Bronzes
332 — Crucifix en cuivre fondu, ciselé et doré. = Le Christ est vêtu d'une courte tunique qui lui ceint les reins et descend jusqu'aux genoux. Ses pieds ne sont pas croisés l'un sur l'aotre et percés ; ils reposent sur une tablette, qu'un troisième clou fixe à la croix.
Avant le xiu^ siècle, Jésus était attaché à la croix par quatre clous, un à chaque main, un à chaque pied. A partir de cette époque, en conséquence de discussions ouvertes antérieurement et qui avaient reçu une solution, les deux pieds ,^ furent superposés et attachés par un seul clou. On décida que^^ trois clous seulement avaient été employés au crucifiement, monument que nous décrivons est de la fin du xn® siècle; oi ne croyait déjàplus alors aux quatre clous, mais on n'avait encore adopté le parti de superposer les pieds ; pour sortir de cette difficulté, ce fut à la tablette qui porte les pieds, et non aux pieds eux-mêmes, que le troisième clou fut adapté.
La croix, formée de troncs d'arbres seulement ébranchés, est portée sur un trépied terminé par des pattes de lion. Trois anges, vêtus de longues tuniques recouvertes d'une espèce de chlamyde, y sont assis ; leurs ailes déployées se rejoignent et entourent le pied de l'arbre de la rédemption. Chacun d'eux tient un écusson sur lequel est gravé en capitales romaines son nom hébreu, avec la traduction latine de ce nom :