Ce monument en pierre , donné au Musée par M. l’/Uibé
de Montégut, a été élevé d’après les dessins de Bachelier, qui peut-être même a sculpté les tètes des termes qui décorent ce reste de la façade de la maison de l’ancien Juge-Mage. Dans les fenêtres, qu’il a fallu' rétrécir, à cause du peu d'espace que l’on avait à remplir, et qui servent actuellement de niches, on a placé les statues en pierre de sainte Catherine et de saint ÎNicolas , par Bachelier ou par scs élèves. *
Digitizeé W C.iK)gle
Ÿ20. Cette statue de la sainte Vierj^e tenant l'Enfant Jésus, est aussi de Bachelier.
'î'21. Le Christ au tombeau, bas-relief de Bachelier. Cet admirable morceau provient de l’éiçlisc des Cordeliers. Voici ce que dit à ce sujet Dupuy du Grez * : « On y dislinj^ie ( dans » cette église ) , sur tout le reste , un grand demi-relief de la » naissance du Sauveur, et cette pièce est incomparable pour » le dessin, l’expression et l’ordonnance, et les ligures y sont » grandes comme le naturel. Ce n’est pas que tout ce qui est )) de lui fi’y soit fort beau, et |)articulièrcmont les basses-tailles » qui sont sur les trois portes. Il est vrai que celle qui est » dans l'attiquc du milieu , oit la sépulture du Sauveur est » représentée , est merveilleuse et d’une, expression extranr- » dinairc. ...» C’est un fragment de cet a<lmirablc bas-relief que l’on voit sous ce numéro. Il a été retiré de Saint-Saturnin , où on l’avait transporté avec d’autres débris de sculpture de Bachelier, non pour les employer comme objets d’art, mais comme simples matériaux. C’est 1\1. l’Abbé Mortier , Vicaire de cette paroisse , qui a bien voulu nous l’indiquer.
722. Ces .autres débris de bas-reliefs par Bachelier avaient de même été transportés à Saint-Saturnin comme des pierres bonnes tout au plus à être jetées dans les fondemensd’un édifice.
723. Ces fragmens de bas-reliefs proviennent aussi de l’église des Cordeliers ; pn y retrouve tout le talent de Bachelier.
724. Les deux petits Génies qui soutiennent le fragment qui représente le Clirist porté au tombeau , sont aussi de l’école de Bachelier.
725. Tête et buste d’un Apùtrc. Ce beau morceau , dû aussi à Bachelier, faisait partie des décorations de l’autel de la paroisse Saint-Etienne. Bachelier y avait représenté les derniers instans de la Vierge. Les douze Apôtres , statues grandes comme nature , environnaient le lit de mort de Marie.
726. Autre tête d’Apôtre , qui vient aussi de l’autel de Saint- Etienne.
727. Deux groupes d’Anges qui étaient placés sur l’cntahlement de ce grand monument.
1 Ttiiilé de lu Peinture,
728. Plusieurs tètes , débris de statues , sculptées par Bachelier ou par ses élèves.
729. La Samaritaine , groupe en pierre dans le stvle de Bachelier.
730. Bas-relief en bois représentant une Sainte. Il est conçu aussi dans le même style.
731 . Diflerens bas-reliefs en bois représentant de saints personnages , des particularités de la vie de J. C. , des Martyrs , etc. Tous ces objets proviennent de Saint-Saturnin, v
732. Ce buste ou cette demi-statue provient du palais de Bernuy, qui forme aujourd’Iiui le Collège royal , etoù François I." a logé en i 533. On trouve encore sur les murs de l’une des cours de cet édifice , des fresques représentant im aigle et la salamandre qui , comme l'on sait , faisait partie de la devise de François I.'■^ Cette demi-statue était dans une niche de la tour : elle porte une cuirasse à l’antique et est couronnée de laurier. Autrefois, on disait qu’elle représentait François I.''''; ce qui est très-douteux. Ce monument a beaucoup souffert.
733. Alors qu’on annonça dans Toulouse l’assassinat des Guises à Blois, l’indignation des caüioliques égala la douleur causée par cct attentat. Un service solennel eut beu dans la cathédrale, et sur le catafalque on plaça ces représentations du Cardinal et du Duc, faites à la hâte par Bachelier fils.
734. Un Ange portant les i nstrumens de la passion , par N. Bachelier.
733. La sainte Vierge, petite statue qui date d’une époque peu antérieure à celle où florissait ce sculpteur.
Descendant d’une famille de Lucques, Nicolas Bachelier, élève de Michel- Ange , nàquit à Toulouse , vers l’an i485 5 il vivait encore en 1 566. Parmi ses disciples , il faut d’abord compter son fils, et Artus , né aussi à Toulouse , et mort vers 1645 , et Guepin qui vivait encore en i635. Ce dernier forma le talent fougueux de Gervais Drouet, statuaire habile, qui a laissé lieaucoup de traces de son jiassage à Toulouse , à Auch et dans d’autres villes. Ces sculpteurs n’étaient pas les seuls que possédât la cajiitale du Languedoc , au eommencenienl du ly."*'' siècle. Claiifle Pacot , Jean Pacquier , religieux Minime, et quelques autres, ornèrent les églises et les
monumens publics de leurs nombreuses productions. Ambroise Fredeau, religieux Augustin, peintre et sculpteur, créa, vers 1610, une école à Toulouse. Marc Arcis , né près de cette ville , fut l'un de ses éléves ; il mourut en 1 ’j'icf , étant directeur de l’Académie ,de Paris. Il avait formé aussi un grand nombre de sculpteurs , et depuis cette époque jusqu nos jours , l'art de la statuaire a toujours été constamment cultivé, non sans succès, dans Toulouse.
736. Le Christ tenant sa croix , statue en pierre , copie du Christ de Michel-Ange , par Guepin.
737. I^a sainte Vierge tenant l'Enfant Jésus et foulant aux pieds le démon ; groupe en pierre , par Claude Pacot.
738. La sainte Vierge et la Religion, statues par Jean Pacquicn