GROUPE DES MONTS DORES. 1 I I
du péridoty et dont les roches sont identiques à certaines coulées des volcans modernes , forment une classe toutà-fait à part y s6us le rapport de la composition et du gisement. Ils seront l'objet d'une étude spéciale.
Les trachytes schistoïdes sont rares. Ceux qui sont le long de la route de Murât paraissent être des phonoUtes décomposés. Les trachytes domites sont aussi peu répandus et n'apparaissent qu'accidentellement autour du puy Gros. Les trachytes amphiboliques sont tout-à-fait nuls, celte substance étant encore moins répandue dans les monts Dores que dans le Cantal. Enfin, il y a un gisement d'obsidiennes porphyroïdes noires et vertes, qui seront décrites, en traitant de la localité où elles se trouvent. Les phonolites, concentrés vers l'extrémité nord du groupe , appartiennent généralement à la variété tégulaire.
Les déjections pulvérulentes et ponceuses , les scories trachytiques , jouent un grand rôle dans les roches d'aggrégation de la partie centrale des monts Dores. Les tufs cinérites homogènes, de couleur claire, se trouvent endurcis au ravin de la Craie, friables en face du village des Bains, sur l'escarpement ouest de la vallée. Les tufs ponceux sont très puissans du côté de Pessy: ils sont blancs ou jaunâtre , contenant souvent des fragmens de ponces plus ou moins altérées , qui, par leur décompo* sition complète, donnent lieu quelquefois à la texture cellulaire. Ces roches sont ordinairement tendres, terreuses, lenr cassure inégale présente, dans certaines variétés des paillettes de mica , quelquefois des fragmens de feldspath ou de roches trachytiques. Une petite couche de ces tufs
dans le ravin des Égravats, est composée d'une roche plus légère que l'eau, lorsqu'elle est sèche.
Les brèches trachytiques homogènes, composées de petites scories noirâtres, réunies par un ciment plus ou moins abondant, forment de fréquentes assises, alternant avec les conglomérats. Le ciment de ces brèches est quelquefois dur et feldspathique , de sorte que la roche passe au trachyte. Parmi ces brèches se trouve un pépérino, composé de fragmens noirs , arrondis , finemens poreux, empâtés dans un tuf brun verdâtre et fortement agglutinés. Ce pépérino, qui affleure vers le sommet du ravin de la Craie, accompagne, sous forme de salbandes,un filon de trachyte noir homogène. On trouve encore, dans la partie centrale des monts Dores, les conglomérats , composés de blocs de trachytes, englobés dans un gravier abondant, plus ou moins ponceux. Ces conglomérats sont souvent caractérisés en certains points par la prédominance et même la présence exclusive des blocs de certains tradiytes. On observe souvent dans le coitre des rapports de composition évidens , entre les roches d'agçrégation et les masses trachytiques voisines.
Les conglomérats extérieurs présentent des caractères analogues à ceux qu'ils ont dans le Cantal. Les blocs hétérogènes de trachytes , de basaltes et de roches primitives qui remplacent les noyaux d^argile , sont englobés dttis un gravier volcanique, souvent ponceux. Les ponces sont très répandues. Certains conglomérats en contiennent beaucoup aux environs dissoire; et surtout près d'OreetyOÙ elles sont très YÀsa conservées.
GROnPB DES MQirrS DOAES. Il3
La masse des monts Dores se compose d'al- Trachrtw en
*■ masses etencon-
ternances de trachytes et de roches d'aggré- ><«»• gation; dans les nombreuses déchirures où les roches sont mises a nu, de fréquentes lignes de stratification apparaissent très nettes, et plus ou moins horizontales; les escarpemens continus qui encaissent la gra^nde vallée, et celle de Chaudefour présentent de nombreux exemples de ces alternances. Comme dans ce groupe , les grands accidens de forme résultent des vides qui existeht entre les différens systèmes de plateaux , on est tenté y au premier abord, de. réunir par la pensée ces différens systèmes , les supposant disjoints par Faction- érosive des eaux; puis raccordant ^[isemble des trachytes stratifiés de composition phis ou moif» analogue , on est conduit à reconnaître que les monts Dores formaient une épaisse calotte , composée de grandes coulées trachytiques alternant avec des couches de tu& et àe conglomérats , traversée par des filonsde trachytes postérieurs; et dont la su rface inégale et montueuse aurait été entamée pat' le& eaiiix, puis stUonnée profondément. Autour du groupe se retrouvent les roches de transport y les conglomérats tracbytiques et pon*^
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ceux, formant les pentes extérieures , et portés jusqu'à des distances considérables par cette force puissante qui les avait arrachés de leur gisement.
Cette théorie est simple, elle résulte d'un premier examen de la contrée ; elle dut -donc être primitivement adoptée : une étude plus approfondie mettra à même de juger si elle est d'accord avec les faits , et avec les nouveaux progrès de la science.
Les grandes masses de trachytes occupent la partie centrale; un de leurs caractères les plus saillans est la variété , un même trachy te n'occupant presque jamais une grande étendue; puis leur forme massive, car le plus souvent, les assises qui semblent se prolonger au loin ne sont formées que par l'accolement des assises de dififérens trachytes.
Cette concordance apparente se fait surtout remarquer dans les trachytes qui forment le couronnement des plateaux ; le meilleur exemple à citer est dans la vallée des Bains. A partir du roc Cuzeau jusqu'au-dessus de Quereuil (pi. III), il semble que les affleuremens des trachytes qui couronnent l'escarpement ne forment qu'une vaste coulée, qu'on pourrait même