Hawires RoTUNDUS Sowerby
(PI. 14, fig. 1 à, b, c, d,e.)
I. testà rotundatà vel compressä, transversim oblique costatä; costs postice obliquis,
æqualibus, acutis, simplicibus; apertur@ ovali vel rotundatà.
H. roturdus Sowerby, Min. conch. pl. 61, fig. 2, 3. H. maximus Sowerby, loc. cit. pl. 62, fig. 1. H. gibbosus Sowerby, loc. cit. pl. 62, fig. 4. Id. Defrance, Dict. des scienc. nat. t. 20, p. 249. H. maximus Defrance, loc. cit.
H. rotundus Defrance, loc. cit.
Id. Brongniart dans Cuv. Oss. foss. pl. 0, fig. 5. Id. Mantell, Geol. of Sussex, p. 386. Id. Haan, Mon. Amm. et Goniat. p. 154.
Id. Phillips, Geology of Yorkshire, p. 123, pl, 1, fig. 24. Id. Fitton, Trans. of the Geol. Soc. t. 4, p. 337, pl. 12, fig. 12. Id. Bronn, Leth. geogn. t. 33, fig. 9, p. 730, n° 1. Id. d’Orbigny, Pal. fr. Terr. crét. t. 1, p. 536, pl. 132, fig. 1—4.
Id. Reuss, Verst. bæœhmischer Kreïdeformation, p. 23. DrmExsrons.
Diamètre le plus fréquent mesuré du dos au ventre................. 9 à 15millim. Diamètre du plus grand individu observé ......................... 23000 Diamètre transversal par rapport au diamètre précédent, moyenne... ... 0,88 Id. id. extrêmes...... 0,72 à 0,100
Coquille composée de tours tantôt cylindriques, tantôt plus ou moins comprimés, marqués en travers de côtes égales, annulaires, saillantes, assez aiguës sur le dos, peu atténuées du côté ventral, et formant un anneau un peu oblique et plus avancé sur le ventre que sur le dos; cinq à six de ces côles sont comprises dans une longueur correspondant au grand diamètre ; l’accroissement a lieu, suivant M. d’Orbigny, sous un angle de 5 degrés, mais je le trouve plus petit (5 à 4 degrés). L'ensemble de {a coquille forme probablement une ellipse à coudes larges et à intervalles un peu arqués. Cloisons inconnues.
RaPPORTS ET DIFFÉRENCES. Les principaux caractères qui distinguent celte espèce parmi celles à côtes simples et sans tubercules sont : 1° le peu d’obliquité des côtes qui sont plus avancées sur le ventre, ce qui distingue facilement cette espèce de l’IT. attenuatus; 2° le fait que ces côtes ne sont pas interrompues au ventre, mais seulement un peu affaiblies ; ce qui la distingue de l’H. virgulatus ; 5° la forme même des côtes qui sont saillantes, tranchantes, étroites et médiocrement rapprochées. La forme de la bouche n’est pas un bon caractère, car cette espèce varie pour la compression malgré son nom de rotundus.
LocauiTÉ. L'H. rotundus se trouve à la perte du Rhône ; elle est rare dans les grès verts de Savoie.
ExPLICATION DES FIGURES. Planche 14, fig. À a, Hamites rotundus restauré avec des fragments de la perte du Rhône (d’après la figure de M. d’Orbigny) ; — fig. 4 b, fragment vu du côté du dos; — fig. 1 c, le même vu du côté du ventre; — fig. À d, coupe transversale; — fig. 1e, un autre fragment de la même espèce.
Gi. Hawrres Carpentier: Pictet.
(PI. 14, fig. 2, 3 et 4.)
H. testà rotundatà vel subcompressä, transversim costatà ; coslis rectis, æqualibus, minutis, simplicibus ; aperturà rotundatà vel subovali.
DImEnsIoNs.
Diamètre mesuré du dos au ventre ...... 0 98 5108107019 ASE ... 10à 11 millim. Diamètre transversal par rapport au diamètre précédent, moyenne... .. 0,90 Id. id. extrêmes ..... 0,85 à 0,100
Coquille allongée, ordinairement arrondie, quelquefois un peu comprimée, ornée en travers de côtes égales, rapprochées, peu saillantes, presqu’aussi marquées sur le ventre que sur le dos; ces côtes dans les parties droites de la coquille sont presque perpendiculaires à l'axe; elles deviennent un peu obliques vers les coudes ; on en compte sept à huit dans une longueur égale au grand diamètre. Bouche presque ronde. Cloisons assez découpées, remarquables par le trèsgrand développement du lobe ventral ; lobe dorsal formé de parties paires, terminé par deux branches etorné en outre de deux rameaux latéraux ; selle dorsale étroite et profondément divisée en deux parties elles-mêmes bilobées ; lobe latéral supérieur très-grand, pair, et formé de deux grandes branches ornées de digititations dont quatre principales et terminales ; selle latérale étroite, divisée en deux parties faiblement bilobées ; lobe latéral inférieur large, terminé par deux branches à trois rameaux principaux ; selle ventrale à peu près semblable aux autres; lobe ventral terminé au milieu par une branche courte, à cinq pointes obtuses, et latéralement par deux grands rameaux digités qui dépassent le lobe latéral inférieur. Le lobe ventral dans son ensemble est plus grand que le dorsal.
Ogservarions. Je réunis à cette espèce la variété figurée (pl. 14, fig. 4), caractérisée par une coupe plus ovale et par des côtes un peu plus obliques et encore plus rapprochées, car on en compte neuf dans une longueur qui correspond au grand diamètre. Les autres caractères sont trop semblables pour que l’on puisse voir là des circonstances suffisantes pour établir une espèce.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce se rapproche de l’H. rotundus par ses côtes peu inclinées, rapprochées, passant sur le ventre, caractères qui la distinguent facilement des A. attenuatus et virgulatus. Elle diffère de ce rotundus : 1° par ses côtes encore plus droites et plus rapprochées ; 2°parce qu'elles sont bien plus mousses; 95° parce qu'elles s’atténuent moins sur le ventre. Elle se caractérise principalement par la grandeur et le développement de son lobe ventral; il est vrai que l’on ne connaît pas les lobes de l'A. rotundus, mais si la fig. 4, pl. 152, de M. d'Orbigny est juste, elle montre que, dans cette espèce, le lobe ventral est beaucoup plus petit que le dorsal.
Locaztrés. L’H. Charpentieri a été trouvée à la perte du Rhône et au Saxonet. (Collections du Musée académique, de M. le professeur Favre, de M. le docteur Roux, etc.)
J'ai dédié cette espèce au savant auteur de l’Essai sur les glaciers.
EXPLICATION DES FIGURES. Planche 14, fig. 2 &, fragment de l’Hamutes Char-
- pentieri de la perte du Rhône; — fig. 2 b, coupe transversale ; — fig. 2 c, cloisons dessinées au diamètre de 10 millimètres ; — fig. 3 a, la même espèce du Saxonet; — fig. 5 b et c, coupes transversales ; — fig. # a, la même espèce, du Saxonet, variété à côtes rapprochées ; — fig. 4 b et c, coupes transversales.