation que nous avons signalée dans le type normal.

Une troisième variété est figurée (pl. 7, fig. 5 a, b, c,) et elle s'écarte assez du type normal pour m'avoir fait hésiter à la considérer comme une espèce distincte ; elle se rapproche de l'A. cristatus par des côtes alternativement basses ec élevées et parce que ces dernières présentent sur le dos la même bifurcation ; mais elle en diffère parce que la différence entre les côtes est peu marquée et surtout parce que l’enroulement est différent. En voici les dimensions :

Diamètre................ RERO dE MPpror bise concel. nef: 39 millim. Largeur du dernier tour par rapport au diamètre ................... ce 0,38 Épaisseur par rapport au diamètre. ... ARE True ne PIS 0,43 Diamètre de l’ombilic par rapport au diamètre total . ....... Fee de ne 0,38

Les cloisons (fig. 5 c) tout en ayant les caractères essentiels de l’A. cristatus, s’en éloignent par les détails de leurs formes. Elles sont, comme dans cette espèce, composées d’un lobe dorsal long, d'un lobe latéral supérieur plus court que lui, divisé en parties paires, et situé sur le milieu des tours, et d’un lobe latéral inférieur en dedans du tubercule ombilical et divisé en trois pointes ; mais, ces trois lobes sont beaucoup plus simples, les branches du dorsal sont très-courtes et le latéral supérieur est beaucoup plus étroit que dans le type normal et ne présente à son extrémité que des échancrures peu profondes; le lobe latéral inférieur est presque aussi long que lui. Ceute variété provient de la perte du Rhône.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Malgré toutes ces variétés l’A. cristatus se distingue en général facilement par ses côtes inégales, en parlie irrégulières, et surtout par la bifurcation sur le dos des côtes les plus élevées ; cette bifurcation n’est pas parfaitement constante, mais elle a toujours lieu au moins pour une partie des côtes. Il ne faut pas mettre trop d'importance à ces sortes de lames réfléchies dans lesquelles se dilatent quelquefois certaines côtes, car elles manquent dans quelques individus, et on retrouve dans d’autres espèces des épatements à peu près analo-

gues. Sous le point de vue des cloisons, l’A. cristanis a à peu près les mêmes caractères que l'A. inflatus et se distingue comme elle de la plupart des autres espèces, parce que le lobe latéral supérieur est sur le milieu des flancs, et que le latéral inférieur est en dedans du tubercule ombilical.

Locarrré. Cette espèce n’est pas rare à la perte du Rhône, elle se trouve aussi, mais rarement, au Saxonet.

Expzicarion pes rieures. Planche 8, fig. 2 a, Ammonites cristatus de la perte du Rhône, grandeur naturelle; — fig. 2 b, la même vue de face; — fig. 2 c, cloisons dessinées au diamètre de 50 millimètres ; — fig. 3 a, la même espèce variété granulée; — fig. 5 b, la même vue de face ; —fig. 4, la même espèce, variété à grosses côtes, (ragment dessiné de grandeur naturelle et vu du côté du dos; — fig. 5 a, la même espèce, variété à ombilic large de la perte du Rhône, grandeur naturelle ; — fig. 5 b, la même vue de face; — fig. 5 c. cloisons dessinées au diamètre de 59 millimètres.

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