Narica eenevensis Pictet et Roux
(PI. 18, fig. 5 a, b, c, d, e, f.)
N. tesià globulosä, inflatà ; spirä angulo 125°; anfractibus convexis, canaliculatis,
longitudinaliter transversimquè striatis ; aperturà semi-lunari ; umbilico mediocri.
DImENSIoNs.
Angle Spimal;cs0v00sov0vooc0vage000ssocescovossbonococoovoaues 125°à 130° FTaUtEUr StOLA]e PAS RUES IE RES ÉREOA ER ERA R ER Re PR Tee 25 millim. Diametre (du dernier tour eee ee Re UNIMARC en DAV Hauteur du dernier tour, par rapport à l’ensemble... .................. 0,85
Coquille globuleuse, un peu déprimée, aussi haute que large, marquée de stries longitudinales coupées obliquement par des stries transversales inégalement distantes entre elles. Spire formée d’un angle un peu convexe, composée de tours
également arrondis, à suture canaliculée. Bouche semi-lunaire, bord interne mince, coupé carrément. Ombilie peu ouvert.
Rapports ET DIFFÉRENCES. Cette espèce ressemble à la Narica cretacea d'Orbigny, des craies chloritées de Cassis ; mais elle s’en distingue facilement par sa forme plus globuleuse, son angle spiral plus obtus, et ses ornements plus fins. Son moule pourrait être confondu avec ceux des natices; on le distinguera de ceux des espèces que nous avons décrites dans ce genre, par ses tours régulièrement arrondis et formant, du côté de la spire vers la suture, une carène assez prononcée. Sous ces deux points de vue, il se rapproche de celui de la M. Favrina, mais on ne saurait le confondre avec lui, car sa spire est beaucoup plus courte.
Locarirés. Cette espèce se trouve assez fréquemment, soit au Saxonet, soit surtout à la perte du Rhône.
ExpzicaTion Des riGures. Planche 18, fig. 5 a, b, ce, Narica genevensis, du Saxonet ; — fig. d d, e, f, moule de la même espèce.
4me Faire : TROCHIDES.
Caracrères. Coquille enroulée, très-variable dans sa forme, ayant une spire médiocre ou courte, toujours nacrée en dedans. Bouche sans canal ni sinus, plus ou moins arrondie. Opercule corné ou calcaire, spiral ou à éléments latéraux.
Animal gastéropode, peu volumineux, à pied simple, muni en dessus de filets pairs souvent très-longs. Tête large, pourvue de deux tentacules qui portent les yeux à leur base externe sur un pédoncule distinct. Branchies doubles, allongées. Sexes tantôt réunis, tantôt séparés.
Les trochides sont tous des animaux côtiers.
Ces mollusques diffèrent surtout des paludinides par les caractères de l'animal.
Cette famille est si naturelle que beaucoup d’auteurs doutent de la convenance de séparer les genres principaux qui la composent. Les turbo, les trochus et les solarium en particulier, se ressemblent tellement par leurs caractères essentiels qu'on ne devrait peut-être les envisager que comme des sous-genres. C’est en particulier l’opinion de deux zoologistes éminents, MM. Deshayes et de Koninck.
Les caractères qui peuvent servir à distinguer ces gastéropodes sont les suivants. On nomme Turbo ceux qui ont un appendice charnu en dedans de la base des tentacules, et un opercule pierreux; Trochus ceux qui manquent de cet appendice, dont l’opercule est corné, multispiré, et la coquille non ombiliquée ou pas assez pour laisser apercevoir les tours de spire; et Solarium., ceux qui, avec un animal semblable, ont un opercule corné, paucispiré, et dont la coquille a un ombilic très-ouvert, permettant d’apercevoir tous les tours de la spire.
Ces caractères sont d’une importance très-médiocre. Il est, en effet, peu probable que l'appendice charnu de la base des tentacules joue aucun rôle physiologique important. La consistance de l’opercule varie dans d’autres genres très-naturels; ainsi dans les natices il y en a aussi des cornés et des pierreux. La grandeur de l’ombilic n’est pas non plus ordinairement considérée comme un caractère générique, sinon il faudrait diviser les pleurotomaires aussi bien que les trochides en deux genres au moins. Il est d’ailleurs à remarquer que dans
DES GRÈS VERTS, 191 l'étude des coquilles fossiles, les deux caractères principaux ci-dessus indiqués, les appendices tentaculaires et l’opercule, ne peuvent être d'aucun secours. Ce n’est donc que par une comparaison assez vague avec les espèces vivantes que l’on peut les répartir dans les trois genres ‘cités, et les résultats auxquels on arrive ainsi, sont loin d’être à l’abri de toute critique.
Notre but toutefois n'étant point dans ce mémoire de discuter les méthodes malacologiques, nous avons suivi l’exemple général, et même celui de MM. Deshayes et de Koninck, en admettant ces trois genres, tout en faisant nos réserves sur leur valeur.
GENRE TURBO Linné.
Caractères. Coquille épaisse, plus ou moins allongée, généralement ovale, à spire saillante, à tours arrondis. Bouche sans sinus ni canal, arrondie, à bords tantôt désunis, tantôt continus. Opercule pierreux.
Animal muni en dedans de la base des tentacules d’un appendice charnu.
La coquille des turbo se distingue en général parce qu’elle est moins régulièrement conique que dans les genres suivants, parce que sa bouche est moins déprimée et parce que ses tours sont plus arrondis.
Ces mollusques ont apparu dans les âges les plus anciens du globe, augmentant de nombre et changeant de formes à
mesure qu'ils se sont rapprochés de l’époque moderne où ils sont au maximum de leur développement numérique. Les turbo actuels vivent collés aux rochers, au niveau des basses marées ou un peu au-dessous et sont tous herbivores. Ceux des mers chaudes sont remarquables par leur nombre et par la belle coloration de plusieurs espèces.
M. d'Orbigny cite neuf espèces dans les grès verts de France. Nous n’avons trouvé qu’une seule des siennes dans notre bassin, mais nous en ajoutons six nouvelles. Nous possédons en outre quelques moules trop peu caractérisés pour être décrits et figurés, mais qui nous font penser que de nouvelles découvertes augmenteront probablement un jour le nombre des espèces de nos grès verts.
; { Coquille ornée transversalement de tubercules costiformes . ...... T. Pictetianus. Ÿ Coquille ornée principalement de côtes longitudinales ................... 2 Des côtes transversales obliques entre la carène et Je bord apiciai des 2 | (OUR ovaocosoogecddocooocobsovoddovoossonosbosadsoo T.. solezianus. Pas de côtes transversales obliques ... ............................. 3 \ Tours ornés d’une carène médiane très-prononcée ou au moins d’une côte 3 médiane beaucoup plus prononcée que les autres .................... {| Pas de carène médiane, côtes égales............................. oe 6 Deux côtes beaucoup plus grosses que les autres, dont une formant la carène 4 uno venlheinrposes Eos css tocobsoddostascooce T. faucienyanus. Pas de grosses côtes, carène mince unique et médiane ................... 5 Angle spiral 48°, des stries transversales beaucoup plus fines et plus rapproa \ chées que les côtes longitudinales... ..,......... Sosa nes T. Chassyanus. 2 ) Angle spiral 36°, test orné de stries longitudinales et transversales, également saillantes et également espacées . ........................... T. Saxoneti. 3) Cinq grosses côtes longitudinales tuberculeuses ................ T. Greslyanus. l Côtes longitudinales fines et nombreuses . ...........................:. mi
Intervalle des côtes marqué de stries transversales profondes . ... 7. Montmollini. Intervalle des côtes marqué seulement de lignes d’accroissement peu appa-
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