FIN
poût déjà renversées au commencement du xviii* sièclCi soot demeurées dans le même élat.
Les quatre tours qui flanquaient l'ouvrage avancé construit l au XV* siècle sont encore debout ; mais tous les faites sont I découronnés, les parapets détruits, les embrasures déchirées, les parements excoriés et rongés. Elles sont bâties de brique et de pierre, et de dimension colossale. Trois sont à ciel ouvert, une seule a conservé la voûte de son étage supérieur.
Tel qu'il est, et malgré son état de ruine, le chàteaa d'Ârques est encore un monument du plus haut intérêt pour * 1 rétude de notre ancienne architecture militaire et féodale. Toutes les dispositions que nous avons décrite y sont encore visibles, et nul monument de cette époque ne nous fournit, sur cette branche si importante de l'art français au moyen âge, de notions plus* complètes et des indications plus pré* cieuses. A ce titre seul, les restes du château d'Arqués, qui rappellent de si grands souvenirs, mériteraient les sacrifices que r£(al s'est imposés pour les sauver de la destruction, qui, malgré des efforts individuels, n'eûtpas tardé sans doute à les atteindre en d'autres mains que les siennes.
Ibi9. — ABBEVILLE. — TYP. ET STÉR. GUSTAVE RETAUX.