‹ Description des mollusques fossiles qui se trouvent dans les grès verts des environs de GenèveChapitre 51 sur 278 · Amwonires iNrLATUS Sowerby · texte numérisé non relu

Amwonires iNrLATUS Sowerby

{PI. 9, fig. 6; pl. 10, fig. Let 2.)

A. testà discoideà, carinalà, transversim costatà ; costis plerumque bifidis, apud umbilicum tuberculatis, ad peripheriam dorsi tuberculatis et transversim rugosis ; ultimo anfractu 0,34 ; dorso subcanaliculato ; septis lateraliter 2-lobatis.

DES GRÈS VERTS. 103 A inflatus Sowerby, Min. conch: pl. 178:

Id. Brongniart, dans Cuv. Oss: foss. pl. N. fig. 1. Id. Haan, Mon. Amm. et Goniat. p. 120, n° 39. A. affinis Haan, loc. cit. p. 120, n° 40. Id. Keferstein, Cat. p. 8, n°3.

A.inflatus Passy, Géol. de la Seine-Inf. p.334, n° 40. Id. Fitton, Trans. of the Geol. Soc. t. 4, p. 117. Id. d’Orbigny, Pal. fr. Terr. crét. tome 1, p. 304, pl. 90.

DrmENsroNs.

TARA o oo 0000 st oobbdodietonaséue séduit 20 à 225 millim. Largeur du dernier tour par rapport au diamètre, moyenne. ......... 0,34 Id. id. exXIrÉMES.......... 0,32 à 0,38 Épaisseur par rapport au diamètre, moyenne ..................... 0,44 Ta. id. extrêmes ........... dom 0,36 à 0,55 Diamètre de l’ombilic par rapport au diamètre total.............:... 0,38

Coquille discoïdale, plus ou moins comprimée dans son ensemble, fortement carénée,, ornée au pourtour de l'’ombilic de dix-huit à dix-neuf tubercules comprimés, d’où partent des côtes quelquefois simples, plus souvent bifurquées; ces côtes s’abaissent vers le milieu des flancs pour se relever au pourtour extérieur, où elles présentent une série de petits tubercules dontle premier est le plus apparent, lesautresine sont guère que des plis; les côtes comptées au pourtour sont, en général, au nombre de trente. Dos large, muni d’une carène saillante, et marqué chaque côté d’un sillon dont le bord externe est formé par les protubérances des côtes. Spire composée de tours quadrangulaires, renflés, apparents dans l’ombilic sur plus des quatre cinquièmes de leur largeur ; le dernier a 0,54 du diamètre entier. Bouche subquadrangulaire , tronquée et évidée sur les côtés. Cloisons formées de chaque côté de deux lobes et de trois selles; lobe dorsal remarquable par sa longueur, dépassant d’un tiers le lobe latéral supérieur et découpé en digitations nombreuses ; selle dorsale deux fois aussi large que le lobe latérat supérieur et divisée en deux parties dont chacune se trouve encore subdivisée en deux folioles ; lobe latéral supérieur formé de cinq branches ramifiées ; selle latérale bilobée , un peu plus large que le lobe latéral supérieur ; lobe latéral inférieur très-oblique, plus court de moitié que le lobe latéral supérieur et terminé par trois petites branches ; après lui vient une large selle bilobée.

VarietÉs. L’A. inflatus est une des espèces qui présentent les variétés les plus nombreuses et les plus embarrassantes, car ces variétés portent non-seulement sur les ornements extérieurs dans des limites plus étendues que pour la plupart des autres espèces, mais elles s'étendent encore aux cloisons qui offrent dans certains détails des modifications remarquables. Si l’on ne possédait qu’un petit nombre d'échantillons, on serait probablement disposé à y distinguer plusieurs espèces, mais de nombreuses transititions me forcent à les réunir. Je signalerai ici ces principales variétés :

Première variété (Planche 9, fig. 6 a, b, c). Cette variété est remarquable en ce qu'elle présente un fait complétement contraire à ce qui existe en général chez les ammonites. Parfaitement identique de forme avec le type ordinaire de l'Ammonites inflatus, elle s’en distingue par son lobe latéral qui est fourchu à l'extrémité, c’est-à-dire pair suivant l'expression de M. d’Orbigny. Je n’aurais pas hésité à considérer cette variété comme devant former une espèce distincte, si la ressemblance des caractères externes n’avait pas été aussi complète. La forme générale, celle des côtes et de leurs tubercules, celle de la carène, et le mode d’enroulement correspondent complétement à la description que nous avons donnée plus haut, et il serait impossible d'y saisir un caractère valable pour les distinguer. On est donc forcé d'admettre, contrairement à tout ce qui a été établi jusqu’à présent, que les lobes des Ammonites peuvent présenter des variations individuelles dans leur terminaison, et qu’en particulier ils peuvent être pairs et impairs dans la même espèce. Je dois d’ailleurs, faire observer que tous les autres caractères des cloisons sont parfaitement ceux de l'A. inflatus. La grandeur du lobe dorsal, la forme et le mode de division des selles, et l’obliquité du lobe latéral inférieur qui estsitué en dedans du tubercule ombilical rappelent complétement les formes caractéristiques de cette espèce.

Seconde variété (Planche 10, fig. 1 a, b, c). Cette variété que l’on peut désigner sous le nom de var. subinflatus, diffère du type normal par des caractères assez marqués, qui m'auraient engagé à en faire une espèce si la grande analogie des cloisons ne m'avait paru rendre leur réunion nécessaire. Cette variété diffère de l'A. inflatus : 1° par sa spire plus embrassante (le dernier tour à 0,41 du diamètre total); 2° par le nombre des côtes qui, comptées au pourtour, sont au moins de quarante-deux ; 5° par l’épaisseur moindre de ces côtes; 49 par leur forme en général un peu plus arquée. Les cloisons ressemblent beaucoup à celles de l’A. inflatus, en particulier par la grandeur du lobe dorsal; toutefois jy

trouve les légères différences suivantes : 1° la selle dorsale est un peu plus large, en sorte que le lobe latéral supérieur est plus rapproché du côté interne que du côté externe; 2° les subdivisions de cette selle dorsale sont plus compliquées ; 5° le lobe latéral inférieur est moins oblique. Cette seconde variété se trouve au Saxonet.

Troisième variété (Planche 10, fig. 2 a, b). Dans cette troisième variété, Les tubercules du dos présentent une disposition spéciale. Le tubercule le plus externe du renflement dorsal, qui ordinairement est le principal, est peu pointu et peu proéminent ; mais en revanche, le tubercule le plus voisin de la carène est trèsdéveloppé, et dirigé parallélement à cette carène. Ce tubercule n’est en réalité qu’un développement extrême des petites collines qui forment des rugosités dans le type normal. L’exemplaire figuré appartient à M. le docteur Mayor et a été trouvé au Saxonet.

Locartrés. LA. inflatus se trouve communément à la perte du Rhône et au Saxonet, ainsi que dans diverses autres localités, telles que les grès verts de Bossétan et du Criou (près Samoëns.)

EXPLICATION DES FIGURES. Planche 9, fig. Ga, À. inflatus dans sa forme normale, mais dont le lobe latéral supérieur est divisé en parties paires; — fig. 6 b, la même vue de face ; — fig. 6 c, ses cloisons dessinées au diamètre de 75 mullimètres; — pl. 10, fig. 4 a, la même espèce, variété subinflatus du Saxonet; — fig. 1 b, la même vue de face; — fig. 1 c, cloisons dessinées au diamètre de: 45 millimètres ; — fig. 2 a, la même espèce, variété à tubercules dorsaux trèssaillants; — fig. 2 b, la même vue de face.

AT. Ammonrres Canpozcranus Pictet.

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