TI PRÉFACE
donné le titre et j'ai indiqué les pages consultées. Mais on verra que, dans son ensemble, mon travail a exigé le dépouillement d'un grand nombre de livres, souvent rares ou peu connus.
La première partie reproduit en substance, et quelquefois littéralement , des articles insérés dans VAkhbar d'Alger, sous ce titre : Le Maroc, Notes d un voyageur, 1 858-1 859, et dont le rédacteur en chef du journal fit un tirage en brochure, à petit nombre d'exemplaires. Si l'on y rencontre des inexactitudes , j'ose espérer qu'elles paraîtront généralement excusables, à raison des barrières qui ferment le Maroc aux investigations des Européens. Ils ne peuvent voir que peu de choses par eux-mêmes dans ce pays, et les informations prises auprès des indigènes et contrôlées les unes par les autres ne mettent pas entièrement à l'abri de l'erreur.
Je me suis appliqué ordinairement à dire les choses dans le moins de mots possible, surtout en exposant l'histoire qui correspond au moyen âge; les faits ont paru alors trop condensés pour être
indiqués par un titre, au commencement des alinéas; la table analytique y supplée. Les événements des temps modernes sont rapportés avec plus de détails, parce qu'ils se mêlent à l'histoire des nations chrétiennes et intéressent davantage la généralité des lecteurs.
Les noms propres arabes ou berbères sont né-
cessairement reproduits d'après une orthographe plus ou moins arbitraire. On sait qu'ils sont soureot intraduisibles par les lettres et les articulations usitées dans notre langue et qu'il n'y a pas encore de système de transcription conventionnelle généralement adopté.
En France, tantôt on se rapproche de la prononciation et de l'orthographe arabes , tantôt de celles qui ont prévalu en Algérie par l'usage vulgaire : les écrivains ont chacun leur système ou tombent dans la confusion. La Commission scientifique d'Algérie adopta autrefois un mode de transcription uniforme pour ses publications; il se complique d'apostrophes et d'accents, et n'a pas prévalu. L'impossibilité de suivre moi-même le tirage des feuilles de mon livre a laissé subsister de la différence dans les formes orthograpLiques de quelques mots répétés çà et là ; mais cette légère anomalie ne cause aucune obscurité. Le lecteur voudra bien , pour des fautes plus graves, consulter l'errata à la fin du volume.
Grand-Séminaire de Langres, 40 juin 4860.
DESCRIPTION ET HISTOIRE DU lAROG