TAN4SÂ.0 DES HADTEUH
Profondeur do cratère occid.^ 7601.
Puy de Mercœur Puy de Pariou.
Profondeur du cratère , 93 m.
Puy de Montchié Puy de Louchadîère
Profondeur du cratère, 148 m.
Puy de Lassolas Puy de Chopîne Puy de Jume Puy des Goules Puy de la Rodde Puy des Gouttes Puy de Vîchatel Puy de la Nugère
Profondeur du cratère, Su m, La Barraque
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Nota. Les hauteurs de la Basse -Auvergne sont encore plus détaillées dans l'ouvrage de Ramond ; mai$ il faut retrancher de chacune huit mètres » dont on a dioùnué depuis la hauteur de l'observatoire de Paris.
SBaCmPTION DES PLANCHES.
Description des Hanches.
Une carte d'ensemble n'aurait pu que reproduire ce qui a déjà été fait ; je me suis cootenté de représenter approxim'ativementdans la plan-» cbe III, le système des grandes fractures volcaniques. On voit, d'après leurs directions,qu'elles peuvent toutes se/apporter par leur parallélisme, aux deux grandes lignes trachytiques; la première indiquée par la succession du Cantal , des monts Dores et des monts Domltiques , la seconde par la chaîne- du Velay. U est inutile de faire ressortir les exemples de parallélisme, il suffit d'observer qu'ils sont encore plus nombreux qu'il ne semblç, puisque une même
336 DESCRIPTiON DES PLANCHES.
ligne pent représenter deux époques d'éruptions qui ont coïncidé, comme les monts Domitiques et la chaîne des Puys; la chaîne ira* cby tique du Yelay et les basaltes qui s'y rapportent. On ne peut même voir d'exception dans les basaltes disséminés de la Basse-Auvergne qui suivent à-peu-près la direction générale ; ni dans les volcans du Bas-Yivarais qui #nt éclaté sur la fracture de soulèvement du plateau primitif.
La planche I peut, à-la-fois, donner idée de la forme et de la composition des massifs qui constituent la .partie centrale des monts Cantal. Elle représente la naissance de la vallée de la Jordanne ; les pentes rapides et profondément ravinées de ce massif, se retrouvent avec des caractères analogues sur son autre face, de sorte que, lorsqu'on se trouve sur la crête, on est très étonné du peu d'épaisseur de cette haute muraille. Elle est entièrement composée d'alternances de trachytes et de roches d'aggrégation , qui à cause de la végétation, ne sont appréciables que dans la partie supérieure. Les saillies de trachytes stratifiés qui sont marquées, sont les plus apparentes, l'étude du sol en fait découvrir d'autres; elles
DESCAIPTION DES PLANCHES. 337
sont traversées par quelques filons verticaux. La seconde assise de trachyte, à droite du puy Mary , est la plus remarquable par sa continuité et sa composition de trachyte bo« mogène , compact et scorifié : c'est une coulée évidente , mais qui n'est pas dans sa position primitive. '
. Au-dessous y le profil de la gibbosité des monts Dores.
La planche II représente une portion de la haute vallée de Mont Dore-les-Bains : c'est la portion la plus intéressante du cratère de soulèvement. £nr effet, à partir du. promontoire de Cliergue jusqu'au ravin de la Craie, en A , au bas du pic Sancy, on voit une portion du cirque dont la régularité parfaite n'est altérée que par le gros dyke qui forme toute la partie antérieure du Val 4^ la Cour , et qui supporte l'arête de conglomérats qui sépare cette vallée du Val d'Enfer.
La composition des divers massifs est toujours d'alternance de trachytes et de roches d'aggrégation , ces dernières ayant un développement beaucoup plus considérable. Dans le Val d'Enfer on voit sur la gauche les affleuremens des nombreux filons de trachytes qui
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338 DESCBIPTION DES PLAITCHES.
vont former les pics des Âiguillers. Tous les plateaux supportés par ces loassife inclinent vers rintérieur du groupe , et à contre-pente , sauf la petite portion comprise entre Sancy et le ravin de la Craie. Les eaux des ruisseaux de l'Enfer et de diergue qui viennent se jeter dans la Dordogne, prennent naissance dans les deux vallées de la Ck>ur et de FEnfer , par des sources intérieures ; la hauteur moyenne des escarpemens est de 3oo à 4oo mètres.
Dans la plemehe III, on voit la partie est de la vallée, comprise entre le roc Cuzeaû et le détour de la Dordogne; c'est-à-dire, entre ce grand centre de soulèvement et le relèvement abrupte du puy Gros. C'est encore une des parties les plus caractéristiques du groupe, présentant dans toute sa longueur des alternances de trachytes et de roches^'aggrégation diversement associés.* Le couronnement des plateaux supérieurs est composé d'assises accolées, de trachytes divers; ces trachytes stttitifiés se relèvent vers Cuceau qui est un point de soulèvement r ces plateaux supportent le groupe de l'angle. Plus bas j'ai i^eprésenté une de ces coulées de trachyte moderne qui se dégagent de dessous Certaines masses sail-
DESCRIPTION DES PLANCHES. SSq
lantes; celle'^ci se dégage de dessous le roc Cuzeau , en suivant Tinclinaison du plateau.
I^a planché If^ est spécialement destinée à représenter les formes des masses phonoliti* ques , formes isolées et élancées qui se retrouvent dans le Cantal, les monts Dores et la chaîne du Velay. Autour de la roche Tuilière, se recourbent les escarpeniens abruptes d'une portion du cratère de soulèvement; la Sanadoirele complète par une disposition analogue. Les formes des montagnes sud-ouest di^Mégal^ sont remarquables parce qu'elles se reproduisent souvent, la chaîne du Velay n'étant qu'une suite de masses du même genre plus ou moins entassées, disposées sur une fracture de 5o kilomètres.
Planche V. Le Mczenc, superposé aux plateaux du nord, atteint une élévation de 1774 mètres. Le Mezenc est phonolitique, ainsi que l'Ambre ; devant eux sont alignés les dykes des Chastellards , à droite les dents du Mezenc, à gauche, Roche-Grosse; ce sont des trachytes.
Sur le plateau , on voit tantôt des saillies phonolitiques, tantôt des basaltes compacts, ou Bcorifiés ; la cascade du premier plan donne l'explication de ce fait : la première assise est
340 DESCRIPTION J>ES PLAITCHES.
de phonolite en gros prismes verticaux; tout le reste de l'escarpement est composé de ba-^ salte compact et scorifié, et sur la droite cette masse basaltique pointe en relevant Tassise phonolitique.
La planche VI représente une partie du cratère de soulèvement des Boutîères, l'autre partie étant comprise entre le Mezenc et le& roches de. Graillouse. Tous les points saillans de. la crête sont phonolitiques ; les a£Qeure-* mens basaltiques des Clusels , etc. , sont marqués au-dessus et v au-dessous du bourelet saillant [Voyez la description, chapitre VIII)w La Saillouse coule au fond de ce vaste cirque dont les pentes abruptes contrastent avec les pentes adoucies de l'extérieur ; par exemple , celles, de la planche précédente.
Planche VII. Cratère de soulèvement du Pal : c'est le plus parfait de toute la France, et celui qui milite le plus en faveur de la théorie de M. de Buch. Les montagues du cirque sont granitiques ; les trois cônes du . centre sont composés de scories basaltiques. Le basalte affleure en plusieurs points au-dessous du granité , notamment derrière les cône& et sur la droite du cirque. Vers le défilé de l'en^