‹ Description du Musée des Antiques de ToulouseChapitre 5 sur 102 · STÈLES FUNÉRAIRES · texte numérisé non relu

STÈLES FUNÉRAIRES

Les monumens sépulcraux sont , presqtie chez tous les peuples , les monumens les plus nombreux. Mais c’est sur-tout en Egypte que l’on retrouve une plus grande quantité de ces moniteurs des générations éteintes. Les possesseurs de la vallée du Nil , consaeraient la plus grande partie de leur vie à pré-

S arer leurs tombeaux. Des corporations entières qui existaient ans l’état , étaient spécialement chargées de tout ce qui avait rapport à rembaumement , à la sculpture des figures sépulcrales, à tous les détails des inhumations. D’ailleurs, comme les plus anciens peuples , comme les Chinois encore de nos jours, ils consacraient une sorte de culte à leurs parens ; ils adressaient des vœux au ciel pour leur bonheur. Chaque chef de famille devenait l’un de ses Dieux, lorsqu’après avoir terminé une vie passagère , il avait été reçu dans VÀmcnÜii par Osiris et par les autres déités , ses parèdres. Les stèles funéraires sont des monumens de ce culte de la famille, et aussi des vœux adressés aux immortels pour ceux que l’on avait perdus : les unes offrent des actes d’adoration à Osiris, à Horus, fils et vengeur de son père Osiris, à Isis, qualifiée des titres de grand’mère divine , de dominatrice du Ciel, de rectrice de tous les Dieux , et il’ou y voit aussi des fils pieux présentant à leurs parens défunts , des libations, u des fruits, des fleurs de lotus ; » dans d'autres ,

on fait nrv « acte «Tadoration , tant à Osiris , seigneur de la région de stabilité , et au Dieu seigneur de la contrée Orientale, pour qu’ils accordent une demeure pourvue d’alimcns, de boeufs , d’oies , de parfums et de cire, à celui qui

en fait la demande » Les stèles , tantôt en Bas-relief,

tantôt gravées seulement sur des dalles de calcaire on de grès, étaient en général encastrées dans les murs des hypogées , près des momies de ceux en l’honneur desquelles on les avait exécutées; c’était en ipiclque sorte leurs épitaphes. Le Musée de Toulouse possède un petit nombre de ces objets que je ne ferai qu’indiquer avec rapidité.

23. Stèle en calcaire. Les deux yeux , symboles du Soleil et de la Lune. Au-dessous , cinq lignes horizontales de caractères hiéroglyphiques qui contiennent un acte d’adoration en faveur d’un personnage assis au-dessous , devant un autel ou une table chargée d’olfrandes. Celte stèle est d’une trèsbelle conservation.

24. Stèle en calcaire. Hauteur, o,/{3'; largeur, o,3a“ Les deux yeux symboliques, et quatre lignes horizontales forment le premier registre. Dans le second est un homme assis ( celui pour lequel le monument a été élevé). Devant lui est un autel couvert d’oflfrandcs. Un homme vêtu d’une peau de tigre tient un ofîerloire en forme de bras chargé d’une coupe et le présente au personnage assis. Derrière lui est une femme, les bras pendans et sans aucun attribut. Entre eux est une colonne de caractères hiéroglyphiques, parmi lesquels on remarque le signe //o/muc. Dans la troisième division, au dernier registre, sont placés en regard deux femmes accroupies et en regard. Elles sont séparées par deux bandes perpendiculaires de caractères hicrogl 3 ’phiques.

25. Stèle en calcaire. Elle est d’une hauteur médiocre. Deuxschakals y sont en regard sur deux autels, et des caractères hiéroglyphiques sont répandus dans le champ. Cesschakals étaient considérés comme les gardiens de l’hémisphère supérieur et de l’hémisphère inférieur du ciel. Deux bandes parallèles de caractères, divisées entr’ellcs par deux lignes perpendiculaires, séparent ce registre du suivant, où l'on voit trois hommes à genoux ou assis sur leurs talons. Les deux premiers regardent de droite à gauche. Entre le premier et le second est un autel o«

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plntàtune table chargée d’offrandes. Entre le second et le troisième personnage qui regarde de gauche à droite, est un autre amas a’offrandes; tmc inscription est gravée entre chaque autel et les deux premiers personnages. Le troisième tableau ou registre représente quatre hommes à genoux ; tous regardent à droite. Une ligne hiéroglyphique sépare chacun d’eux de celui qui est en avant de l’autre. Sur beaucoup de monumens égyptiens, les petites inscriptions, ainsi disposées, indiquent le nom du personnage représenté.

Enfin, le dernier registre montre trois hommes et une femme à genoux et dans la même attitude que les précédens j une ligne perpendiculaire de caractères égyptiens désigne chacun d’eux.

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