CHEVAUX
Achillis, Amor.
Botrocales. Cupido.
AiAimnoN, Dignus.
KAAAUPOMOC.
Musalliger.
Boscius.
Sidereus, Speciosus.
Toxxotes, Turrifîcaloras, Tutus.
A Rome, les conducteurs de chars {agitatores ou aurigœ) furent divisés d'abord en quatre groupes ou factions^ qu'on distinguait par la couleur de leurs vêtements, savoir : les blancs, les rouges, les verts et les bleus. Domitien leur adjoignit les pourpre* et les dorés; mais ces deux dernières factions furent supprimées sous Trajan. Les spectateurs, suivant leur caprice, favorisaient une de ces couleurs, et il est fort probable que les Romains engageaient des paris pour une faction,
pour un aurige ou pour des chevaux, attendu que Suétone et Martial parlent tous deux de diverses gageures (sponmnes) tenues pour ou contre des gladiateurs. Après que Constantinople fut devenue la capitale de l'empire, les quatre factions deThippodrome furent réduites à deux, les bleus et les verts.
Le cirque avec ses accessoires est représenté de diverses manières sur les médaillons contomiates, sur des monnaies ou des médaillons romains, sur d'anciens monuments et sur une mosaïque découverte à Lyon en 1808.
Cette mosaïque, avec tous ses détails et ses couleurs, a été publiée par M. Artaud. Sur la planche qui accompagne la description, on voit en pleine carrière huit quadriges, dont plusieurs sont renversés et dont les auriges portent des vêtements bleus, verts, blancs et oranges ou rouges, pour indiquer celle des quatre factions à laquelle ils appartiennent. Domitien, comme nous venons de le dire, ayant porté à six le nombre des factions du cirque, les quatre couleurs qui figurent seules sur la mosaïque de Lyon prouvent que la date de ce monument est antérieure au règne de cet empereur.
Onuphre Panvinius, en 1647, a publié à Padoue un livre latin sur les Jeubx du cirque. Les gravures du temps qui accompagnent cet ouvrage nous oflrent la représentation du grand cirque, du cirque de Caracalla à Rome, et de l'hippodrome de Constantinople.
Sur les revers des médaillons contorniates, presque tous les chars de course sont attelés de quatre chevaux, et nous n'avons trouvé que deux ou trois exemplaires avec représentation d'un bige. Néron, pour se distinguer, concourut et remporta le prix, monté sur un char attelé de dix chevaux, et une calcédoine gravée, n' 1871 du Cabinet impérial de Paris, nous montre un vainqueur dans un char attelé de vingt chevaux.
MÉDAILLONS GONTORNIATES