Torrnrres Roserrianus d'Orbigny
(PI. 15, fig. 7 a, b, c, d.)
T. testà conicà, dextrà vel sinistrors&, anfractibus rotundatis, angustatis, lransversùm obliquè tuberculatis; tuberculis rotundatis, 4-seriatis ; costis tenuissimis interjeclis ;
aperturà ovali, umbilico magno;: lobo dorsali maximo.
DImENSIoNS.
Diamètre des plus grands individus observés. . .. ...... ne te ea ete ete 50 millim. Hauteur des tours par rapport à leur diamètre... ......... eu... 0,348 0,38 Hauteur de chaque tour par rapport au suivant . ..... ES RAROUAQE NAT 0,73 à 0,77 Angle spiral . ........ HAE CEA >0bcboceoon2060Pcocceoa0cn ...... 42 degrés.
Coquille turriculée, formant une spire dextre ou sénestre, composée de tours convexes, appliqués les uns sur les autres sans s'entamer ; chacun d'eux est orné en travers et très-obliquement de quinze à vingt larges côtes dont chacune porte quatre tubercules larges, mousses, plus saillants dans le jeune âge que dans l'âge adulte; ces tubercules forment quatre rangées, dont les deux supérieures sont très-rapprochées et situées au-dessus du siphon; la rangée supérieure est cachée par le recouvrement des tours, la troisième rangée est presque médiane et la quatrième est encore bien visible en dessous de la suture; entre chacune de ces côtes tuberculeuses, on trouve deux petites côtes très-fines et peu marquées qui disparaissent avec l’âge adulte. Ombilic égal aux deux tiers du dernier tour. Bouche arrondie. Cloisons très-compliquées ; lobe dorsal double en longueur et en largeur du latéral supérieur, et remarquable en particulier par l'énorme branche qui le termine, caractère qui distingue cette espèce de toutes les turrilites du gault ; selle dorsale très-profondément découpée, partagée en deux parties par un lobe accessoire très-long ; ces deux parties sont elles-mêmes partagées en d’autres parties elles-mêmes subdivisées ; lobe latéral supérieur terminé par deux branches, dont chacune est composée de deux rameaux subdivisés ; selle latérale inférieure beaucoup plus petite que la selle dorsale, mais de même forme; lobe latéral inférieur semblable au supérieur mais plus petit; lobe ventral... (suivant M. d'Orbigny, ce lobe est étroit, plus long que le latéral inférieur, et orné de chaque côté de trois branches et d’une septième terminale).
Ogservarions. La description ci-dessus s’écarte en plusieurs points de celle de
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M. d'Orbigny, et en particulier, cet auteur, n'a vu que trois rangs de tubercules ; je crois que le quatrième lui aura échappé parce qu’il: est .caché par le tour supérieur ; il décrit aussi comme des sillons les petites lignes interposées entre les tubercules, et qui dans mes exemplaires sont des petites côtes saillantes. J’aurais pu hésiter à rapprocher cette espèce de la sienne si la parfaite identité des lobes ne m'avait montré que ces différences sont peu importantes.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Parmi les espèces de nos grès verts, le T. Robertianus peut principalement être confondu avec la T. Bergeru; on l’en distinguera surtout parce qu'elle a les tubercules plus gros et plus obtus, des petites côtes interposées entre les côtes tuberculeuses, parce que la deuxième ligne de tubercules est plus loin de la troisième, et par ses côtes moins nombreuses. Les mêmes caractères la distinguent de la T. elegans qui. a les tubercules. encore plus pointus que la T. Bergeri et qui, par conséquent, diffère encore plus de la T. Robertianus.
LocarrrÉés. Cette espèce se trouve à la perte du Rhône et au Reposoir ; elle est rare dans cette dernière localité. (Collections du Musée académique, de M. le docteur Roux, de M. le professeur Favre, etc.)
ExpricaTion nes FIGURES. Planche 45, fig. 7 a, T. Robertianus de la perte du Rhône (spire sénestre) , grandeur naturelle ; — fig. 7 b, la même vue du côté de l’ombilic ; — fig. 7 c, un fragment de la même espèce (spire dextre), à l’âge où les petites côtes ont disparu et où les tubercules sont plus arrondis et plus également espacés; — fig. 7 d, cloisons dessinées au diamètre de 25 millimètres, ce qui explique pourquoi elles sont moins compliquées que celles figurées par M. d’Orbigny. Je les ai fait représenter pour montrer combien il existe de différences entre le lobe latéral supérieur qui est situé au-dessus du siphon et celui qui se trouve) au-dessous.
6S. Tureurres carenarus d’Orbigny.
T. testä turritä, spirà sinistrorsà vel dextr&, conicà, anfractibus convexis, transversim costatis; costis in medio et infra catenalis; tuberculis bisematis ; aperturà ovali; siphunculo infra tuberculà.
T. catenatus d'Oxbigny, Pal. fr. Terr. crét. tome 1, p. 574, pl. 140, fig. 1——3.
DImENSIONS.
Diamètre des plus grands individus observés ........................ A0 millim. Angle spiral........... 250009002230 20060900 Coo0p900pam00bue 30e 25 degrés.
Coquille turriculée, spire sénestre ou dextre, composée de tours convexes, ornés en dessus dans chaque révolution de vingt à vingt-cinq côtes, simples au côté supérieur du tour, terminées au tiers supérieur par un tubercule aïgu, puis de là se bifurquant en deux petites côtes qui se réunissent de nouveau à un second tubercule aigu situé au tiers inférieur; de ce dernier tubercule partent deux côtes ordinairement un peu infléchies. On les a comparées, ainsi que celles qui joignent les deux tubercules, aux anneaux d’une chaîne, et c’est de là que le nom a été donné à l’espèce. Les fragments que nous possédons ne nous ont pas permis de compléter la description de la coquille, mais ils s'accordent tout à fait avec la figure et la description de M. d'Orbigny, qui montrent que la spire forme un angle de vingt-cinq degrés et est composée de tours seulement en contact et laissant entre eux un large ombilic. Cloisons inconnues.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce, une des mieux caractérisées du genre, ne peut être confondue qu'avec la T. Mayorianus d'Orbigny, ainsi que je le montrerai en décrivant cette espèce.
Locarxrés. La T. catenatus se trouve dans les grès verts de la perte du Rhône et de Châtillon-de-Michaille ; je n'en connais aucun échantillon trouvé dans les grès verts de Savoie.
Je n’ai pas fait figurer cette espèce parce que nos exemplaires sont très-incomplets et parce que la figure de M. d'Orbigny paraît très-exacte.