Scaraires Hucarpranus d’Orbigny
(PL. 19, fig. 2 a, b, c, d.)
Sc. testà ellipticä, transversim costulatà ; costs his simplicibus , illis lateraliter tuberculatis; dorso rotundato ; anfractibus subinvolutis, ultimo 0,47; aperturä depressa, marginatà; septis.… P
Sc. Hugardianus d'Orbigny, Pal. fr. Terr. crét. tome 1, p. 525.
Longueur totale d’un grand individu................ Se CR eee NUE 32 millim. Grand diamètre de la partie spirale ............ 000b000%06 00060880 16 » Largeur du dernier tour spiral par rapport au diamètre ................ 0,57 Largeur de la crosse par rapport à la longueur totale.................. 0,50
Coquille elliptique, à spire peu connue dans sa partie enroulée à cause de l’imparfaite conservation des exemplaires, formée de tours presque entièrement embrassants; le dernier se projette en une partie courte, arquée etterminée par une crosse courte; cette coquille est ornée partout de petites côtes très-minces et très-rapprochées qui mériteraient plutôt le nom de stries; une partie d’entre elles partent, deux à deux, de très-petits tubercules pointus, situés au pourtour; les autres passent entre ces tubercules. Dans la partie régulièrement enroulée il n’y a ordinairement qu’une ou deux stries simples entre les tubercules ; ceux-ci s'écartent un peu dans la partie projetée et disparaissent ordinairement sur la courbure terminale; ces tubercules sont quelquefois très-petits et indistincts. Cloisons inconnues.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce se rapproche du S. æqualis, elle en diffère : 1° par ses côtes plus nombreuses et plus fines, 2° par la partie projetée un peu plus longue, 5° parce que les grosses côtes du pourtour sont remplacées par de très-petits tubercules.
Locauirés. Le S. Hugardianus n'est pas rare dans les grès verts du Saxonet et de Tanneverges ; on le trouve aussi à la perte du Rhône.
ExPLICATION DES FIGURES. Planche 19, fig. 2 a, Sc. Hugardianus du Saxonet, grandeur naturelle ; — fig. 2 b, le même vu du côté du dos; — fig. 2 c, individu plus jeune de la même localité ; —- fig. 2 d, bouche d’un autre individu de la même espèce.
DES GRÈS VERTS. 115 GENRE HAMITES Parkinson.
Caractères. Coquille cloisonnée, repliée dans un même plan en une ellipse irrégulière, composée de coudes joints par des branches plus ou moins droites ; ces diverses branches ne sont jamais en contact et les coudes sont en forme de ferà-cheval. Cloisons divisées régulièrement en six lobes et six selles ; lobe dorsal toujours plus court que le latéral supérieur, celui-ci très-grand, partagé en parties paires; lobe ventral formé aussi quelquefois de parties paires.
Les hamites diffèrent des ancyloceras et des scaphites parce que aucune partie de la coquille n’est enroulée en spirale. Je dois toutefois en excepter l'A. Saussureanus, espèce remarquable, qui s’écarte sous quelques points de vue des véritables caractères des Hamites, et qui a probablement une tendance à un enroulement qui, sans être aussi régulier que celui des Ancyloceras, la rapproche un peu de ce genre. Les hamites diffèrent des Ptychoceras, parce que leurs branches ne sont jamais en contact.
M. d'Orbigny dit que la bouche ne paraît pas avoir été pourvue de bourrelets. Je montrerai plus loin qu'une espèce commune au Saxonet (4. virgulatus) présente, quand elle est complète, un bourrelet très-marqué. Les hamites se trouvent d’ailleurs, dans nos terrains, en fragments en général trop petits pour que l’on puisse en tirer beaucoup de lumières sur la forme générale de la coquille et sur son mode de développement.
Ce genre renferme un grand nombre d'espèces nouvelles; jai donc dû rechercher quels étaient les caractères les plus propres à en fixer les limites. Les ornements extérieurs assez variés fournissent de nombreux moyens pour arriver à ce but, moyens d'autant plus convenables que l'étude: des espèces les plus communes et les plus connues dans leur en: semble montre que ces ofnements varient très-peu avec l’âge. La présence ou l’absence des tubercules et la maniere dont ils se comportent avec les côtes, fournissent plusieurs caractères d'une observation facile. La direction des côtes, qui tantôt sont obliques en avant et tantôt en arrière, leur forme plus où moins aiguë et Jusqu'à un certain point leur distance peuvent aussi être souvent employés. Pour apprécier le nombre et l’écartement des côtes d’une manière simple et indépendante de la croissance, je mesure ordinairement le diamètre de la coquille du dos au ventre et je recherche combien cette longueur embrasse de côtes à l'endroit même où elle a été mesurée, L’aplatissement plus ou moins grand des hamites me paraît un caractère incertain et dont on ne doit se servir qu'avec précaution.
J'ai subdivisé ce genre en deux groupes.
PREMENR GROUPE.