‹ Description des œuvres d'art qui décorent les édifices publics de la ville de BordeauxChapitre 37 sur 77 · VITRAUX DE M. JOSEPH VILLIET · texte numérisé non relu

VITRAUX DE M. JOSEPH VILLIET

Nous avons déjà signalé à Saint- André, Sainte- Croix, Saint-ÉIoi et Sainte-Eulalie, de nombreux vitraux dus au pinceau de M. J. Yilliet. Mais c'est surtout dans l'élise Saint-Michel que se trouvent, sinon les plus remarquables travaux de cet artiste, du moins une réunion de ses œuvres qui prouvent la marche progressive de ses études. Si les vitraux de M. J. Villiet n'offrent pas toujours Taspecl séduisant, mais trop personnel d'un tableau, il est juste de

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reconnaitre que le peintre bordelais se préoccupe surtout du style de Téglise , de la vérité des costumes et de la fidèle interprétation des textes sacrés. Ce sont là des qualités sérieusesi et qui trouvent à bon droit leurs admirateurs.

Nous regrettons ici de nous être imposé la plus grande réserve à Fégard des artistes vivants, car les œuvres de MM. Maréchal et J. Yilliet nous donnaient les éléments d'intéressantes études sur la renaissance d'un art trop longtemps négligé.

Nous avons précédemment indiqué les anciennes verrières qui ont été réparées par M. J. Yilliet : FÂrbre de Jessé et les Patriarches de la grande fenêtre absidale. Voici maintenant les treize vitraux peints par le même artiste.

Dans la chapelle du chœur, au midi, deux petits panneaux représentent sainte Marguerite foulant le Dragon , don de M. ***, et saint François-d' Assise à genoux devant la Vierge qui lui présente TEnfant -Jésus, don de M. Guignard. Ces vitraux ont été peints en 1854.

La chapelle Saint -Jacques est ornée d'un grand vitrail, dont les panneaux reproduisent les faits suivants : Hérode Agrippa ; la Guérison du paralytique ; saint Jacques, allant au supplice, baptise le scribe Josias, un de ses persécuteurs. Dans Togive, saint Jacques guerroyant contre les infidèles; des anges portent des banderolles couvertes de louangeuses inscriptions. Ce vitrail est dû à Tinitiative de feu M. Fabbé Arcanger, vicaire de Saint-Michel, qui le fit exécuter au moyen d'une souscription recueillie par ses soins.

Au-dessous de la grande fenêtre absidale est une imitation des vitraux d'Auch, représentant les Sybilles et les prophètes Isaïe, David, Daniel et Jérémie. Don de M"^ Tardieu, en 1853.

Au nord de l'église, dans la chapelle du Saint-Sépulcre, le Christ en prière au jardin des Olives. Les apôtres dorment profondément, étendus sur le sol, et dans l'ombre apparaît

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Judas conduisant les soldais. La scène est éclairée par un effet de clair de lune.

La chapelle du Saint-Esprit a pour sujet de vitrail : la Dcscmte du Saint-Esprit sur les apôtres. Ce. vitrail, daté de 1854, fit partie de l'Exposition de la Société Philomathique qui eut lieu la m(^me année; il est dû aux souscriptions recueillies par M. Tabbé Dasvin . Les armes du donateur le plus généreux (la famille de Brivazac) apparaissent dans Togive. La rose nord, à l'extrémité du transsept, est ornée, dans les intervalles des meneaux, des armes du Christ; — les instruments des cinq plaies sur un écusson. Nous avons déjà vu ce motif sur une clef de voûte de l'église Sainte-Eulalie. A la chapelle suivante, saint Joseph, patron de la chapelle, debout, reçoit un lis que lui présente l'Enfant-Jésus, assis sur les genoux de la Vierge. Dans l'ogive, le Saint-Esprit entouri^ d'anges. Signé : Villiet, octobre 1852. Don de M. Meynard, curé de la paroisse.

Maintenant, passons au bas-côté méridional pour retrouver la suite des vitraux de M. J. Yilliet.

A la croisée de façade, proche la tribune de l'orgue, se voit le vitrail offert par MM. les Négociants en grains et farines, en septembre 4855, ayant pour sujet : la Multiplia cation des pains, et pour légende les paroles de l'évangéliste saint Marc, chap. vi, verset xli : Benedixit et fregit panes, et duos pisces divisit omnibus; et manducaverurU omnes ei saturati sunt.

L'ancienne chapelle Saint-Roch, aujourd'hui chapelle des Neuf Chœurs des Anges, est éclairée par une grande fenêtre, divisée par trois meneaux qui forment dans l'ogive une fleur de lis. Le vitrail qui décore cette fenêtre est composé de huit panneaux, divisés en deux zones : L'ancienne et la nouvelle loi mises en regard. Voici les sujets de ces huit panneaux, en commençant par le second rang, vers l'autel : l' les trois

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Anges et Abraham; 2« Lot fuyant Sodome; 3*^ Agar dans le désert; 4« TAnge conduisant Tobie; 5** FAnge apparaissant au grand prêtre Zacharie; 6'' l'Ange apparaissant aux bergers; 7** FAnge présentant le calice à Jésus-Christ; 8* la Délivrance de saint Pierre.

Au bas de chaque panneau sont écrits les textes des livres sacrés qui ont inspiré Tartiste. Dans le haut de Pogive, le monogramme du peintre et la date 1856, les armes de la fabrique, celles de Son Éminence M«' le Cardinal Donnet, donateur du vitrail, et les armes du pontife régnant. Pie IX.

La troisième chapelle, aujourd'hui sous le vocable de saint Stanislas et saint Louis-de-Gonzague, était anciennement la chapelle des Montuzets, comme l'indique l'inscription placée sur l'imposte de la clôture en fer. Pour rappeler la fondation de cette confrérie et la légende de la patronne des Montuzets, M. J. Villiet fut chargé de peindre des vitraux, dont les sujets reproduisent les faits suivants : A gauche du spectateur, la Visitation; au-dessus, la Nativité et l'Adoration des bergers; et dans l'ogive, la Présentation de Jésus au temple.

A la seconde fenêtre, Charlemagne combattant les infidèles; Fondation de la chapelle des Montuzets, par Charlemagne; Procession des confrères à la chapelle-mère de Plassac.

Des légendes latines à la première fenêtre, et à la seconde des légendes en français du xv^ siècle, expliquent les diverses scènes de ces vitraux. Au-dessous des croisées, sur le mur, se lit cette inscription :

« En M.D.cccLiv, M. le comte de Peyronnet, ancien garde des sceaux de France, contribua à l'embellissement de cette chapelle par le don d'un vitrail. 3»

Enfin, la chapelle Sainte-Apollonie possède une petite verrière, peinte par M. J. Villiet en 1856, et sur la commande du Conseil de fabrique.

La baie de la fenêtre, divisée par une colonnelte de pierre.

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est occupée par six petits panneaux formant trois zones superposées, dans lesquelles sont représentés les événements de la vie de sainte Apollonie, vierge et martyre. Des légendes en caractères du xv^ siècle, placées au-dessous des compositions, expliquent les sujets représentés. Dans Togive, sainte Apollonie porte sur un plateau ses dents brisées ; — le monogramme de Tartiste apparaît à Textrémité du vitrail. Cette énumération des vitraux de Téglise Saint-Michel prouve, comme nous le disions en commençant cet article, combien la vitrerie monumentale de cette paroisse est supérieure dans son ensemble à tout ce que nous offrait les autres églises de Bordeaux. Et cependant, nous sommes encore loin du terme de ces embellissements. Après la reconstruction du chœur viendront, sans doute, de nouvelles verrières; mais pour augmenter la splendeur de Fédifice, nous aimerions à voir, à côté des œuvres de MM. Maréchal et J. Yilliet, quelques vitraux d'après les cartons de M. Steinhel, Tun des peintres spécialistes les plus distingués de notre époque. Alors, à défaut de cet effet général, de cette grande unité que les verriers du moyen âge apportaient dans la décoration des églises, nos descendants trouveraient à Saintr Michel les plus beaux spécimens de Fart de la peinture sur verre au xix* siècle.

TABLEAUX

Vers Fannée 1850, la fabrique Saint-Michel flt procéder à Fexamen des tableaux qui se trouvaient dans cette église. La Commission chargée de ce travail, et composée de MM. Ramade, Fozembas, artistes peintres, et de M. Calixte Dupont, alors secrétaire du Conseil de fabrique, avait surtout pour

but de signaler les peintures qui, sans aucune valeur artistique, encombraient les chapelles, nuisaient à la dignité du lieu saint, et devaient dès lors disparaître.

Si parfois il est arrivé que, sous prétexte de débarrasser les églises de vieilleries sans nom, ou de procurer aux fabriques quelques ressources financières, des faits regrettables ont été commis, hâtons-nous de rassurer les amis des arts sur les actes de la Commission de Téglise Saint*Michel. Cette Commission ne procéda qu'avec beaucoup de réserve, car de nombreuses toiles, appendues encore aux murailles des chapelles, n'éveillent pas une bien grande sympathie et prouvent suffisamment combien fut grande la tolérance des experts.

Voici d'abord l'énumération de quelques ouvrages d'un intérêt secondaire : Un Christ mis en croix, daté de 1641 ; un saint Charles Borromée; une Vierge eii prière, placée dans la chapelle des fonts ; les Disciples (TEmmaùs et la Cène, toiles de l'école française du xvm* siècle, et probablement des copies; une Adoration des Mages, tableau original par la naïveté des costumes, et le Christ tenant sa croix, entouré de Dieu le Père, de la Vierge et d'une multitude de petits anges frisés et joufflus comme de petits maîtres, et qui, d'après une tradition, que nous tenons d'hommes sérieux, exprimeraient une pensée satirique.

Maintenant, voici la liste de quelques tableaux plus recommandables : Un Christ en croix, ayant à ses côtés plusieurs personnages, dont un évêque. Cette toile, attribuée à l'école espagnole, est d'une couleur puissante et d'une exécution très énergique. Sainte Elisabeth de Hongrie, peinture française du xviii^ siècle, d'une touche facile, mais d'une pose pleine d'afféterie, puis l'invraisemblance du costume, semblent plutôt exprimer l'action d'une femme élégante do la cour de Louis XV, jetant quelques pièces d'or à des malheu-

reux, qu une pieuse princesse, contemporaine dé saint Louis, secourant avec bonté de pauvres affligés. La Décollation de saint Jean- Baptiste, grand tableau qui rappelle Fécole de Van-Dyck. Ce n'était peut-être qu'une copie; mais elle avait des qualités sérieuses , qui ont été complètement annihilées par une restauration ridicule et grossière. Une Assomption de la Sainte-Vierge décore le rétable de Tancienne chapelle des Montuzets. Cette composition est bien mouvementée, et TefTet franchement accusé. Quelques figures sont habilement peintes. Seulement, nous dirons avec M. Tabbé Pascal : <t Est-il rationnel de donner absolument les mêmes traits à Marie dans une scène d'Annonciation et dans une scène d'Assomption? d (Inst, de Vart chrétien, 1. 1, p. 239.) Au bas du tableau se trouve le millésime de 1652 et le blason du donateur.

Dans la chapelle Saint- Jacques, le tableau d'autel représente l'apothéose du patron de cet oratoire, tableau qui est probablement un don de l'ancienne confrérie.

C'était une coutume généralement adoptée par les anciennes corporations d'offrir à leur chapelle l'image de leur saint Protecteur, et ces offrandes, jusqu'au siècle dernier, étaient toujours des travaux estimables, quelquefois même des œuvres d'artistes illustres, témoins les Mays de Notre-Dame, exécutés par Le Sueur, Ch. Lebrun et Jouvenet (*). Mais, à notre époque, que signifient ces imageries ridicules exposées dans nos églises sous le pieux titre ôl ex-voto? N'est-ce pas le cas de réclamer au moins, pour l'ornementation des monuments religieux, ce que Ton exige dans les cimetières

(») rêtail Tusage que, chaque année, le !•' du mois de mai, la confrérie des orfèvres, en souvenir d'une ancienne dévotion , fît offrande à Téglise Notre- Dame (le Paris d'un grand tableau religieux. Les peintres les plus renoramês riTlicrchaicnt l'Iionncur de fiiire ces tableaux dont l'exposition était entourée d'une grande soleiuiilé ^Vilet, Étude sur les iHauOD-nits, I8i6, p. 1G9.)

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pour les inscriptions des tombeaux : le bon sens et forthographe de Fart?

Mentionnons encore un tableau bien cher aux paroissiens : c'est le portrait, fort ressemblant, du vénérable abbé Duburg, ancien curé de la paroisse, peint par M"* C. Mingaud, de Bordeaux, et qui se voit dans la sacristie.

Enfin, dans Tancienne chapelle des Montuzets, est un tableau représentant V Annonciation. La Vierge, à genoux, vêtue d'une robe rouge et d'un manteau bleu, sMncline devant Tarchange Gabriel. Dans le haut du tableau apparaissent plusieurs anges, (ff S'-OS, L' 1"»50, T.) Ce tableau' est signé : Batanchon.

Ce peintre naquit à Bordeaux, vers 4740. En 1768, il fut un des huit fondateurs et le premier recteur de TAcadémie royale de peinture, sculpture et architecture civile et navale de cette ville.

Le tableau que nous venons de signaler figurait à la troisième exposition des beaux-arts qui eut lieu à Bordeaux, en 4774. (La première avait eu lieu, en 4774, dans la Haison-professe des Pères Jésuites ; Batanchon y avait exposé un Milon de Crotone.) Batanchon mourut dans sa ville natale, vers 4845. D'après le Catalogue du Musée de Bordeaux, par MM. Lacour et J. Delpit, le portrait de cet artiste, peint par lui-même, et provenant de Pancieniie Académie, faisait primitivement partie du Musée ; mais la ville le rendit à la famille Batanchon, en 1822.

Terminons la désignation des tableaux de cette église par une description plus détaillée de deux œuvres hors ligne qui feraient la richesse d'une galerie d'amateur, et figureraient avec honneur dans un Musée de premier ordre.

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Saint Prançois-d' Assise.

Saint François, debout, les mains croisées, les pieds nus, est en extase devant une croix de bois, qui s'élève au milieu des ruines d'un cloître. Aux pieds du saint est une tète de mort et quelques objets de piété, (ff S^IO, L' i"60, figure de grandeur naturelle.) Dans Tangle inférieur de cette toile, à droite, sur un cartouche, se trouvent les armes du cardinal de Sourdis.

Ce tableau dépendait primitivement de la collection de Fillustre prélat; il fut offert par M«' de Sourdis aux Cordeliers de Bordeaux. Nous ignorons le sort de cette peinture pendant Tépoque révolutionnaire; mais lors du rétablissement des paroisses, en 1803, M. Brussac, ancien moine cordelier, ayant été nommé curé de Saint-Michel, s'empressa de faire placer dans cette église le beau tableau qui décorait autrefois la chapelle des Franciscains.

L'ensemble de cette peinture est d'un effet vigoureux, quoique d'une lumière sobre et voilée. Les extrémités, surtout les mains, pourraient être traitées d'une manière plus large; mais la tête est très belle et d'une touchante expression ; il règne dans toute cette peinture un grand sentiment d'onction et de pieuse mélancolie.

Quelques artistes regardent ce tableau comme appartenant à la jeunesse de Ribera, dit YEspagnolet, exécuté de 1610 à 1620, lorsqu'il était sous l'influence des études faites à Parme, d'après Le Corrége. Lors de la visite à Saint-Michel des membres du Congrès scientifique de France, tenu à Bordeaux en 1861, M. le docteur Riboli, de Turin, amateur éclairé, s'est prononcé pour cette attribution. Cependant, nous devons ajouter que des experts penchent en faveur du Dominiquin, dont ils retrouvent, dans le tableau

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de saint François, « Texpression vraie, et celte simplicité qui n'est pas sans grandeur, i» Nous adoptons plus volontiers cette seconde hypothèse. Ajoutons encore que Félibien, dans ses Entretiens sur quelques grands peintres, cite du Dominiquin un saint François représenté dans une solitude.

L'Annonciation.

La Yiei^e, à genoux devant un prie-dieu, sur lequel est posé un manuscrit à miniatures, se retourne vers Tarchange Gabriel, debout, tenant un sceptre, revêtu d'un ample manteau, escorté par une nuée d'autres anges. La scène se passe dans une chambre du xv* siècle. Au premier plan, entre la Vierge et l'archange, est un vase posé sur le sol, d'où s'élève une tige de lis avec des fleurs épanouies. A travers la fenêtre apparaissent des constructions civiles qui rappellent l'architecture du Nord, (ff 4"10, L' 0»90, Bois.)

Ce tableau est actuellement entouré d'une grande sollicitude, qui, pendant longues années, lui fit défaut; car, à quelques rares exceptions, l'intérêt de cet objet d'art fut longtemps méconnu; mais une circonstance fortuite l'a remis en honneur, et maintenant espérons que des soins incessants conserveront à l'observation studieuse des artistes et à la pieuse admiration des fidèles le tableau de l'Annonciation .

Ce tableau, attribué par plusieurs peintres et amateurs de Bordeaux à Lucas de Leyde ou à son école, est considéré par les uns comme une œuvre originale, et par les autres comme une excellente copie.

Nous allons prendre part à ce débat, et si Vattribution reste toujours douteuse après les réflexions suivantes, il en résultera, tout au moins, l'exposé de faits peu connus se

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rattachant d'une manière plus ou moins directe au tableau de réglise Saint-Michel.

L'attribution de cette œuvre à Fécole de Lucas de Leyde s'appuie uniquement sur l'analogie intime qui existe entre (*ette composition et le tableau placé dans une salle basse du Musée de Cluny, inscrit dans le Catalogue de ce Musée sous le n*" 735, avec cette désignation : « La Salutation angélique, peinture sur bois, attribuée à l'école de Lucas de Leyde, peintre et graveur hollandais, né en 1494, et mort en 1533 (*). 3> Ce tableau, dans l'ouvrage de M. Alexandre de Sommerard : Les Arts au moyen âge (*), porte la même attribution.

En admettant tout d'abord que Y Annonciation de Saint- Michel ne soit qu'une simple copie de celle du Musée de Cluny , cette copie ne pourrait être attribuée qu'hypothéliquement à l'école de Lucas de Leyde, puisque le Catalogue du Musée Du Sommerard ne se prononce pas affirmativement.

Lucas de Leyde est un des artistes les plus célèbres de l'ancienne école Hollandaise, et doué de qualités d'une originalité bien franche. Il en résulte que l'étude des ouvrages de ce peintre, exposés au Musée d'Anvers, permettent d'élever quelques doutes sur leur provenance commune avec V Annonciation du Musée de Cluny, et partant avec le même sujet de l'église Saint-Michel de Bordeaux. Les doutes s'augmentent encore en étudiant les nombreuses gravures de Lucas de Leyde, où le style de ce célèbre peintre-graveur se traduit d'une manière non moins saisissante.

Il existe à la Bibliothèque impériale, section des estampes, une gravure de ce maître, représentant une Annonciation, gravée en 1514. Cette gravure ne reproduit pas le tableau du

(*) Voir y Histoire des peintres de toutes les écoles; par M. Ch. Blanc. (•) 2» vol., pi. XVII. 6* série, avec une Iitho?:raphic de ce tableau, par M A. Lu Rov.

SAINT-UICOEL. 321

Musée de Cluny ; elle n'est même pas dans le caractère de la peinture. Cette raison n'est peut-être pas encore assez concluante ; mais que penser alors si dans rœuvi*e de Yan Eyck se trouve une petite lithographie allemande (^) reproduisant, non pas ponctuellement, mais dans tout son esprit et ses dispositions générales, le tableau dont nous recherchons Torigine? Cette remarque amènera-t-elle une rectification dans le Catalogue du Musée Du Sommer ard O? Et si cette rectification s'accomplissait, Tattribution du tableau de saint Michel se conserverait-elle?

Suivant notre avis, confirmé par quelques experts émérites, Y Annoiiciaiion du Musée de Cluny et celle de Saint-Michel de Bordeaux appartiennent à Técole de Van Eyck, qui est flamand, et point du tout à Técole de Lucas de Leyde, qui est hollandais, distinction, comme nous récrivait un critique d'art, que Ton ne fait pas assez, et qui vaut cependant la peine d'être faite.

A ces observations, ajoutons quelques remarques qui nous sont personnelles. Le tableau du Musée de Cluny et celui de réglise Saint-Michel de Bordeaux sont contemporains; ils émanent tous deux du même peintre, ou du moins de la même école ; l'un n'est pas copie de l'autre ; ils reproduisent la même composition, non pas d'une similitude mathématique, mais avec des variantes qui prouvent dans l'exécution des deux peintures une parenté bien proche, mais un faire libre, traduisant une pensée personnelle.

Ainsi, les deux anges (ce sont presque des Pérugins de style) ne tiennent pas le sceptre de la même manière ; il y a des changements dans le mouvement des doigts. La pose des

(*) Cette lithographie est signée : N. Strixner del. 18S1. Gerdruckt unter der direction. Von Strixner in Stuttgard. (Biblioth. Imp., sect. des Estampes.)

(*) Il n'existe aucun tableau de Lucas de Leyde au Musée du Louvre, ou du moins la nouYelle Notice du Musée a changé les attributions des quatre tableaux mentionnés dans les anciens inventaires et dans le précédent livret comme étant de Lucas de Lpyde. (Ch. Blanc, Histoire des peintres.)

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n serait désirable que ce tableau fut plus à la portée de la vue, sous Tœil du pieux observateur, et toujours préservé des atteintes du soleil, de la poussière et de Thumidité. C'est incontestablement Fœuvre de peinture la plus intéressante de cette église.

OBJETS MOBILIERS

Nous ne retrouvons plus dans Téglise Saint Michel de meubles antérieurs au xviii* siècle ; mais dans le manuscrit de Pierre du Grava se trouvent mentionnés le paiement d'un grand tabernacle qui servait aui processions, et Tachât du bois nécessaire à Texécution des boiseries du chœur. Voici dans quels termes ces dépenses sont expliquées :

1494. Plus paguey lad. vespra de la Trinitat à Paulet, lo menuzey, per aber fey t lo grant tabernacle am que porten N^-Senfaor per la parropia, lo jorn de Diu, ii f . et xii ardit8, per la part de Fobre ; et les confrays de Montazetz pag. Faute meytat, car sen seruiran à las festas de Nostre-Dona d'aost, per lo annWersari deu Rey, monte per Tobre n f. et xii ard. (f> 90.)

Plus, payé ladite vêpres de la Trinité à Paulet, le menuisier, pour avoir fait le grand tabernacle où l'on porte Notre-Seigneur dans la paroisse le jour de la Fête-Dieu, 2 fr. et 12 ardits, pour la part de la fabrique ; et les confrères de Montuzets paieront l'autre moitié, car ils s'en serviront aux fêtes de I^otre-Dame d'août pour l'anniversaire du Roi, monte pour la fabrique n fr. xii ardits.

1495. Plus balhey à mestre Gilet, menuzey, en plusieurs pagas, lo quau deue far lo cor de la gleysa, et asso per crompar la fusta per lod. cor, car aissi luy fo promes, monte que recebo la some de ne XXX f. (f» 110.)

Donné t maître Gilet, menuisier, en plusieurs paiements, lequel devait faire le chœur de l'église, et cela pour acheter le bois pour ledit chœur, car ainsi lui fut promis, monte la somme qu'il a reçue 230 fr.

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Les boiseries du chceur, le grand tabernacle, ont disparu; il oe reste que quelques autels en boJs des siècles derniers, et Tun d'entre eux provient de l'anf^ien couvent des Cordeliers.

L'ancira rétable de la Viei^ avec ses girandoles, ses basreliers et ses statues en bois doré, et celui de la chapelle Sainte-Suzanoe avec ses colonnes corinthiennes en spiral» et enroulées de pampres, sont les seuls que nous citerons. Ils ne sont point d'un goût irréprochable, tant s'en faut; mais tous ces détails peignent bien Fesprit pompeux de leur époque. Ici < le manque d'harmonie ne blessera pas les yeux du peuple, accoutumés aux autels à la moderne; pour ceux de l'antiquaire, ils aimeront toujours mieux voir une anomalie franche qu'une gauche imitation. > (Schmit, l'Architecte des Monuments religieux, p. 164.)

Dans raocienoe chapelle de Notre-Dame des Montuzels est un grand rétable, exécuté vers 1835, sur les dessins de feu H. Gorcelles, architecte de Bordeaux. Ce rétable, d'une étrange composition, fut exécuté dans l'atelier de H. Moulonguet, par deux habiles ouvriers, MM. Joutet et Mercier; le premier fit le tombeau et le tabernacle, le second la gloire qui couronne les parties élevées de l'autel.

Les confessionnaux et le banc d'oeuvre, meubles modernes en style du moyen âge, ont été exécutés d'après les dessins de M. Lafargue fils, architecte de Bordeaux.

Au XV* siècle, l'église Saint-Michel possédait une diaire à "s ignorons sa forme et sa nature; mais son a est révélée dans le manuscrit des dépenses de le nous avons déjà cité :

SÀINT-XICOEL. 335

Pluspaguey lodit jorn (20 février 1493] àPaulet, lo meouzey, per far lo marchape delà cadegra on lo bon payre predica, et Fescalaper ont

monte à la dite cadegra... monte xx ardits (1^ 87 v»).

Plus, payé le même jour à Paulet, le menuisier, pour faire le marche-pied de la chaire où le bon père prêche, et l'échelle pour monter à ladite chaire; monte 20 ardits.

Puis, à propos de prédication, transcrivons encore le passage suivant, qui fait connaître un ancien et curieux usage :

Plus paguey lo x\ni« jorn de feur. (1493), per la palha que comprey per las gens qui vinen audyr lo sermon, monte, xin ard. (f» 87 r^).

Plus, payé le t8« jour de février, pour la paille que j'achetai pour les gens qui viennent écouter le sermon.

Aux xYii'' et xviii" siècles, avons-nous dit (p. 115), les chaires à prêcher, considérées comme des meubles, furent généralement exécutées en bois. Dans plusieurs églises de Bordeaux se trouvent de ces meubles qui portent le goût maniéré de leur époque, mais possèdent un cachet vraiment monumental. Les chaires des églises Saint-André, Notre-Dame et Saint-Michel ont une similitude frappante dans leur style et dans leur disposition générale; elles appartiennent toutes les trois au xviii* siècle, et Tune a été évidemment le prototype des deux autres.

La chaire de Téglise Saint-Michel fut exécutée vers 1750. 11 est certain que son placement dans l'église eut lieu dans les premiers mois de Tannée 1753, comme il résulte du procès-verbal de la délibération de la fabrique du 4 juillet de la même année, où M. Tennet, grand ouvrier, fit Toifre de fournir Fargent nécessaire pour les dépenses de la grille du chœur. Le procès-verbal se termine en ces termes : € Que le sieur Tennet ne pourra rien répéter contre la fabrique, suivant ses offres, de ce qu'il déboursera de ses deniers pour le grillage, ni pour la chaire que le sieur Tennet vient de faire faire, et qu'il est à même de faire placer dans l'église pour le prédicateur. » (Archives de la fabrique, 25* liasse.)

L'abbé Baurein, parlant du zèle que les paroissiens de Saint-Michel apportaient au xV siècle à la décoration de leur église et à l'élévation du clocher, s'exprime ainsi :

€ Plusieurs d'entre eux payaient une partie des journées des ouvriers, d'autres instituaient la fabrique héritière, ou lui laissaient quelques legs. Quand même on n'en trouverait point quantité de preuves dans ce registre, on pourrait juger du passé par ce qu'on voit encore à présent. Personne n'ignore qu'un des Syndics actuels de cette église (M. Tennet, secrétaire du Roi) a fait construire à ses dépens une magnifique chaire en marbre, et qu'il est actuellement (4785) occupé à faire bâtir une belle tribune pour y placer des orgues (*)• »

Cette chaire, en bois d'acajou, se compose de deux parties bien distinctes : la cuve et l'abat-voix. Les anciennes cliaires ou ambons, le plus ordinairement en marbre incrusté de mosaïques, comme on en trouve de beaux exemples à Rome, à Pise et dans d'autres villes de l'Italie, ne possèdent 'pas d'abat-voix. A vrai dire, ces sortes de chaires ne servaient alors qu'à la lecture de l'épître ou de l'évangile, et non pour ces longs discours qui réclament des conditions d'acoustique favorables à la voix de l'orateur sacré. L'abat- voix, sous forme de clocheton, de campanille ou d6 dais, se trouve dans les chaires du moyen âge. M. Viollet-le-Duc cite celle de Saint-Martin des Champs, de Saint-Dié, de Saint-Ld, de Strasbourg et de Besançon. {Dict. raisonné de l'archii., t. H, p. 406.) Ajoutons celle du portail occidental de l'église Saint- Aubin de Guérande (Loire-Inférieure), et celle de Vitré (lUeet-Vilaine), citée par M. de Caumont dans son Abécédaire {Architecture religieusCy 4' édition, p. 615).

(') Variétés bordelaises, t. V, p. 173.

Sur le pilier où se trouve actuelleinent la chaire, la fabrique a îsdi nieltre rinscription que voici : Placée au deuxième pilier en 1753, transporlco au troisième en 1853.

Le corps de la chaire de Féglise Saint-Michel est revêtu de panneaux de marbre , enchâssés dans des arrêtiers aux moulures gracieusement contournées. Des têtes d'anges, des fleurs, des feuilles élégantes, décorent les diverses parties de ce meuble; la rampe est également enrichie de panneaux de marbre et de figures qui ornent les diverses sections des panneaux. Le tore de la rampe et la base de la cuve sont ouvragés d'entrelacs et de rinceaux feuillages ; mais c'est surtout rabat-voix qui présente un effet très monumental avec ses grandes consoles sur lesquelles reposent des anges, et, dominant le tout, de grandeur héroïque, Tarchange saint Michel terrassant le démon, et s'apprêtant à le percer de son glaive. Ce groupe et cet ensemble ne sont pas évidemment d'une grande pureté de formes comme statuaire ; mais il y a dans cette composition un mouvement, une chaleur, qui vous saisit et vous impressionne vivement.

Si nous ne pouvons nommer l'auteur du groupe de saint Michel et des figures qui décorent la chaire, le nom de l'ébéniste qui a façonné l'ensemble du meuble nous a été signalé par un membre d'une ancienne famille de la paroisse : il se nommait J. Feyneau, et habitait la rue Sainte-Croix.

L'orgue.

Ce meuble, du siècle dernier, ne présente pas le mérite artistique de la chaire; des cariatides en décorent les angles, et toutes les parties saillantes de l'ornementation sont recouvertes de dorures; il est d'assez vaste proportion, mais les formes en sont lourdes et disgracieuses. A défaut de l'intérêt d'une œuvre d'art remarquable, voici quelques faite curieux qui se rattachent aux anciennes orgues de cette église :

Le manuscrit de Pierre Du Grava, à la date du 23 novem-

Ile:.'., (r;'iî iaxi^''r-l.yjra per^na lurricqaedev^ ;>er iaZiac « asr

liHtn, pl->s lijy b^.'hej M jom aud )lct?sen R33>:^. i: s^x it ïuu ft f. xiiu; jr'Jiu. et pl'is en argent il t., monia. m t. iir r irl-ii.

Il résulte de ces noies, qu'il fut payé, comme à-orxnpCe, à rnailrc Rarnon Domengs {*), quand il faisait les orgues, uo^ Ijarri'jue de vin du prix de 6 fr., deux sacs de blé à I fr. 13 ardiU Tun, et 2 fr. d'argent. Cette %'alair des principaks denrées de l'alimentation explique le paiement de ir anlits [lar jour donné aux ouvriers maçons qui constniisireot le docher, t'n ouvrier gagnait donc par mois plus de la valeur de deux sacs de blé ou bien une barrique de vin (*).

Le 8 décembre de la môme année fut donné à Ranion bomengs une deuxième barrique de vin qui ne coûta que 5 fr. m arditx. Mais, pour des motifs que le manuscrit ne mentionne pas, le facteur se refusa de terminer les travaux, car, un an plus tard, le 31 janvier 1487, Pierre Du Grava enregistre cette note :

Itom, pluH paguey lod jorn, à mestre Peys deu Bosc, notary, per la curla en <{. moKNun Itamun Uonieiiilis ero ubiigat per acabar los

urniJi^s iP n, v.]

Deux ans plus tard, nous retrouvons encore des preuves du dilTércnd qui s'était élevé entre le facteur d'oi^es et la fabrique Saint-Michel :

llem, |ilii8 pngucy lo nvi' joi-n de jcney (1 4S0. à Caluymont, per corridor l'nclo do lu demanda (|uc Tny lo sein die de la fabricquc de S>-Miiiucii, per cnct)'tru nio^s. Ramun Uomeinlis, t f. HL ardits.

Dotncii, Domcngi, Dominje, Dcminhi

(■ 60 ardUi ou de i tout.

SAIHiT-MlCflEL. 329

Item, plus lod. jorn paguey au clerc per mètre lod. acte au net, XX ardits.

Enfin, à la date du 15 février 1490, f* 46, se trouve le premier paiement des honoraires de Foi^aniste :

Item, plus pag., lo xv»* jorn de feurey (1490), à mossen Pierre Oauld, organiste, per sous gatges de tocar los orgues per vng an, et finist lo jorn de N'^-Dona de Gandelor de Tan nu"x, mo'ta. xxx f.

Item, plus pag. à mossen Peys Beguey, lod. jorn, per bouflàr los barquinsdeud org. per lomed an, mont vif.

Voici la traduction de ce passage :

Item, payé, le xv jour de février, à Monsieur Pierre David, organiste, ses gages, pour avoir touché les orgues pendant un an, qui a fini le jour de Notre-Dame-de-la-Ghandeleur de Tan quatre-vingtdix, monte 30 francs. (L'année ne commençait alors qu*à Pâques.)

Item, plus payé à monsieur Pierre Beguey, le même jour, pour souffler les tuyaux dudit orgue pendant la même année, monte 5 fr.

Les mêmes paiements furent alloués en 1491 , 1492 et 1493; mais à dater de 1494, les honoraires de Torganiste avaient été réduits à S4 fr.; le souffleur conserva les mêmes gages.

Les archives de la fabrique, à la date de 1509, mentionnent ce qui suit : — c Louis Godet, facteur d'orgues, est chargé de faire celle de Saint-Michel, par police du 15 février 1509. :p (Inventaire de Baurein.)

Antérieurement à 1580, la fabrique avait vendu une maison à côté de celle de M. de Canteloup, à raison de 1,087 liv. 7 s. 5 d., pour payer les frais de construction des orgues de Saint-Michel.

Dans les mêmes archives se trouvent encore des détails sur les délibérations suivantes :

En 1647, le 30 juillet, délibération de la Dabrique pour réparer l'orgue, qui est en fort mauvais état.

330 fCLISB

En 1760, le 8 septembre, assemblée de la parolSBe qui décide qu'un nouvel oi^ue aéra Tait pour remplacer l'ancien, qui esL trte mauvais.

Le 13septembre,délit)èration qui autorise H. Lamotbe, grand ouvrier, & traiter avec le sieur Nicod, maître acteur d'orgues de Paris, demeurant à Toulouse, actuellement i Bordeaux, pour faire à neuF le nouvel orgue pour la somme de 14,000 livres. (C'est l'orgue que nous voyons aujourd'hui.) En outre, la même délibération char^ HU. Lamothe et Tennet de faire faire une voûte pour soutenir le nouvel orgue. H. Alary rut l'architecte de cette tribune, et les sieurs Gecq et Audebert, sculpteurs, exécutèrent l'amemeDtatioo.

Nous ne terminerons pas cette revue sans reconnaître qu'il y a peu (faclniinistrations paroissiales faisant plus de sacrifices pour rembellisseoient de leur église; et nous ne saurions trop applaudir ici ce zèle traditionnel des fabriciena de Saint- Michel.

A Texemple de plusieivs chroniqueurs cités dans la bibliographie, nous avons essayé d'esquisser l'intérêt artistique et monumental de l'église et du clocher; mais il reste à faire une étude bien intéressante : YHistoire de la paroisse Smnt- Mickel, avec ses luttes contre l'autorité royale et les abbés de Sainte-Croix, l'aspect physique de ce fhubouig, autrefins le centre du commerce et de corporations nombreuses et puissantes. La paroisse Saint-Michel, étudiée au triple point de vue civil, politique et religieux, présenterait Tun des tableaux les plus intéressants de la cité bordelaise au ntoyen

SAHITMlCnEL. 331

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ICONOGRAPHIE

PLANS

Plan de Végîise Saint-Michel, pour le service des inhumations dans Vintérieur de Véglise au XVIII* siècle. (ÀrchiveR de la fabrique.)

Ce plan iadique les n^ des tombes dans la nef et dans les chapelles, les bancs des prêtres, des jurats et des consuls de la Bourse. Dans la désignation des chapelles, Tautel Notre-Dame des Montuzets se trouve à la première travée du bas-côté méridional, et la chapelle Saint-Fort occupe celle actuellement sous le vocable de Sahit- Louis-de-Gonzague.

Plan de l'ancienne paroisse Saint- Michel, {Archives départementales, \^ série. Bordeaux.)

Plan de Varrangement des bancs de Véglise Sainl-Michel, présenté à M. Molles, grand ouvrier, par M. Joumu fils, le 1*' mars 1765. (Archives de la fabrique.)

Plan de la tribune de Vorgue et du porche, 2 feuilles non signées.

Plan géométral de Véglise Saint-Michel, commencé le t mai et fini le 23 du même mois, non daté et non signé ; mais il doit être postérieur à Tannée 1785, puisque le plan de la tribune de Torgue s*y trouve indiqué.

Plan de Véglise Saint-Michel; par M. Bordes. (Histoire des Monuments anciens et modernes de la viUe de Bordeaux, 1845, 1 vol., p. 137.)

Plan général et coupe de Véglise Saint- Michel; par M. Laccourière, d*après les relevés de M. Alaux fils, architecte. (Rapport de la Commission des Monuments historiques, 1851, p. 39 et 42.)

Plans, coupes et élévations pour les travaux de reconstruction des sacristies et du chceur de Véglise Saint-Michel. (Portefeuille de M. Burguet neveu, architecte.)

BXTÉRIBUB.

Façade ocddentale, petite gravure dans Tencadrement du plan de

Bordeaux; par Lattre, 1755.

Façade oodder^ale ; par B. GabiUet, gravure dans le Guide de l'étranger

à Bordeaux, 1827.

Porte méridionale de Véglise Saint-Michel, gravure à l'eau-forte; par

M. L. Drouyn {Choix des Types, etc. In-f», p. 12). Vue du clocher Saint-Michel et de Ventrée du cimetière; lithographie par

Deroy.

Vue du clocher Saint-Michel et ée FâHÊKét du cimetière; lithographie par M. J. Philippe. (Guienne historique et monammtÊàk^

Façade septerUriontile; gravure par M. Bordes. [Histoire des Momgmmàs de Bordeaux, 1845, 1 vol.

Groupe de la Sainte-Trinité au-dessus de la porte nord. {Commistion des Monuments historiques, 1853, p. 33.)

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