SALLE DE JEAN COUSIN
1 . VÉNUS AU BAIN, par Allegrain, né en 1710, mort r en 1795. — Marbre blanc.
liant. 1,732" — 5 p. 3. po. 8 I.
La coiffure , formée de tresses ornées de perles , et retenue dans un réseau, peut faire croire que le sculpteur, qui, comme tous ceux de cette époque, était loin de suivre les idées des anciens, a voulu représenter une Vénus qui s’essuie an moment de sortir du bain. Cette figure, dont la pose est maniérée et forcée, offre
* DES XVI/, XVII/ ET XVIII/ SIECLES, dans le detail des parties assez bien traitées , et qui ne manquent ni de vérité ni de gràee.
2. Le BAS-RELIEF en marbre encastre' dans le piédestal représente la Force sous l’emblème d’un lion qui dévoré un sanglier. Il provient du monument de Henri de Longueville, par Anguier, dont il sera parle' plus au long dans un autre endroit.
Haut. 0,486 m — 1 p. 6 po. ; larg. 0,372 ra — 1 p. 1 po. 9 I.
v 3. CHARLES MEIGNÉ, capitaine des gardes de la porte de Henri II. — Statue en pierre , par Ponce Jacquio.
Haut. l,450 m — 4 p. 5 po. 3 I.
Cette statue surmontait le tombeau que Martine Meigne” fit élever à son mari, en 1556, par Ponce Jacquio, que l’on a confondu d’autant plus mal à propos avec Paul Ponce, que celui-ci mourut avant Charles Meigne'. Nous verrons dans ce musée une autre statue faussement attribuée à Paul Ponce, et qui est aussi de Ponce Jacquio, qui, d’après les dessins du Primatice, exécuta la colonne en marbre blanc, ornée de bronze, érigée à la mémoire de François II, et placée autrefois aux Célcstins , ainsi que le tombeau de Charles Meigne.
La tète appuyée sur sa main gauche, cetté figure est dans l’attitude du sommeil , dont l’expression est bien rendue. Cette manière de représenter la mort , le sommeil éternel, par des personnages endormis, est très- familière aux anciens; elle adoucissait l’image de la mort. La tète, qui a de grands rapports avec celle de Henri IV, la barbe , les cheveux , l’oreille et la main droite de cette statue sont d’une grande vérité, bien étudiés, et d’une > bonne exécution, ainsi que tous les détails et les ornemens de l’armure, où l’on n’a rien omis. ,
L*nigle double sculptée sur la pierre qui sert de support à cette figure', faisait probablement partie des armes de Charles Mcigné , et la chôme qu’il porte au cou , indique sans doute qu’il était de quelque ordre de chevalerie, peut-être de celui de Saint-Michel , fonde’ par Louis XI, en 1469.