Thèbes. — Drali-abonl-neggah, Albâtre
Hauteur 22
Statuette funéraire du plus bel albùtre. Les mains sont apparentes, quoique vides. Les légendes sont gravées en lignes horizontales ; les hiéroglyphes finement tracés sont rehaussés de bleu. Un caractère incertain rend le nom propre du défunt difficile à lire. XVllI»"» dynastie.
Dans le Ker^etef , nom mystique de Tenfer égyptien, existent de vastes champs entrecoupés de fleuves et de canaux, que le défunt doit cultiver. C est une nouvelle épreuve imposée à l'âme avant son entrée définitive dans le séjour éternel. Le chapitre 110 du Rituel lui est consacré.
Le chapitre 6 porte pour titre : ch^Lpitre pour faire les schabtipour les travaux dans le Ker-neter. Ces schahti sont les statuettes funéraires elles-mêmes; quoique représentant
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lo défunt dont elles portent invariablement le nom^ elles semblent des aides qu'on lui aurait donnés pour le seconder dans le difficile travail de la culture des champs célestes. Aussi sont- elles toujours extrêmement nombreuses, soit qu'on en ait par.<emé le sol de la chambre mortuaire, soit qu'on les ait disposés dans des boîtes spécialement affectées à cet usage.
On voit par le texte (chap. 6) gravé sur notre statuette, que cette doctrine avait déjà son plein effet sous la XVII l°" dynastie.