LE FAUNE
k que Bacchos et sa suite , et dont on trouye des exeibples vc dans plusieurs statues de Pompéï et d'Herculauum ; une <€ des filles de Balbus, etc.. — Ce fragment a été trouyé à « Vienne, en Dâuphiné. Cette ville autrefois très-puissante, K et métropole de la Gaule Viennoise ; son territoire et, en ce général , toute cette partie de la France , sont très-riches €t en monuments antiques. On j trouve de très-beaux bron« t€ zes, et il est probable que des fouilles bien dirigées en (c feraient découvrir un grand nombre. L'admirable héros ce grec combattant , de bronze , appartenant à M. le duc (€ de Blacas, la belle Minerve costumée dans l'ancien style 9 <c et plusieurs bronzes du cabinet de M. Pourtales Gorgier, M ont été découverts enDauphiné, et donnent la plus face vorable idée des antiquités que la terre doit y receler. — (€ Hauteur : A67 mUlimètres. »
Nous ajouterons que ce morceau a été découvert en 1820, derrière la maison de M. Jouffray atné, située quai de Gère, et dans les ruines d'une salle romaine adossée aux rochers deSalomont. Cette salle, décorée avec magnificence, présentait des murs revêtus de marbre , avec des pilastres aussi de marbre. Le pavé était formé de compartiments variés en marbres précieux , en serpentin, en porphyre rouge, etc.. Les restes de la statue dont il s'agit ici se composaient non seulement de la tête , mais encore d'une partie du tronc , qui n'en était pas séparé. On trouva aussi quelques parties des jambes. Sur un fragment, qui offrait le genou et une portion de la cuisse, était un enfant, vraisemblablement un Bacchus' encore jeune. Ainsi , très-probablement , ce faune était représenté amusant le dieu , et le faisant danser sur ses genoux. De là l'expression éminemment vive et gaie qui lui a été donnée. Il ne manquait à la tête qu'une oreille et une boucle de cheveux.
Après leur découverte ces fragments furent acquis par l'administration municipale 9 et déposés au musée de Vienne.
A la vae de cette copie en plâtre , dont Torigiiial derrait occuper Ici la place , Ton ne peut s*empécher de déplorer le penchant k dépouiller les villes des départements pour entasser k Paris les richesses monumentales de la France. Paris , Penfant gâté du Gouyemement , offre cependant assez de ressources à l'étude dans les innombrables objets d'art apportés de la Grèce et de l'Italie; il possède assez de chefsd'oeuvre dans tous les genres pour concourir, par leur éclat, k celui que doit répandre l'une des premières capitales de TEurope. L'on doit laisser aux petites villes ce qui fait leur ornement , et ce qui entretient chez elles le goût des arts et l'amour de la patrie. L'on ne doit pas profiter de la faiblesse des administrations locales à abandonner les trésors qui leur sont confiés. C'est enlever , d'ailleurs , aux monuments une grande partie de l'intérêt qu'ils font naître, que de les transport» loin des lieux oà ils ont été découverts.
238« Tronçon de colonne en marbre, brèche africaine violette.
Le diamètre est de 9 déchnètres*
On doit remarquer dans la partie inférieure la coupe sinueuse par laquelle s'unissaient les divers tronçons qui composaient la colonne. Le noyau est rond , et ofire un lit horizontal. — Voyez le n^ suivant.