PSYCHÉ. — Statue en marbre, par Milhomme , exposée
au salon de 1810. >
Debout, près de l’autel sur lequel vainement elle a fait fumer l’encens pour apaiser la jalouse déesse qui la poursuit, dans l’attjtude de la re'ficxion et de l’abattement, la tête pcnche'e, n’ayant plus la force de lever les bras, qui tombent le long du corps, la timide Psyché,
sans autre vêtement que la draperie légère qui enveloppe son bras droit, est sur le point d’aller retrouver l’objet inconnu de son amour; agitée de mille pense'es, elle semble hésiter et prête à laisser échapper la lampe fatale 1 quelle tient à la main gauche, et qui doit servir sa curiosité et cuuser tous scs malheurs. Cette statue, à laquelle on pourrait reprocher un peu de manière, et d’avoir la tête trop petite, est de M. Milhomme, mort jeune , et qui avait déjà produit plusieurs ouvrages , entre autres, une statue du général floche, exposée aux salons de 1812 et 1814; celle de Colbert, destinée au pont de Louis XVI, et une statue colossale de l’Abondance, placée au marché Saint-Germain.