Ammowrres Verzeox Michelin
(PL. 2, fig. 1 a, b, c.) A. lestà compressà, subumbilicatä, transversim sublüilissimè costatä, costis sim-
plicibus; dorso rotundato, anfractibus compressis involutis ultimo 0,58; aperturà
oblongä, compressä, anticè rotundatà ; septis lateraliter 40-lobuis.
A. Velledæ Michelin, Mag. de Zool. 1833, pl. 35. Id. d’Orbigny, Pal. fr. Terrains crétacés, p. 280, pl. 82.
À. alpinus ? id. p- 283, pl. 83, fig. 1—3.
Dimensrows.
Diametretsuivan MAO bIenyERE EEE EEE PTE EEEE RE CEE CCC CL 165 millim. Diamètre de nos plus grands individus .................. lee 100 » Largeur du dernier tour par rapport au diamètre, moyenne............ 0,58 Id. id. EME à lo 0004000 0,57 à 0,59 Épaisseur par rapport au diamètre, moyenne. ...................... 0,42 Id. id. EXMOMESE EC tr de LE 0,37 à 0,45
Coquille comprimée, à peine ombiliquée , ornée de petites côtes fines, également espacées, flexueuses, plus marquées vers le dos sur lequel «elles passent et presque nulles vers l’ombilie ; ces côtes ne laissent pas d'impression sur le moule. Dos arrondi. Spire embrassante ; le dernier tour 20,58 du diamètre (M. d’Orb. dit 0,62); l’épaisseur est en moyenne 0,42 et varie de 0,57 à 0,45. Bouche en ogive, très-fortement échancrée par le retour de la spire. Cloisons très-découpées et composées de dix lobes; lobe dorsal beaucoup plus court que le latéral supérieur, et terminé par une grande branche divisée en trois rameaux trifurqués ou bifurqués; selle dorsale étroite et très-profondément découpée; lobe latéral supérieur formant une énorme branche partagée en trois rameaux très-découpés; les selles et les lobes suivants diminuent graduellement.
Les derniers lobes sont très-petits et ne se distinguent que dans les individus très-bien conservés.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce se rapproche de plusieurs espèces du néocomien et de l’oxfordien; mais elle s’en distingue par ses cloisons. Comparée à celles du gault, elle est d’une détermination facile, car les hetero-
phylli y sontiirès-rares,; c'est la seule espèce de cette division que je connaisse dans le bassin du Léman.
IL est toutefois une espèce de laquelle elie me paraît se distinguer par de bien faibles caractères, c’est l'A. alpinus d'Orb. qui est plus petite, et qui a huit lobes au lieu de dix. Les jeunes À. Velledæ, à cloisons moins compliquées que Jes adultes, ‘ont d'immenses rapports avec cette ‘espèce; d'autant plus que leurs derniers lobes auxiliaires ne se distinguent qu'avec peine. Dans les individus bien conservés, on reconnait toutefois l’existence de dix lobes à tous les âges, ce qui ne me laisse aucun doute que tous les individus de nos grès verts que j'ai observésne soient des À. Velledæ. J'en ai davantage sur la valeur des caractères qui séparent cette espèce de l'alpinus; mais n’ayant! pas vu cette dernière én nature, je ne puis point me prononcer à cet égard.
Locaztré. l'A. Velledæ n’est pas rare dans les grès verts du Saxonet (Coll. du Musée acad., de MM. Mayor, Favre, Roux, Tollot, etc.). A la perte du Rhône on ne la trouve que plus rarement et représentée en général par de petits
échantillons. (Mêmes collections.) ExPLICATION DES FIGURES. Planche 2, fig. À a, Ammonites Velledæ du Saxonet,
vue de profil, de grandeur naturelle ; — fig. À b, la même vue de face; — fig. 1 c, cloisons du même individu (M. d'Orbigny n'avait connu que le lobe dorsal et le
latéral supérieur ).