La Sainte Famille
777. La fuite en Egypte et le Massacre des Innocens , grands bas-reliefs.
778. Autre Fuite en Egypte, et le Cbri.st présenté au peuple, bas-reliefs.
779. Le Parnasse. Copie du grand bas-relief qui décore la salle du Concert, à Toulouse, par d’Arcis.
780. Jean-Baptiste Julia, membre de l’Académie des Beaux-Arts de Toulouse , né dans cette ville , y mourut en 1 8o3. Ce fut l’un des meilleurs artistes de cette ville. Ces arabesques modeléesen cire, et au milieu desquelles on voit Apollon, forment le morceau de réception de cet artiste à l’Académie.
781 . La Sainte Famille , bas-relief ovale, par Labroue, sculpteur, né à Toulouse.
782. Sainte Anne apprenant à lire à la sainte Vierge , autre basrelief ovale, par Magnac , sculpteur , né à Toulouse , mort dans cette ville en 1^85.
783. Des enfans dansant au son du hautbois, bas-relief en marbre blanc , par le célèbre Pierre-Paul Puget. Ce morceau précieux fut donné au Musée par feu M. Clausade, ingénieur en chef du canal du Midi.
784. L’usage des caractères nommés si improprement gothiques, n’a cessé qu’assez tard , et, sans sortir des galeries du Musée , on peut se convaincre qu’en i545 ils étaient encore employés dans Toulouse. La langue romane toulousaine était aussi quelquefois encore celle des inscriptions, ainsi qu’on peut s’en convaincre par l’examen des deux monumens sépulcraux indiqués ici, et qui o’ont d’autre importance que de montrer
3 ue la nationabté méridionale était encore chère aux babitans e cette ville , et que la langue de leurs aïeux était la langue la plus généralement usitée.
785. Epitaphe de Mathurin de Villa , recteur ou curé d’Odars , village situé à deux lieues de Toulouse. Ce monument porte la date de l’an i5o4.
786. Epitaphe de la dame Cunona Volpilhaga, morte en i53o, hôtesse de l’auberge qui portait pour enseigne à la Tête noire.
787. Bénitier , sur la principale face duquel on lit cette inscription en vers :
Umts qui prrnri be Vtan brnoisU 2lurr la main sans lasprrson ,
(Crst une rl)ose besl)onestr,
IDemanbri rn à IDiru parbon.
788. Bachelier avait représenté le Saint Srâulcre dans l’église de la Dalbade, à Toulouse , et Dupuy du Grez nous a laissé une description de ce monument qui servait d’autel ' ; mais sous le règne de Louis XV, à cette époque si fatale pour les arts, 'on renversa cette admirable composition , et il ne nous en re^te que l’inscription ainsi conçue :
Üita mort ooluit et in t)oc tumulo requtroU iHoroque oita fuit nootras oictrir abolioit tlincula ronstregit infrrna subiitue oubegit ,
(Eburesque suos ualibi îtur ipse coi)ortis ^tque triumpl)ator t)inc enigit leo fortis Partants ingemuit tristi tnoro uita recebit.
3ci) bebans est le sépulcre en la forme et manière qu’il est en j^ierusalem ou Jésus €l)rist tl.re Saulueur fut mis. 1 545 .