FENÊTRE DU MILIEU
La rose nous offre un tableau du plus grand intérêt, c'est une sorte de drame dans le genre de celui que nous avons
(1) Les armoiries que l'on voit sur cette fenêtre sont : D'azur au lion rampant d'or, accomp. de 5 fleurs de lis d'or posées '2, 2, 1.
Cette note, ainsi que toutes les autres du même genre, nous ont été communiquées par M. Julliot, professeur au lycée, et notre collègue en archéologie.
déjà décrit et d'autant plus digne d'attention qu'il est renfermé dans un espace plus restreint.
Au milieu du quatre feuille, se détache le Christ en croix, centre de toute la scène qui se déroule à nos regards.
Au-dessus de la traverse de la croix et de chaque côté, le soleil et la lune représentants de la création.
La loi naturelle et la loi écrite dans la personne d'Elie et de Moïse.
Puis au bas la sainte Vierge et saint Jean , figures de l'humanité régénérée, et à côté la personnification de la Synagogue vaincue et de la Religion chrétienne triomphante , comme on avait coutume de les peindre au moyen âge.
Enfin, tout à fait au-dessous de la rose, le tombeau du Christ ouvert, et les anges du ciel annonçant la résurrection.
Quant aux deux ogives, elles ont d'abord le malheur d'être à moitié voilées, par la draperie qui fait le fond du monument, élevé (mal à propos) en cet endroit, à saint Savinien ; puis elles ne renferment que des médaillons encore plus dépouillés que le reste. On y voit entre autres, trois ou quatre scènes de martyre.
QUATRIÈME FEiNÊTRE.
Dans la rose, saint Paul, avec le glaive instrument de son martyre.
Le reste delà fenêtre n'est qu'un mélange inintelligible de la vie de saint Jean et de l'histoire de N. S. Jésus-Christ.
Ainsi, le Sauveur ressuscite la fille de Jaïre , et à côté c'est saint Jean dans la chaudière d'huile bouillante, où il est plongé par ordre de Domitien.
Plus loin, le Sauveur apaise la tempête, sur le lac de Géné-
zareth, puis, dans un autre compartiment il enseigne le peuple (1).