‹ Description du musée de Vienne (1sère): précédée de recherches historiquesChapitre 75 sur 102 · L . TmVS • TITIANVS · texte numérisé non relu

L . TmVS • TITIANVS

CONIVGI

<c Aux dieux Mânes de Lucretia Satumina, <c Jolia Tefricilla y sa mère y et Lncins Tittas Titianas , M son ëponx, lui ont ëleyé ce tombeau. »

Cette pierre provient de la démolition de l'église St-Sevère* Les lettres sont de bonne forme. Linscription a déjà éié publiée dans les Additions aux Antiquités de Vienne de C3iorier.

256* Torse et autres fragments d'une statue d'homme 9 en marbre.

Ce torse, d'un style élevé et pur, d'une belle et franche exécution, a été trouvé en 1809, sur la rive droite du Bhftne , dans les ruines de l'édifice antique nommé le Palais du Miroir, et que l'on croit avoir été des Thermes. U a été recueilli par les soins de M. le docteur César Boissat

257* Chapiteau corinthien mutilé, en marbre blanc.

Hauteur : 70 centimètres. Ce chapiteau, et celui placé sous

le n9 106 , ont été trouvés , l'un au Collège , Tautre dans la rue des Clercs , maison Nugue.

25S# Imposte en pierre calcaire tendre.

Semblable à celles qui sont placées sous les n^* 2 et 248 , elle présente aussi deux bas-reliefs. Dans le premier Ton voit un ours qui s*est introduit dans un jardin , et y commence ses ravages, n est sous un cep de vigne chargé de raisins , et s*appréte à dévorer une pomme encore attachée à la branche qu'il a abattue. Dans le lointain on aperçoit un paysan. Celui-ci ^ monté siir un rocher , jette des pierres à cet hdte dangereux afin de le chasser. L'autre tableau offre un lion se jettant sur un cheval lancé au galop. A droite , dans la partie inférieure , est un animal très-mutilé, qui parait être un lièvre.

Cette pierre, et celles qui portent les n<>« 2 et 246, sont du même genre. Nous ne croyons pas nous tromper en lei» considérant comme ayant servi de couronnement à des piliers rectangulaires. La forme évasée qu'elles affectent, les deux feuilles d'acanthe qui décorent les deux petits côtés, et se recourbent par le haut , indiquent qu'elles remplissaient sur ces piliers le même oflBce que les chapiteaux sur les colonnes. A en juger par la grande quantité de fragments du même genre , que nous avons observés lors de leur découverte , les piliers qu'elles ornaient étaient nombreux. Ils formaient sans doute un péristyle dans l'intérieur d'un édifice, oh ils étaient isolés , et pouvaient être vus des quatre côtés.

Les trois pierres placées , Tune sous ce n^ , et les deux autres sous les n^' 2 et 248 , proviennent de la démolition du palais archiépiscopal, ainsi que les fragments rongés

sous les n**» 7 , 11 5 179, 419. Cette circonstance , jointe an travail de la scniptare et à la nature de la pierre , qui sont les mêmes , nous porte à croire que les unes et les autres ont appartenu au même édifice.

Une pensée parait dominer dans les ornements dont ils sont couverts , c'est celle de luUe , soit du corps , soit de l'esprit. Un aigle y saisit un serpent dans ses serres , un lion se jette sur un cheval , un coq dispute un raisin à un chien , an paysan chasse un ours de son jardin , l'aigle de Jupiter esàèie Ganimède, le Sphinx attaque pEdipe en lui proposant son e'nigme , le héros repond , et se prépare à lui donner la mort. Deux Sphinx, places vis-à-vis l'un de l'autre, semhknt vouloir s'embarrasser réciproquement par leurs subtilités. D'un autre côté, un personnage est représenté dans l'attitude d'un homme qui va prononcer un jugement,^ deux fragments nous offrent des parties d'une figure de la Victoire, quiomait un des deux côtés d'une porte triomphale. Ces ornements nous paraissent convenir à un gymnase ^ et, si lious nous rappelons que M; Schneyder pensait que le gymnase de Vienne était situé au couchant de l'hospice actuel de cette ville , c'est-à-dire sur le même emplacement où ont été trouvées toutes les pierres dont il s'agit ici, on sera fort porté à croire qu'elles appartenaient à cet édifice. M. Schneyder ne nous i pas appris , il est vrai , sur quelles indications 41 fondait son opinion; mais On ne saurait mépriser celles il'un observateur aussi exact et aussi consciencieux.

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