LA ROSACE
On distingue quelques hommes qui grincent des dents, et des femmes qui s'arrachent les cheveux.
Enfin, un peu plus bas, et sous les pieds du divin Juge, on voit l'Enfer, dont les flammes sont alimentées par les démons, et remplies de personnages qui se livrent au plus affreux désespoir.
On reconnaît dans cette terrible page d'iconographie, la peinture de ces paroles de l'Évangile.
« Le Père a donné au Fils la puissance de rendre les juge- « ments. L'heure vient où, tous ceux qui dorment dans les « tombeaux, entendront sa voix ; et ceux qui auront bien « fait en sortiront pour la résurrection de vie et ceux qui « auront mal fait pour la résurrection de condamnation (1).»
Les scènes qui occupent les cinq ogives du soubassement de la rose, représentent les différents traits de la vie et de la mort de saint Etienne, patron principal de la cathédrale. Chacune de ces ogives qui ne sont séparées les unes des autres que par un meneau, forment dix compartiments, lesquels renferment deux rangées de tableaux superposés.
Jetons d'abord un coup-d'ceii au sommet de ces brillantes verrières, nous y distinguerons dans des médaillons séparés : au milieu, le Père éternel bénissant le monde, et de chaque côté un écusson attestant la générosité des Bienfaiteurs, puis aux deux extrémités, les animaux symboliques des quatre évangélistes.
Entrons maintenant dans le détail.