‹ Description du musée de Vienne (1sère): précédée de recherches historiquesChapitre 39 sur 102 · Chapiteau ionique en marbre · texte numérisé non relu

Chapiteau ionique en marbre

Sa hauteur est de 13 centimètres, sur une largeur de 50 centimètres, prise à la hauteur du milieu des volutes. Il a été trouvé sur la place du Cirque , dans l'emplacement de l'amphithéâtre antique. L'ordre auquel il appartient a dû être rarement employé à Vienne ; car c'est le seul chapiteau de ce genre que l'on ait découvert dans cette ville parmi une foule de chapiteaux corinthiens , composites ou composés. Nous n'avons encore vu aucun chapiteau dorique.

iiO. Pierre dite de Umite.

De forme quadrangulaire , elle est haute de 1 mètre 54 centimètres, et a 40 centimètres de côté. Quelques moulures peu saillantes ornent la base. Sur deux côtés opposés la pierre est entaillée de 1 centimètre de profondeur, sur 18

centimètres de largeur, depuis le haut jusque près de la base. Deux trous , pratique's aux deux extrémite's supérieures et înfe'rieures des deux parties creuses, paraissent avoir servi à fixer dans celles-ci , au moyen de tenons , deux plaques de bronze , destinées sans doute à recevoir les indications nécessaires.-

Elle a été trouvée sur la place St-Paul , près de la maison de M. Almeras-Latour, avocat.

iii. Tronçon d'une colonne en briques ^ revêtue de stuc.

Il se compose de briques demi-circulaires , jointes deux à deux en se croisant avec celles de dessus et de dessous , et liées ensemble par un solide morlier. Le noyau qu'elles forment offre un diamètre de 17 centimèlres, et la couche de stuë qui Tenveloppe a environ 2 centimètres d'épaisseur* Celle-ci, divisée extérieurement en 12 pans, présente des arêtes vives et droites , et une surface parfaitement unie et peinte en pourpre. Cette couleur est tr/è^-bien conservée, malgré un séjour de près de dix-huit siècles dans la terre.

Ce reste de colonne , qui nous parait des premiers temps de la colonie de Vienne, a été trouvé en 1838, dans une fouille que nous fûmes chargé de diriger dans les jardins de l'hospice de cette ville. Il gisait , avec d'autres débris (voyez les no» 112 , 139 , 160), dans un bassin carré long en maçonnerie , revêtu intérieurement de ciment ronge , et que nous croyons un impluvium destiné à recevoir les eaux de pluies de l'atrium ou du portique d'une maison romaine.

Cette construction se trouvait sous d'autres constructions romaines d'un âge moins reculé. Nous supposons que le tronçon de colonne que nous venons de décrire faisait partie

da pâriityle qui eiit<randt Vimplnvîum'doTA û a^te qaesiioii.

1 12^ Aub*e tronçon de deux colonnes groupées, du même ^enre.

Il ne reste qae le noyau en brique de ce fragment. Le diamètre de l'une des colonnes e'tait de 47 centimètres, tandis que celai de Tautre n'e'tait que de 40 , sans compter là double épaisseur du^luc qui renyeloppait , et qui manque aujourd'hui.

Trouve' au même endroit que le n® précèdent

113u Brigues romaines.

Plusieurs -portent le nom du fabricant, CXARIANYS* ïlles ont 44 cenUmèbres de longueur, sur 33 de largeur, et S d'^alsseur«

Des fragments portent le nom de VIRIORVM, d'autres 'Celui de KANNIANVM.

tJne brique plus grande que les précédentes a 63 centî- ^tres de cdtés.

Quelques-unes sont rondes-, d'autres demi-circulaires^ d'autres en quart de cercle^ une autre o£Dre , dans sa forme^ «un segment de cercle encore plus petit.

ilA. Tuyau earrè en lerre cuite,

5a longueur est de 427 millimètres^ la largeur des cdtés

est de 116 millimètres 9 sur 93; répaîsseor des parois, de 15 millimètres.

Un fragment d'un antre tuyan offire 144 millimètres , snr 110 9 pour la largeur des côtés.

On sait que ces tuyaux étaient employés à la construction des salles de bains, nommées tepldaria. On en garnissait intérieurement les murs de ces salles , de manière que , placés yerticalemcnt , ils se joignaient par les côtés et bout à bout. Un revêtement en marbre , appliqué par-dessus , les dérobait à la vue , et ne les laissait même point soupçonner, ns communîquaient par le bas avec une pièce souterraine , nommée bypocauste. Dans celle-ci, des piliers formés de briques carrées ou rondes étaient reliés , dans la partie supérieure , par de grandes briques, telles que la plus grande dont nous avons donné la mesure dans le n^* précédent. Une couche de béton , d'envbron 30 centimètres d'épaisseur , étendue sur ce plancher , recevait les p^ues de marbre qui formaient le pavé de la salle supérieure. Lorsque l'on allumait le feu dans l'hypocauste , ou dans un fourneau placé à côté, Tair échauffé, et la fumée , circulant dans cette partie inférieure et dans les tuyaux diiiposés autour de la salle, communiquaient leur chaleur aux murs, au pavé de celle-ci, et répandaient dans Tintérieur une douce température.

Voyez le n® suivant.

115. Fragment d'un assemblage de tuyaux carrés de terre cuite.

n peut donner l'idée de la manière dont les tuyaux en question étaient disposés contre les murs.

Les tuyaux ont 170 millimètres , sur 95 de côtes.

Page 1