DAT
Les lettres ont 3 décimètre» de liaatei». Dan» le d5* 8^^ «[uenous avons décrit, le creux est taille carrément* Ici il Test en coin 3 on y voit les trous dans lescpiels ^'engageaient le» tenons des lettres. L'A en présenté trois, ua à chaque ex- Irémité^ le IX en a deux placés horizontalement , Tubl 9U£^1& milieu du trait vertical , l'autre sur le milieu de la ligne courbe. Le T n'en ofire que-deux aussi^ un à. chaque extrér* mité du trait vertical.
179* Petite frise en pierre tendre, ornée d'un bas-i:elief olErant Œdipe et le Sphinx.
L'archilrave, composée de deux^ bandes, estiaiiléë dans Ta même pierre. La frise n'a que 3i centimètres de hauteur.. On y voit OËdipe représenté dans le moment oà il expliqtie l'énigme que vient de lui proposer. le Sphkix. La petHe proportion des figures^ commandée par. le peu de hauteur de la frise , jointe à^ la nature de la pierre , qui est un calcaire tendre, à gros ^^ns, devait ôter au ciseau la libertés de produire une oeuvre plus* parfaite en. exécutanlreette sculpture , d'ailleurs dégradée aujourd'hui parle temps. Mais si tt dessin n'offre pas une grande correction , l'jexpressiou fcant
che et énergique de raction représentée mérite d^étre re^ marquée.
Le SphiQx 9 monstre qui réunit à un corps de chien ded pieds et une queue de lion , des ailes d'aigle , une tête ^ un buste et des mains de femme 9 est descendu rapidement dû mont Phycée, et tient encore ses pieds de derrière sur les rochers qui en forment le premier escarpement. La main droite levée à la hauteur du front 9 if parait parler à OEdipe avec le ton et le geste de la menace. On voit devant lui le squelette d*un malheureujc voyageur qui n*a pas su décou-trir le sens de Ténigme fatale, et a été dévoré. Â droite est le crâne d'un autre. Quant à OËdipe , il est représenté dans rattitude d'un héros. Nu , un petit manteau jeté sur l'épaule gauche , tenant une grande haste , et la main droite élevée à la hauteur du visage comme un orateur qui déclame , il parait donner avec assurance l'explication de l'énigme pro^ posée par le Sphinx 9 explication qui doit être suivie , comme on le sait ^ de la mort de celui-ci , et avoir pour récompense un hymen plein d'horreur.
Ce fragment a été trouvé en 1823, avec ceux qui sont placés sous les n°» 7, 11 9 36, 219, 220, dans les fondations du palais archiépiscopal. D'autres parties de la même frise , 4>ffrant d'autres sujets en bas-reliefs , furent aussi découverts dans le même lieu , et n'ont malheureusement pas été conservés. -^ Donné par M. Romain Bonnard.
180 • Deux fragments d'une grande Mse en marbre.
Ils sont ornés de beaux rinceaux. Sur l'un à*e\ix on re^marque un oiseau perché sur le feuillage , et d'autres plus petits 5 et avec moins de saillie ^ représentés volant.
181. Fragment de pîed d'une figure en basrelief^ de grandeur naturelle^ et en marbre.
Le pîed reposait sur une espèce de socle orné de moulures , et représenté en perspective. La chaussure , espèce de calceus ou de malleus^ est remarquable par l'élégante broderie qui orne la peau dont elle se compose , et dont le pied est en partie recouvert. Elle est affermie par un lacet dont les brins se croisent sur le pied , et dont les extrémités , nouées au-dessus , tombent de cliaque côté. Cette sculpture soignée, et d'un goût délicat, faisait pî^tie d'un bel ouvrage.
Voyez le n" 184.
182» Pierre de choin, portant rînscrîptîon fruste qui suit :
VOLTINIA . CRE • , . . .
. . . L . VICTRICIS . PATRONVS . COLONIA . . .
. . E VIENNJa VX . . .
Il est peut-être impossible de décider si cette inscription était honorifique ou tumulaire. Tout ce que l'on peut y voir avec certitude , c'est qu'il y était question d'un personnage important > qui avait un grade dans la légion nommée Yic- .torieuse 9 qui en était peut-être tribuu , et qui , de plus , était patron de la colonie de Vienne. Cette dernière qualité doit faire supposer qu'il tenait un rang élevé à Rome. La famille Fabienne avait, comme l'on sait, le patronage des Allobroges depuis la soumission de ce peuple par Fabius
Maximus, surnommé, à cause de ce fait , AUobrogica». Le* , patronage de la colonie de Vienne, fondée plus tard^ par Jules César, fut-il dévolu à la même famille? SU en était ainsi , le personnage dont il s'agit aurait élé Tuade ses membres. Nous n*avons aucun moyen de résoudre cette question. Nous ne saurions décider si le personnage qui , d'après Tinscriplion , appartenait à la tribu YoUinia , et avait probablement le surnom de Crescentius , était le même que celui dont nous venons de parler. Nous avons beaqcoup à regretter que cette inscription , qui était sûrement fort curieuse,nous soit parvenue incomplète.
183» Fragment d'une petite frise en marbre, orné d'un bouclier.
On y remarque une espèce de boucliei* en forme de croissant dont les pointes se terminent en têtes d*aigles 5 il est orné de deux griffons , entre lesquels est un canthare. Au-dessus est un masque. Un autre masque, espèce de tête de Jupiter Ammon, se voit à droite. Ce fragment, dont la partie qui est à gauche n'a pas élé terminée, a été trouvé dans Tun des murs des bâtiments du collège. Nous Tavons recueilli en 1830.
184 • Tête d'une figure de bas-relief en marbre.
Elle est couronnée de laurier. On a cru y reconnaître le portrait d'Auguste. Le bout du nez est mutilé. Ce morceau , qui offre une bonne sculpture , d'un faire très-soigné , mais un peu sec et timide, parait avoir .appartenu à la même figuré que le pied placé sous le n° 181. Tous deux ont été
trouvés dans un rempart qui existait dans le cimetière actuel de la ville.