‹ Description du Musée des Antiques de ToulouseChapitre 74 sur 102 · MONUMENS DIVERS · texte numérisé non relu

MONUMENS DIVERS

La ville «le Toulouse possède une belle suite de médailles françaises , «juelqucs objets tic curiosité , de nombreuses boiseries, de délicates sculptures , toutes choses qui cnriehiront bientôt, sans «loute, un vaste cabinet, dont la création honorera l’ Administration. Alors il faudra rapporter, expliquer toutes les légemles de nos médailles; alors aussi on pourra exposer aux regards beaucoup de précieux monumens indiqués dans celte Notice ‘ , mais qui ne peuvent , soit à cause de la matière dont ils sont formés, soit à cause «le leurs proportions, être

I ilaeés dans les galeries qui renferment les marbres anli«jucs, es monumens du moyen âge et ceux de la renaissance.

683. Le nom de Roland est l'objet de nombreuses légendes Pyrénéennes, comme celui des chants de quelipies gran«ls

I Et entr’autres tous Ic.s bronzes, les rases eu fer, en verre, en terre cuite, les monumens égyptiens en bois, des figures indiennes, etc.

poiHes. Qui uc connaît clans nos montagnes l’énorme Lrùcbe cjii'il ouvrit jiour entrer sur les terres des mécrc'ans? La /

1 lierre plate d’un vaste dolmen est , plus loin , le palet qu'il ançait clans ses jeux ; en jetant du haut des remparts de Lus;Junum Convcnaruni sa redoutahle épée vers Barbazan , il l’ornia les trois montagnes qui sont au-delà du lac de ce nom. Blaye conserve cette épée , et montre le tombeau du vaillant paladin. Toulouse gardait son cor d’olifant parmi les objets les plus précieux du trésor de l’abbaye de Saint- Saturnin , et ce cor est maintenant dans les collections du Musée. On ne saurait nier que cet objet est très-ancien , et il est assuré que depuis plusieurs siècles on le conservait à Saint-Saturnin , avec l’évangébstairc de Charlemagne , ce qui cependant ne prouve pas que ce cor soit du même temps.

Les sculptures bizarres dont il est chargé donnent beaucoup d’intérêt à ce petit monument.

G84. Cet autre cor est dépourvu de sculptures. Il provient aussi du trésrjrdc Saint-Saturnin, où on avait oublié de lui donner une illustration pareille à celle du cor dont je viens de parler.

On sait que l’on trouve des cors semblables dans quehjues anciennes églisc.s. A certaines époques de l’année, leur son appelait les ndèles à la prière.

685. Christ en bois, recouvert d’une légère lame de cuivre doré, enrichi d’émaux, de verroteries, etc. Un petit jupon ou tonnelet couvre en partie l’abdomen et les cuisses, comme au chapiteau n." 547, l'étofl’e, dont on a supposé que ce tonnelet était formé, est couverte d’ornemens. Ce monument provient de l’église de Saint-Saturnin, et a près de 3 mètres de hauteur.

686. L’âme d’un évêque est emportée par deux anges dans les cieux. Ce petit monument est en albâtre et date du 1 5.' siècle.

687. La Vierge aux Anges , petite statue en bronze. Elle est formée de deux bas-reliefs semblables qui sont accolés , de sorte que des deux côtés principaux , on voit la figure en face.

688. Statue en porcelaine chinoise , représentant une jeune femme tenant un enfant. C’est un don de M. de Castcllanc.

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