C . LAETOWVS NVMBDA
ANTESILANVS
ce Autel cœisacré à Mercuce Auguste. Titus Lœtorius ce Duellus Ante$ilanus et Claudius Lœtorius Numida Ante- (c silanus Font posé à leurs frais , d'après le vœu qu'ils avaient ce fait. »
M. Millin, en rapportant cette inscription dans son Voyage au midi de la France^ tom. 2, p. 20 , rend les çiglea P . D • F 9 qui forment la dernière ligne j par prout devoverunt fecerunU Nous ne croyons pas devoir adopter l'interprétation de ce savant, 1® parce qu'elle suppose une répétition inutile de la formule: voto susceptOj renfermée dans la troisième ligne ^ 2® parce qu'elle ne nous paraît point dans le style lapidaire des Romains. Nous ne prétendons cependant pas avoir rencontré la meilleure leçon en lisant: Posuerunt Donum Fecerunt^ que nous avons traduit par: ce ont posé a à leurs frais. »
Les lettres de cette inscription sont de mauvaise forme ^ et grossièrement exécutées. Le monument nous parait être l'ouvrage de deux de ces vieux païens du IV® siècle , qui se . raidissaient contre le progrès du christianisme.
L'inscription est rapportée par Chorier {^Antiquités de
Fienney liv. I, ch. 8). Gruter (LUI, 16) n*en donne que les qaatre premières lignes. Ghorier a mis par erreur un S à la place du F qui termine la dernière ligne. -^ Cet autel est resté long^temps près du pont St-Sévère 5 à l'angle d*une maison joignant d'un côté la rue Écorchebœuf , et de l'autre la rue de l'Éperon. Gharvet la 6t transporter j en 1762 i chez M* Desportes^
261 # Tête à deux visages d'enfatif.
Puisque les anciens donnaient des génies aux dieux im^ mortels aussi bien qu'aux hommes , et qu'ils les figuraient les tfns et les autres comme des enfants , il ne serait point surprenant que cette' tété eût a^ppattenu k uiïe statue représentant le génie de Januâ-, ou bien l'embléiUe du passé et de l'avenir^ Peut-être le sculpteur a-t-il voulu exprimer ici le regret que laisse souvent le premier , et l'espérance ou les riantcfs illusions que fait uaitre le second. C'est ce que portersdt à présumer Taiif chagdn donné à l'Un des deux vhages , et lé contentement rendu par un s(ïurire bien manque , que Ton observe sur l'autre. En empruntant les traits de l'enfance , l'artiste aura pétft-etre voulu nous faire eutendre qu'il y a autatft de puérilité à trouver un' sujet d'aflUc-* tion dans la fuite dit passé qu'à trop compter sur les flatteuses promesses dé l'avenir. Nous devons regretter beaucoup la perte de cette statue , dont il lie nous resté ^ue cette tête , ertcofè fdrt maltraitée pat le téiUps^.
Elle a été trouvée sur le qUaî Pajot , lots dé là éônstruc- Uon du mur de terrasse qui joint au nord l'ancien couvent de St->Antoine. Elle se rencbûbira parmi beaucoup de débris d'édÉces d*uné riche architecture. D'après cette découverte^ M. Schneyder croyait que sur cet emplacement exiâtait mi temple de JanUs.
262» Cliapiteau composite en pierre tendre.
Hauteur ; 43 centimètres. Nous Pavons recueilli en 1831. n a été découvert , à cette époque, sous la tercasse du.Pa-rlais^ de justice*
263« Portrait dHin jeœie homme ^ en marbre^ offrant une bonne sculpture.<
264« Cippe funéraire en calcaire tiendre.
D . BT
SEX . DONNI
EVTYClANI SEX DONNIVS
EVTYCMVS PATER . FiL
CARISSIM .
AKWOR . V
ce Aux dieux Mânes de Sextas Donnius Eutycianus. Sex- <r tus Donnius Eutychius , son père, a élevé ce tombeau à €c un fils très-cher , mort à l'âgée de cinq ans. »
Hauteur : 85 centimètres. Derrière , et à la base ^ on observe un trou rond, de ^ centimètres de diamètre, qui communiquait avec le sol. On en voit ailleurs de semblables sur des monuments du même genre. Avaient-Us pour obje
d*empêcher la terre de peser sur la cendre des défunts, conformément au vœu qu'on leur adressait : « que la terre fc te soit légère , m sit tibi terra levis ! ou bien étaientils destinés à donner le moyen de répandre les libations de vtn et de lait sur les mêmes cendres? Cest ce que nous n'oserions décider.
Ce cippe a été découvert en 1815 , dans le pré de Maccabrey, situé au nord de Vienne.