FIGURES EN GR.\MT ET EN MARBRE
9. Cette tète en granit rose , dans l'ancien style égyptien , a de hauteur , y compris la mitre ou le Pschent qui la couvre, environ o,a8'. L’un des yeux est encore incrusté d’une matière verte qui en dessine la forme. Ce curieux reste de la sculpture égyptienne a été porté en France par le général de division Dugua, qui commandait en chef dans les provinces de la Basse-E^pte et au Kaire , pendant l’expédition de Syrie.
iO. Cette aii.re tète en marbre rouge antique est d'un très-beau travail. Elle représente un Dieu jeune encore. Le style indique une époque postérieure à celle où la tète du numéro précédent a été sculptée. -
<1. Figure accroupie , d'ancien style, en granit noirâtre. C«
' monument, dont la conservation est parfaite , a aussi été rap> porté d’Egypte par M. le général Dugua.
1 2. On a vu plus haut une fjgtire en bronze , ayant des cheveux formant une mèche qui tombe sur le côté droit , et portant l’index de la main droite sur la bouche ; cette figure a ainsi les plus grands rapports avec cette petite statue en marbre blanc , qui a le 'même attribut et qui fait un geste identique. Le travail et le style n’annoncent pas une époque antérieure aux Lagides , et peut-être faut-il lui assigner une époque moins reculée encore. Ce petit monument , dont la conservation est satisfaisante , est encore un des objets qui composaient le cabinet du général Dugua , militaire distingué par ses talens et sa bravoure , et qui aimait les sciences et les arts.
J Quelquefois , l’Hercule Egyptien , Djom ou Gom, a , comme cette figure et celle du numéro 5 , une mèche de cheveux pendant sur l’oreille.
43. Main en granit noir. C’est un fragment d'une statue découverte dans la Haute-Egypte. Elle provient aussi du cabinet du général Dugua.
44. Statuette de femme en basalte. Ce petit monument est intéressant et par sa conservation presqu’entière et par les légendes hiéroglyphiques dont il est chargé.
4 5. Scarabée en pierre verte ; il a sur le revers onze lignes horizontales de caractères hiéroglyphiques, et sa conservation est parfaite.
4è. Peinture sur pierre. Un héros foule et perce d’une sorte d’épieu un groupe d'ennemis. Sa main droite est armée de l’épée que l’on voit si souvent dans la main des Dieux sur les temples et les pilônes. Des hiéroglyphes presqu’entièrement effacés expliquent cette curieuse peinture. Le trait a été tracé avec une pointe qui a laissé dans tous les contours la marque de son passage.