‹ Description des objets d'arts qui composent le cabinet de feu M. le baron V. DenonChapitre 87 sur 130 · Os. — Masque d'un homme barbu, tirant la langue · texte numérisé non relu

Os. — Masque d'un homme barbu, tirant la langue

H. 2 pouces.

689. Ivoire. — Deux bas-reliefs faisant pendants l'un à l'autre , et qui représentent les sujets suivants :

Premier bas-relief, partagé en deux registres.

MONUMENTS MODERNES. l45

partie supérieure t Jésus-Christ layaut lespie^ de ses apôtres. -r-La Cène.— Partie inférieure : r Annonciation. — La Vierge et sainte Elisa* betb. — L'adoration des bergers.

Second bas-relief, également partagé en deux aregistres. — Partie supérieure : la Trahison de Judas. — Partie inférieure : le Massacre des Innocents. — L'Adoration des rois.

Ces différentes scènes so passent sous des arceaux gothiques richement décorés.

Les bas-reliefs qui viennent d'être décrits , ont conservé une blancheur éclatante : leur travail nous parait dater du quatorzième siècle.

H. 4 pouces 3 lignes. — Largeur, 4 pouces i ligne.

690. Ivoire. — Bas-relief dont les figures sont découpées et se détachent sur un fond de velours rouge.

Jésus-Christ assis sur un siège garni d'un marche-pied , tient à la main un volumen déroulé : devant lui est la Chananéenne agenouillée : des groupes d'apôtres remplissent les deux côtés du champ.

H. 3 pouces et demi. — Largeur, 3 pouces 2 lignes.

691. Ivoire. — Un bas-relief représentant l'entrée de Jésus-Christ dans Jérusalem.

H. 5 pouces. — Largeur, 4 pouces et demi*

i46 MONUMENTS MODBRlfBS.

692. Ivoire. — Bas-relief: un bomunie coifiEé d'un cbaperon , assis sur un tDÔne garai d'un marcbe-pied, et levant l'index de la main droite : derrière lui sont placés debout deux antres hommes portant une coiffure semblable à la sienne, et, à sa droite, se voit une femme. dont la tète est détruite.

Ce bas-relief, dont le travail paraît être sorti de la même main que le pvéoédent, appartient au treizièncfê siècle.

H. 5 poncei. — Largeur,» « ponces 9 ligaes.

693. Ivoire, -— Un diptyque, dont fes feuillets contiennent les sujets suivants.

Premier feuillet. — Adam , assis entre les branches d^un arbre, dans le paradis terresti^, est entouré d'un très grand nombre d'animaux : sur le bas du champ sort quatre sources qui suivent un même cours, saus mêler leurs

IMUl.

Second ieuiUet 9 partagé en trois registres.

Registre supérieur. — Un consul couvert de la togeet a^siB sur une chaise curule garnie d'un marche-pied , élève l'index etle^nand doigt de la main droite, et tient avec la main gauchie une mappa ou peut-être seulement un valumen roulé : devant lui se présente un homme de-

))OUt 3Dir nn p^tit marche^pied , et sur le dos desacbaise est appuyé un troisièime personnage qiii tient également un rpuJeftVt

Registre central. — Un Saint debout et placé près d*un foyer qui s^élève de terre, soutient sur le revers de la main gaucbe un petit ser- |)^nt »v^qwl il semble adresser la parole : un SIAgi^tr^it pprtltot h pallium , un soldat et i^ne ^Utrç%ure, ^priment ehacun à leur «manière Ja «urpri^^ qu'ils iprpuvent à Faspeet du mindii dofii iU sPUt les tiMuoins.

Registre inférieur. — Deux ngtaUd^^ , dppt Tun est rachiti^e et l'autre parçiljsé d'uA fcrap j sont soutenus p^r deux liopimfes ^ ^çn% Yuïi indique 4VÇC le doigt le Saint ^Qu% cçs ^i[^}^4çs doivent attendre leur guérison.

Gç dipt;yqWi dç^t M «aulpture rappelle encore ^ bei^ïi* sçflLVWW dp ranclennc école gjecqve, pç^t; aypir été ea^euté en Orient, dTau( TwU^rP d^ad^nce da Tart.

M. Griyaud I qui f^ publié unp très fi^î.b}§ explication de ces .sculptures , p^^it *yojij: examiné légèrement cet objet, dont quelques-

t Recueil de Monuments^ etc, ^ pi. f^W}XU JÇ^fS v^jn^ o^yr^f contient aussi quel<}uç^ mauvaises pray^rje^ , fixités 4'îipr«^ i«# plas beaux bronzes de cette coHectioQ*

l4S MOirUMEnTS MODERNES.

uns des détails les plus remarquables lui ont même échappé.

H. lo pouces 7 b'gnes. — Largeur, 4 pouces et demi.

694. Ivoire. — Bas-relief de forme ronde ', représentant l'attaque du château d'Amour.

Posté sous l'entrée d'un château-fort flanqué de deux tourelles, un chevalier, gardien de quatre demoiselles captives, repousse les attaques , d'un autre paladin^ qui tente de forcer Ja porte de cette prison î ces champions, . la visière basse, couverts de leurs écus, et montés sur des chevaux caparaçonnés, se précipitent l'un sur l'autre avec une égale ardeur , en se frappant avec des branches d^arbustes , sortes d'armes courto{5e5 qui remplacent ici dans leurs mains la lance ou l'épée 3.

Deux autres chevaliers, appartenant au parti assaillant, profitant du désordre qu'entraîne cet étrange combat, s'occupent, en attendant son issue, de la délivrance des belles recluses : l'un d'eux, monté à chgval et atteignant la fenêtre d'une tourelle , reçoit une jeune prisonnière, qui parait s'abandonner

X Sur quatre pointes de la bordure circulaire ^ sont places en saillie autant d'ai^maux chimériques. — > La branche que tient le cheyalier deffendant se termine par une fleur à quatre pétales 9 qui ressemble à une rose.

MONUMENTS MOD£RN£S. c 149

• avec confiance à la discrétion de son libérateur : Fautre, moins entreprenant, mais non moins chéri, joint les mains en signe de reconnaissance , en recevant une couronne , que lui offre une demoiselle qui se penche vers lui , enti'e deux créneaux.

Les deux autres femmes que présente cette scène, sont également montées sur le haut du rempart; celle qui est témoin de l'enlèvement de sa compagne , se découvre le sein , et fait un geste qui paraîtrait exprimer un dépit jaloux : la seconde, plus résignée, s'agenouille, et, les mains jointes, implore l'assistance de l'Amour : ce dieu qui porte une couronne et deux espèces de sceptres, est élevé sur les mains de deux figures vêtues de long et ailées*

Le sujet représenté sur ce bas-relief, et qui ne se trouve répété sur aucun autre objet connu I, forme l'un des épisodes du célèbre Roman de la Rose ^ y ouvrage commencé, dans le courant du treizième siècle, par Guillaume de Lorris, et achevé, quarante ans après la mort de ce dernier, par Jean de Meung, dit Clopinel ( ou le Boîteux ) .

« Un manuscrit de la Bibliothèque de Bruxelles, contient une miniature, qui représente l'attaque du château de V amour diuirtf sujet tout-à-fait différent de celui figuré sur noire b^srelief. — » Edition de M. Méon, T. III , p. 84.

i5o MOIIUHLENTS MODËEIISS.

Cette ^oulptture , qui nous semble appatlenir au qualor^ième siède > a dû sentit* ofigiû&îrement de touyei^cle.à un petit coffrets Elle appartenait autrefois à la collection de feu Mi l'abbé de Tersan^ amateur^ thèë instruit , et qui possédait un fort beau éabinët.

Diamètre, 3 pouces 9 Hgnef^

695» ÏYôire.-— Un taédaillon sur lequel est sculpté en bas-relief la partie Supérieure d'une figure de chevalier.

DiAmètré, 1 pôuèe 8 lignes.

696. Ivoire. — Statuette représentant un homme replet ^ portant une petite moustache, et coiffé d'une perruque moins longue que celles titi us£^ pendant le cours du règne de Lottis XIV.

Cette figure, dont la tête offre certainement un portrait, est représentée avec les attributs de Silène ; son travail peut la faire reporter à Téjïoque de la régence, et nous pensons qu'elle offre les traits de quelque personnage dont l'intempérance était assez connue pour mériter ôètte sorte de transformation bachique.

B. 7 pouces 3 lignes.

697. Ivoire. — Un médaillon sur lequel est représenté le portrait de l'un des dauphins de Praïièe.

Diamètre^ 4 pouces 3 lignes.

MOIfUMBSITS MOI>ERN£S. i5i

698. Ivoire. -^ Une petite botte àe forme ronde : «ur son couvercle, sont découpées à jour les figures de Pierrot et d^Arlequin, en admiration devant la Vénus de Médicis.

Diamètre^ a pouces et demi.

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