‹ Description des mollusques fossiles qui se trouvent dans les grès verts des environs de GenèveChapitre 48 sur 278 · Ammonrres Boucuarpianus d’Orbigny · texte numérisé non relu

Ammonrres Boucuarpianus d’Orbigny

(PI. 8, fig. 7, 8et 9.)

À. testà discoïdeà, carinatà, transversim costatà; costis arcuatis, bifidis, ad peripheriam umbilici interdum tuberculatis; ultimo anfractu 0,0; septis lateraliter 3-lobatis,

A. cristatus Fitton, Trans. of the Geol. Soc. t. rv, p. 337, pl. xx, fig. 23. A. Bouchardianus d'Orbigny, Pal. franc. Terr. crét. t. 1, p. 300, pl. 88, fig. 6—8.

DEMÉBaLo ro debbobéten eus ccsdaobétonsosetobneonnauro ec . 25 à 70millim. Largeur du dernier tour par rapport au diamètre, moyenne. . ........ 0,40 Id. id. extrêmes .......... 0,37 à 0,43 Épaisseur par rapport au diamètre, moyenne............... coobad 0,37 Id. id. extrêmes ......... Doi een à ... 0,30 à 0,42 Diamètre de l’ombilic par rapport au diamètre total, moyenne. ..... 00 0,34 Id. id. extrêmes ......... 0,32 à 0,36

Coquille discoïdale, quelquefois très-comprimée, quelquefois assez épaisse, fortement carénée, ornée en travers de côtes sinueuses, dont les unes sont simples, et dont les autres sont bifurquées au quart interne de leur longueur; sur la bifurcation on remarque souvent un tubercule comprimé qui quelquelois manque tout à fait; ces côtes, à partir du milieu des flancs s’inclinent en arrière, pour revenir en avant en s’approchant du dos, vers lequel elles ne s’élargissent pas et ne forment pas de tubercules. Dos tantôt étroit, tantôt assez large, fortement caréné. Spire composée de tours apparents dans l’ombilic sur les deux tiers de leur largeur; le dernier a 0,40 du diamètre. Cloisons découpées de chaque côté en trois lobes; lobe dorsal beaucoup plus long que le lobe latéral supérieur, et variant de largeur suivant la forme du dos; il est formé de chaque côté de trois branches; selle dorsale large, divisée en deux parties par un lobe oblique ; lobe latéral supérieur divisé en parties paires, sans rameaux, mais orné de dix digitations dont deux terminales plus grandes; selle latérale plus étroite que la dorsale et divisée aussi en deux parties; lobe latéral inférieur terminé par des digitations irrégulières; lobe accessoire très-petit.

Variétés. M. d'Orbigny n’a connu cette espèce que par des individus comprimés, mais de nombreuses transitions et l'étude des cloisons me forcent à y réunir des échantillons larges, à dos plat, de sorte que les variations de cette espèce sont assez nombreuses, et se caractérisent : 4° par la forme du dos qui, tantôt est étroit et tranchant, et tantôt plat et creusé de deux sillons peu profonds à côté de la carène; cette dernière forme appartient principalement à l’âge adulte, car l’on trouve des échantillons dans lesquels le dos est tranchant dans les premiers tours, et plat dans les derniers ; 2° par les tubercules ombilicaux qui tantôt sont tout à fait nuls (principalement dans les individus étroits), et tantôt sont bien marqués et même assez saillants ; 5° par la forme et le mode de bifurcation

des côtes qui, quelquefois sont toutes régulièrement bifurquées comme dans l'exemplaire figuré par M. d’Orbigny, et qui quelquefois présentent une assez grande quantité de côtes simples ; dans les individus adultes elles sont plus droites, et forment vers le dos des angles plus aigus et plus saillants ; 4° par quelques détails dans la forme des cloisons, et en particulier parce que le lobe latéral inférieur varie un peu de longueur.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce a des rapports intimes avec l'A. cristatus et avec l'A. inflatus, et ses nombreuses varités rendent quelquefois dificile la détermination de certains échantillons. La comparaison d’un très-grand nombre d'individus m’a montré que les meilleurs caractères à employer sont les suivants.

On la distinguera de l’A. cristatus parce que, quoique quelques individus aient des côtes un peu plus élevées que les autres, aucune d’entre elles ne présente des différences aussi grands et surtout aucune n’a, vers le dos, les bifurcations si caractéristiques de l'A. cristatus. Les cloisons de ces deux espèces ont de grands rapports, toutefois on pourra presque toujours les distinguer parce que dans l'A. cristatus la selle latérale est presque aussi large que la selle dorsale, tandis que dans l4. Bouchardianus cette selle sensiblement plus étroite permet que les lobes latéraux soient, en général, plus rapprochés. M. d’Orbigny admet chez l'A. Bouchardianus un lobe de plus, mais ce très-petit lobe, souvent diflicile à voir à cause de sa place, peut être trop facilement confondu avec le prolongement qui, dans 14. cristatus, échancrela selle ventrale, pour qu’on puisse y trouver un bon caractère pratique.

Pour distinguer l’4. Bouchardianus de VA. änflatus, il faut remarquer que la première de ces espèces a toujours des côtes plus arquées et plus nombreuses, qu’elle manque de tubercules au pourtour du dos où les côtes restent minces et tranchantes, et que son enroulement est plus rapide. Mais leur principale différence et la’seule qui puisse guider d’une manière certaine au milieu de leurs nombreuses variétés consiste dans la forme des cloisons; dans l'A: inflatus le lobe latéral supérieur est au milieu des flancs et le lobe latéral inférieur, ordinairement très-petit, est situé en dedans du tubercule ombilical, qui se trouve ainsi au milieu de la selle latérale ; tandis que dans l'A. Bouchardianusles deux lobes latéraux plus égaux sont tous les deux situés sur les flancs, de sorte que le tubercule ombilical est ordinairement placé sur le lobe latéral inférieur, et même en dedans de lui sur la première selle auxiliaire:

Locazrrés. L’A. Bouchardianus n’est pas rare à la perte du Rhône ; on la trouve aussi au Saxonet.

EXPLICATION DES FIGURES. Planche 8, fig. 7 a, A. Bouchardianus, jeune , variété à dos canaliculé, grandeur naturelle ; — fig. 7 b, la même vue de face; — fig. 8, la même espèce vue de face, variété à dos arrondi ; — fig. 9 a, la même espèce très-adulte; — fig. 9 b, la même vue de face ; — fig. 9 c, cloisons dessinées au diamètre de 50 millimètres.

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