‹ Description des ouvrages de la sculpture francaise des 16.e, 17.e et 18.e siècles, exposés dans les salles de la Galerie d'Angouleme. Par M. le Comte de ClaracChapitre 31 sur 65 · FRANÇOIS le cr — Buste à mi-corps, en bronze, par · texte numérisé non relu

FRANÇOIS le cr — Buste à mi-corps, en bronze, par

Jean Cousin.

Haut. 0,(*lG m — 1 p. 10 po. 10 f.

La nature avait doué ce prince de tous scs dons: 4'une t aille majestueuse, d’un esprit et d'une éloquence

égaux à sa valeur, li avait un goût naturel pour toort ce qui est beau et grand. Jamais roi ne mérita mieux que François I. er les nobles titres de père et de restaurateur des sciences et des arts. Appelés par lui en France, Léonard de Vinci, le Rossa ou maître Roux, Primaticc , Paul-Ponce, Benvenuto Ccllini , fondèrent des écoles de peinture et de sculpture , qui virent naître les plus grands maîtres et répandirent le bon goût. De tous côtés, des monumens somptueux , des châteaux s’élevèrent ou s'embellirent avec toute la magnificence que le génie et les talens des Lescot, des Philibert de Lorme, des Goujon, des Germain Pilon , pouvaient donner à l’architecture, à la sculpture et à la peinture. On reconstruisit le Louvre; on éleva Chambord, Rambouillet, Verneuil, et tant d’autres châteaux ; Fontainebleau, Vincenncs , Saint-Germain en Laye, s’enrichirent de toutes les merveilles des arts. Des savans, des artistes parcouraient l’Italie , et en rapportaient , en grand nombre, les chefs-d’œuvre des anciens. Limoges , Rouen , virent s’établir , sous la direction de Léonard de Limoges et de Bernard Pnlissy, des manufactures d’émaux et de faïence, dont les dessins, d’après ceux de Raphaël, excitent encore notre admiration , par la perfection de la matière et du travail. Sous l’habile main de Benvenuto Ccllini, l’orfèvrerie, portée au plus haut point de perfection, rivalisa avec la sculpture pour la pureté du dessin; les pierres fines et les métaux les plus précieux décorèrent les vases de cristal de roche, de sardoinc, d’onix et des matières les plus rares. François I. ,r accrut aussi la bibliothèque royale , de livres et de manuscrits recueillis à grands frais, et il fonda le collège royal. Enfin, les sciences et les arts , encouragés, protégés , se réunirent pour illustrer de toute leur gloire ce règne chevaleresque, qûi rappelle les temps de Periclès,

Digil

d'Alexandre et d'Auguste, et qui partagea arec ceux de Jules II et de Leon X l’honnedr de relever les lettres „ et les arts en Italie et en France.

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