‹ Description du Royaume Thai ou SiamChapitre 53 sur 96 · X. UNE MARCHANDE AVEC UNE MARCHANDE · texte numérisé non relu

X. UNE MARCHANDE AVEC UNE MARCHANDE

II y avait deux marchandes , l'une s'appelait ëm, l'autre Chan. La marchande Chëm était ns le marché de la ville, madame Chan dans le LFché sur Ife fleuve. De grand matin madarne êm descendit dans sa barque, alla au marché î se tient sur le fleuve, vit madame '(7/ian qui idait des bananes et des attes et elle les examiit. Madame Chariy sachant certainement qu'elle ilait acheter des bananes et des attes, lui ressa alors ces paroles flatteuses et douces : 0 ma srel mère qui viens en conduisant cette barque 3C 'lès rames, j'invite ma mère à s'arrêter ici et acheter une partie de mes bananes et- de mes es; ô madame, mère bienfaitrice, mes fruits at beaux et invitent à les manger, ô madame! . lùarchànde Chêm s'arrête et demande le prix : jeudis, les bananes odorantes de ma mère, com- 3n ifour un fûang? — Mes bananes, quarante ur UTï fuang, ô madame ! — Les attes de ma fere, combien pour un /«an j, madame? — Trente

pour un fàanQj Madame. La mère Chmit pondit : Si ma mère n'a pas ce prix, vendnH-tlIt ou non î La marchande Chan dit : Comme il pU à ma mère, marchandez, madame, — Je dirai iw seule parole. Madame. — Que ma mère^dised» paroles comme il lui plaira. — Des banarwj donnez-m'en cinquante pour un fiiang^ MadaMt et des attes, donnez-m'en quarante, Madame.-I| ne puis. Madame. — Or, il ne me plaît dedoa* que cela. Madame. — Si ma mère achète, je I* donnerai* quarante-cinq bananes et trente^ûl attes. — S'il en est ainsi,* je demande la penn** sion de me retirer, Madame. Et elle s'en alM« ramant. Bientôt la mère qui vendait les ban** et les attes l'appelle : J'invite ma mère à revcnifi Madame, prenez, Madame ; ma mère veut aAcW à ce prix, je vendrai, mais je perds beaucoupjji n'ai absolument aucun bénéfice.

^1 XI. DES FEMMES QUI BE DISrOTENT.

Madame Suk alla pour demander à madan Thong de lui prêter un fJiang^ en disant : Ma mèf Tliouf/y Madame, ma mère Tliongî je viens oiivrant la bouche à ma mère Thongj je prie ma mèv

ig 9 prêtez-moi au moins* un ftiang, j'en ai d besoin; je ne retiendrai pas le bien de ma B Thong jusqu'à dix jours, ô Madame, je Taperai à ma mère Thong certainement, Madame. ame Thong donna l'argent à madame Suk; lout de dix jours madame Suk ne paya pas. Ame Tliong va pour le redemander en disant : irez-vous me rendre mon argent ou non ? Je ande à différer jusqu'à cinq jours. Les cinq 9 étant passés, madame Thong redemande de veau son argent ; cellcrlà demandait un délai leux jours. Alors madame Thong se fâche : 0 i^Suk, en voyant ta figure, nous pensions que lais juste et fidèle ; mais maintenant je vois que &une menteuse ; quoi que tu dises, il n'y a abîment rien devrai. 0 femme effrontée! ô tromse ! ô déliontée ! tu as emprunté pour dix jours, naintenant il y a plus de dix jours écoulés, iment n'as-tu pas de honte pour les paroles tu as prononcées? ô fourbe! ô impudent ame Suk répond : 0 madame Thony^ mad' ng, combien vous rac dites d'injures ! Un fùany ainement n'a pas la grosseur du genou. — Oh I obstines encore à disputer 1 S'il n'a pas la grosdu genou, pourquoi ne le cherches-tu pas

pour me payer? — 0 ma mère ! je n'ai pas encore . pu le trouver. — Tu cours après ton galant, c*al pour cela que tu ne Tas pas cherché. — 0 mi mère, femme Thong, vous m'injuriez beaucoup, vous me coupez en morceaux par yos paroles. - C'est ainsi que je t'accablerai d'outrages ; pourquoi ne me paies-tu pas ce que tu me dois? — Âi-jedit que je ne vous paierais pas? je vous paierai certainement. — Pourquoi donc ne me paies-tu ptfy I ô voleuse! à Tinstant même, ta mère, je te sootfletterai. — Très-bien ! viens me souffleter, mus, viens donc. Femme Suk viens jouer ensemble. Mar dame Suk accourt pour se donner mutuellement des soufflets ; les assistants les arrêtent ; les deus femmes ne purent pas se souffleter mutuellement.

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