‹ Description du parc égyptienChapitre 2 sur 75 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

de la Haute-Égyple; on y trouve un café public, des chambres pour quelques-uns des indigènes amenés d'Egypte, des boutiques et des ateliers tenus par ces mêmes indigènes; au premier étage, dans une salle réservée, est une collection de crânes de momies, qu'on peut étudier en' s'adressant soit au commissariat général de l'Egypte, soit au secrétariat de la Sodéié Anthropologique de Paris;

h"* enfin les i?cttn>«, dépendance de TOkel, où deux Anes et deux dromadaires sont montrés au public. '

Les plans du Temple, du Palais et de TOkel ont été faits et n'ont pu être faits qu'en Egypte^ à cause du caractère local des constructions qu'ils étaient appelés à expliquer. On doit à M. Dr&oei^ architecte de la<]ommission Vice-Royalè, à Paris, les plans des écuries.

G*est aussi M. Drevet qui a été chargé de l'exiécution de tous ces plans, en même temps que de leur lapproprialion aux détails de matériaux, de terrain, d'ouvriers, qu'il nous a été impossible de prévoir en Egypte. Par son activité, par son savoir, M. Drevet a su faire face aux mille difficultés qui surgissaient à chaque instdnt sous ses pas. C'était^ en effet, un problème difficile à résoudre que celui d'élçver, en si peu de temps et au milieu des pkûes qui n'ont cessé de tomber pendant

tout le cours du travail, un édifice aassi importait, aitfsi solide et aussi réussi que le Temple. Le môme soin et ie mëse succès ont marqué les effurls de fi. Drevet dans les autres coostructioDs du Parc.

On n'a qu'à jeter les yeux me le Temple pour reconnaître que les travaux de peinture constituent un ensemble de véritables œuvres d*art L'exécution de ces travaux fait honneur à M. Bin [1}. Le pourtour de la salle intérieure du Temple, cette saMe intérieure elle-mâme, méritent surtout de fixer rattention. Ce n'est phis là de la simple décoration^ c'est de la peinture archéologique pour l'application de laquelle une expérience consommée était requise, hi&i que M. Bin n'aii eu qu'à reproduire, dans leur vérité la plus absolue, les modèles envoyés d'Egypte.

La plupart des bas-reliefs qui décorent soit les colonnades extérieures du Temple, soit la salle du musée, ont été moulés sur des plâtres ou des estampages en papier également apportés d'Egypte. Mais il y en a quelques-uns qui ont dû être ou restaurés, ou même refaits à nouveau. Pour ce difficile travail, il nous fallait un artiste dont le talent indépendant sût se plier

(1) Rue du Château, 43, Paris-Montmartre.

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