‹ Description générale des médaillons contorniatesChapitre 28 sur 68 · AMPHITHÉÂTRE · texte numérisé non relu

AMPHITHÉÂTRE

L'amphithéâtre était particulièrement consacré :

1* Aux combats des gladiateurs entre eux, soit un à un, soit par troupes.

2* Aux combats des bétes féroces entre elles (venatùmes), ou contre des hommes auxquels on donnait le nom de bestiarii. Suivant Pétrone (Sat. F), les bestiaires étaient distincts des gladiateurs et regardés comme une classe inférieure parmi les combattants. Dans rorigine, ils étaient complètement protégés par une armure offensive et défensive, et avaient le casque, le boucher, une épée ou un couteau; mais plus tard, ils combattirent sans autres armes défensives que des bandages sur les jambes et aux bras, gardant Tépée pour toute arme.

Ce fut, dit-on, sous le consulat d'Appius Claudius, l'an 303 ou 304 avant l'ère chrétienne, que le premier combat de gladiateurs fut offert aux Romains ; mais il est plus probable que, conformément à l'opinion de Tite-Iive et de Valère-Maxime, ce genre de spectacle ne fut inauguré qu'un peu plus tard, à Rome, l'an 264 avant Jésus-Christ, par deux frères du nom de Brutus, à l'occasion des funérailles de leur père. Cette coutume barbare était sans doute une imitation de celle qu'avaient les Grecs et d'autres peuples, qui, dans les premiers temps, immolaient des prisonniers sur la tombe des guerriers morts en combattant, dans le but d'apaiser leurs mânes. Ainsi, une scène représentée sur une belle ciste pubUée par Raoul Rochette nous montré Achille immolant des prisonniers troyens sur le tombeau de Fa-

trode. (Mommentê inkdiu, pi. XX.) Ce même sujet figore également sur un tombeau étrusque découTert par Noèl Des Yefgers. Rome, après les Brutus, yit renouveler plusieurs fois ce genre de spectacle, et bientôt quelques magistrats firent combattre des g^diateors pour les plaisirs du peuple romain, surtout à Tépoque des saturnales et aux fêtes de Minerve.

Pour la célébration des divers jeux que C. Scribonius Curion» rioi des chauds partisans de Jules César, donna à Toccasion des funérailles de son père, il fit élever deux vastes théâtres de bois, fixés chaeuii sur un pivot et adossés l'un à l'autre par leur partie convexe. Pen« dant la première partie du jour, on y joua des pièces dramatiques ; puis, ces deux théâtres tournant à la fois et avec leurs spectateurs sur leurs pivots, se rejoignirent par leur partie concave et ne formèrent ainsi qu'un amphithéâtre, où furent représentés des combats de gladiateurs (1). A l'inauguration de son nouveau forum et du temple de Vénus , Iules César doAna , Fan 46 avant Jésus-Christ, des combats de gladiateurs dans un édifice de bois, garni de sièges, bâti exprès pour la circonstance, et démoli à la fin des jeux. Alors seulement furent déterminés la forme ti la disposition de ce qu'on appela depuis un amphithiâlre ; mais ce ne fut que dix-sept ans plus tard que, sur l'ordre d'Auguste, Statilius Taurus fit élever le premier amphithéâtre stable, dont la construction était partie en pierre, partie en bois; cet édifice devint la proie des flammes sous Néron. Cet empereur, en moins d'une année, en fit bâtir un nouveau dans le Champ de Mars, et bientôt ces monuments se multiplièrent à Rome, où, de nos jours, où peut voir les ruines de quelques-uns, tels que Y amphithéâtre Cas- ^enie, bâti peut-être par Tibère, pour les jeux de gladiateurs de sa garde. C^était un monument peu considérable, construit en briques et revêtu d'un ordre corinthien, situé sur la colline des Esquîlies, dans la cinquième région , et dont on trouve encore des vestiges sur la

(1) Un denier Ùé k famille Liribefà, Avec Ut tdte dé L. ftégnliu, â pour nifait deux fUdiitein aai« Tuti anii< de U Unee «ûmbatUni un lion» rautre avec la bondier et r^e le déf^dant contre un tigre; plus loin, un taureau blessé (Cohen, pi. XXIV» 1). Cette monnaie est de Tan 46 ou 45 avant Jésus-ChrisL

gauche de Tégli^ de Samte-Groix de Jérusalem (1). — L'amphithéâ^ tre le plujs coosidérable de Rouie, commeneé en 78 par Vespasien^ pt terminé par Tilus, est connu généralement sous le nom de Colisée, à cause d^une statue colossale de Néron, haute de trente<-neuf mètres, et qui SB trouvait anciennement placée dans le voisinage. Le Colisée avait La forme elliptique et pouvait contenir quatre-vingt-sept mille spectateurs» au dire de quelques auteurs, et, selon d'autres, la popu«lation entière de Rome; ses ruines subsistent encore et excitent notre admiration. Il offrait à Textérieur trois rangs de quatre-vingts arcades, dont le pourtour entier mesurait environ quatre cent deux mètres, et la hauteur vingt-cinq mètres et demi. Une inscription antique trour vée à Rome, dans Tamphithéâtre même, nous apprend que, sous les règnes de Théodose II et de Yalentinien lU (425 i 450), le préfet de Rome, Lampadius» fit réparer Tarène, le podium, les portes et les gradins de cet édifice (2). Le Colisée, jusqu'en 523, fut spécialeu^ent affecté aux combats des gladiateurs et des bétes féroces, et il est représenté sur le revers d'un magnifique médaillon de bronze de Gor** dien III, faisant partie de la riche collection de M. le duc de Blacas, et dont nous donnons le dessin sur notre planche YUI, fig. 11. Ce monument est aussi représenté, sous divers aspects, sur des grands bronzes de Titus et de Yespasien, cités par M. H. Cohen dans^ sa DescripUon des monnates de l'empire romain, 1. 1, p. 359, n"* 163, et p. 362, pi. XVI, 184.

Rome eut encore Yixmphithéàtre de Trajan^ bâti par cet empereur, l'an 99 de Jésus-Christ, dans le Champ de Mars, et qui fut démoli par Hadrien.

(1) Un priTilége spécial a été accordé, dit-on, par les papes à la chapelle souterraine de cette église, où une messe des morts, dite à un certain jour, délivre une ftme du purgatoire, au moment de l'élévation de Thostie.

(2) SALYts dd NN THEODOSio. ET PLACIDO, VàterUiniono \\ nvFtis caecinâ. feliz. lahpadivs. y. Cf etitd, praef» yrb || harenam. amphitheatri. a. novo. yna. cvh. podio et portispûstû || cKs* ssD. ET. RBPAaATis. SPECTACYU. GRADiBYs. TestOuit. (Orelli, Insciif^. laLsekct. t I. p. 69. N« 13.) Les lettres effacées de cette inscription sont indiquées ici par des caractètces itar liq[ues.

Diverses inscriptions anciennes , où il est question de courses de chars et de combats de gladiateurs, mais surtout les ruines nombreuses disséminées sur tous les points de Tempire, prouvent incontestablement que presque toutes les villes un peu importantes des provinces romaines possédaient des hippodromes ou des amphithéâtres. Parmi les monuments de ce genre dont les noms nous ont été transmis et dont les ruines se voient encore, on cite les amphithéâtres de Garthage (1), d'Alexandrie, de Thisdri, en Egypte; de Ghelma, dans l'Algérie (2); d'Antioche (Syrie), de Séleucie (Isaurie), d'Albe (Latium), d'Otricoli (Ombrie), de Cângliano (Piémont), de Pouzzoles , Capoue, Vérone, Pœstum, Fidènes, Plaisance, Syracuse, Agrigente, Gatane, Argos, Gorinthe, Pola (Istrie), Hipella (Espagne), Arles, Nîmes, Fréjus, Orange, Saintes, Autun, Poitiers, Bordeaux, Toulouse, etc. D est même probable que dans les derniers temps de Tépoque romaine, Paris avait eu aussi ses arènes, que Ghilpéric rétablit au sixième siècle, car Grégoire de Tours dit, en parlant de ce roi : Parinis cirœs œdificare prœcepit^ eosque populis spectandum prœbens (lib. Y, cap. 18). Montfaucon, Le Roi, Sauvai et un article du tome XIY de l'Académie des belleslettres, cités par Gaylus, t. II, p. 376, attestent également qu'en 1284 il existait, à Paris, dans le quartier de l'abbaye Saint- Victor, un terrain appelé les Arènes ou le Clos des arènes.

Les gladiateurs combattaient dans l'arène, dont le sol était couvert de sable ou de sciure de bois, afin d'étancher le sang et empêcher les combattants de glisser. Les bêtes fauves étaient tenues dans des fosses appelées caveœ. L'arène était entourée d'une grille de fer, d'un canal plein d'eau et d'une muraille haute de quatre mètres, garnie d'un parapet, et sur laquelle était étabU le podium^ où se trouvaient les places d'honneur et réservées, telles, par exemple, que la loge de l'empereur, les banquettes des sénateurs, des ambassadeurs, des vestales et du personnage qui donnait les jeux. Les chevaliers romains

(i) Au sud-ouest de la colline de Byrsa, M. Falbe a trouvé les ruines d*un cirque avec saspinaet ses carceres. Nous savons d*aiUeurs par divers auteurs, et notamment par Saint- Augustin, que les Carthaginois étaient fort passionnés pour les spectacles de l'arène.

(2) Découvert en 1857.

étaient placés sur quatorze rangs derrière les sénateurs, et après eux venait le peuple, assis sur des degrés de pierre. Sous la république, les femmes, pendant longtemps, ne purent assister aux jeux de Tamphithéâtre qu'avec l'autorisation des parents ou des personnes dont elles dépendaient ; plus tard, cette restriction fut abolie, et Auguste assigna aux femmes des places particulières dans les rangs les plus élevés de l'enceinte. Les esclaves n'étaient pas admis à ces jeux.

Jusqu'à l'an 61 avant Jésus-Christ, les spectacles des gladiateurs durèrent sans interruption toute la journée; mais, à partir de cette époque, un entr'acte fut établi, pendant lequel le peuple allait dîner, puis venait de nouveau jusqu'au soir reprendre sa place à l'amphithéâtre. Après le triomphe de Trajan sur les Daces, l'empereur fit donner au peuple des spectacles qui durèrent cent vingt-trois jours. Dion Gassius porte à dix mille le nombre des gladiateurs qui combattirent, et o]i tua à cette occasion onze mille animaux de différentes espèces.

Martial, Sénèque et Suétone parlent d'un théâtre mobile qui, par un mécanisme caché, s'élevait rapidement à une grande hauteur, au milieu de l'arène, et où se plaçaient quelquefois des gladiateurs pour s'y livrer au combat. Enfin, à proximité de l'amphithéâtre, était le spoliarium, espèce de charnier où l'on traînait avec des crocs les gladiateurs tués ou blessés mortellement.

Dans l'origine, les gladiateurs furent pris parmi des esclaves, des captifs ou des criminels condamnés à mort, auxquels on permettait de racheter leur vie en descendant ainsi dans l'arène, où ils durent, jusqu'au règne d'Auguste, se battre à outrance. A dater de cette époque seulement, ils piu^ent être exonérés ou libérés après un certain temps de service, et l'on vit alors des hommes libres, excités par l'appât d'un salaire ou déterminés par leur goût , embrasser cette étrange profession. Des femmes même, et aussi des nains, prirent quelquefois une part active aux combats de l'amphithéâtre ; mais en général cependant, les gladiateurs salariés étaient, pour la plupart, des barbares, c'est-à-dire des Gaulois, des Daces, des Germains, des Thraces ou des Goths, achetés ou engagés, et dressés par des maîtres

(lanistœ) qui leiu* enseignaient les règles de leur art, les logeaient et

les nourrissaient en commun dans des écoles on des établiss^nents particuliers. Nous lisons dans. Suétone que. Tan 60 de notre ère, Néron contraignit des sénateurs et des cheTaliers à combattre dans Tarène, soit entre eux, soit contre des animaux féroces. On sait qoe l'empereur Commode , avant de revêtir la pourpre , avait exercé la profession de gladiateur, et qu'après être parvenu à l'empire, il con* tinua à paraître comme acteur dans l'arène. Ainsi, il est représenté à cheval et combattant un lion, sur ses trois monnaies suivantes :

N coHM. AifT. AVG. P. BRiT. Buste dc Commodc, à dr., tête nue, et vêtu du paludamentum.

VU vmr. AVG. TR. p. vu. imp. mi. cos. m. p. p. L'empereur k cheval, armé d'une lance et attaquant un lion. (Mionnet, Romaines^ t. I, p. 253.)

M m p. M. TR. p. X. IMP. vn, COS. nu. p. p., et, à Texergue, virt.. AVG. Même type. (Collection de M. H. Hoffmann.)

M ANTONiNvs. coHMODvs. AVG. Buste de Commode, à dr., tête nue, et vêtu du paludamerUum.

m VIRTVTI. AVGVSTI. TR. P. VIU. IMP. ffll. COS. HI. P. P. HêmC

type. (Collection de M. H. Hoffmann.)

n y avait plusieurs sortes de gladiateurs, qu'on distinguait par leur armure et leur manière de combattre. Les secutores, littéralement pourmiveurSj tiraient leur nom de la manière dont ils poursuivaient tout autour de l'arène l'adversaire (retiarius), qui, en jetant son filet, avait manqué son coup et qui, étant dépourvu d'armure défensive, se voyait forcé de prendre la fuite jusqu'à ce qu'il pût ramasser son filet pour le lancer une seconde fois; les «ecutores avaient le casque, le bou* clier et l'épée ou une massue plombée à l'un de ses bouts ; ils se bat^ taient ordinairement un à un contre les rètiaires, dont la tête était nue, qui portaient une tunique courte et qui avaient pour armes offensives, à la main gauche un trident appelé fascina et à la droite un filet, dont ils tâchaient d'envelopper leur adversaire. On appelait mirmUkmùi certains gladiateurs dont le casque était orné d'un poisson, et qui se

battaient aussi contre les rètiaires; leurs armes étaient le bouclier et la faux. Il y avait encore les thracet ou skarii (Cicero, Rose. Am. S), armés d'un grand coutelas appelé supina, à tranchant recourbé et à lame pointue; les samnites ou hoplomachi, armés comme les soldats samnites, c'est-à-dire qui avaient un casque fermé, avec des ailes de chaque côté (pinnœ), un bouclier du genre de ceux qu'on appelait scuta^ un jambart (ocrea) à la jambe gauche, et au bras droit, qui n'était pas protégé par le bouclier, un brassard (manica) ; les dimor duni, munis de deux épées; les laqiiearii ou laqueatores, qui se serraient d'un lacet ou nœud coulant pour étrangler leur adversaire; les andabatœ, qui combattaient à cheval et les yeux bandés ; et enfin, les essedariiy montés sur des chariots et combattant à la manière des Bretons et des Gaulois (1). Lorsque les gladiateurs s'attaquaient par troupe, on les appelait catervarii^ et on désignait par le nom de bestiarii ceux qui combattaient les bétes féroces.

Au jour de combat, les gladiateurs défilaient dans l'arène, d'abord en troupe et puis par couple, après avoir déposé leurs armes, afin qu'on pût les inspecter; puis, ils préludaient à leurs jeux sanglants par un combat simulé avec des épées de bois, qu'ils maniaient avec beaucoup de dextérité. Hais bientôt la trompette se faisait enlendre, et à ce signal ils reprenaient leurs armes, s'attaquaient et combattaient jusqu'à ce que l'un des adversaires fût terrassé et se déclarât vaincu, ce qu'il annonçait en abaissant ses armes. Le sort du vaincu dépendait alors du caprice du personnage qui donnait les jeux, ou des vestales, ou du peuple, qui se prononçait par un signe : pour la vie en fermant le pouce, ou pour la mort en tenant ce doigt tendu en avant. Dans ce cas, le gladiateur condamné périssait par l'épée et recevait le coup mortel avec résignation et courage. Quelquefois aussi

(t) n y avait encore une classe spéciale de gladiateurs appelés meriékmHt dont le nom 80 troore dans une inseriptioa n^ 2587, citée par Orellî. D*aprëa Suétonte {Claud. 34) et SéaèquQ (fip* 7 et 95), les meridiani étaient des gladiateurs vêtus d'une simple tunique, armés d'un casque, d'une épée et d'un bouclier, qui combattaient en manière d'intermède au milieu du jour, lorsque étaient terminés les combats contre les bétes féroces^ qui d'ordinaire oecupaient toata kmjitînée*

rarrivée de l'empereur à Tamphithéâtre délivrait un gladiateur terrassé et lui faisait obtenir son renvoi {missio); mais ce renvoi n'était pour lui que provisoire et momentané, attendu qu'il était tenu de reparaître dans Tarène au spectacle le plus prochain.

Les édiles eurent d'abord l'intendance des jeux du cirque et de l'amphithéâtre; elle passa ensuite aux préteurs; et enfin Commode, l'an 1 80, en attribua l'inspection aux questeurs. Tout gladiateur, après trois ans de service, obtenait son congé définitif et avait la condition d'affranchi, à l'exclusion pour toujours de la qualité de citoyen. Comme nous l'avons déjà dit, ces spectacles cruels furent plusieurs fois abolis ou suspendus par des édits impériaux, mais ils furent toujours repris, et les jeux du cirque aussi bien que les combats contre les bêtes féroces durèrent jusqu'à la fin de l'empire d'Orient. Les combats des gladiateurs avaient cessé entièrement sous le règne d'Honorius.

MÉDAILLONS GONTORNIATES

dont lbs sujets sb happortent aux combats et aux chassbs de

l'amphithéâtre.

PLANCHE Vin.

9. L'amphithéâtre de Gonstantinople ou hippodrome avec la spina et divers accessoires; deux quadriges galopant à droite, des bêtes féroces et un bestiaire ; à l'exergue, vota. xx. €, et deux gladiateurs armés et combattant.

(Avec Valentinien III. ~~ Cabinet impérial de France.)

Médaillon coulé et encastré.

10. iMP. GORDiANvs. pivs. FELIX. AVG. Buste lauré de Gordien III, à

g., en costume militaire, portant la lance sur l'épaule droite; sur la cuirasse, Tempereur à cheval, dont un homme tient la bride; le tout dans un cercle de grènetis.

Bl p. M. TR. p. vn. cos. n. pp. Le grand cirque avec la spina^ l'obéUsque et les pyramides; dans l'intérieur, urf quadrige et un bige galopant à gauche, et l'empereur couronné par la Victoire dans un char de face à six chevaux, précédé par trois soldats qui portent de longues palmes? Sur le devant du cirque à droite, deux soldats ou gardes et quatre couples d'athlètes ou lutteurs, dont les deux derniers, à gauche, semblent se retirer.

(Cabinet impérial de France et Collection Hoffmann.)

11. IMP. GORDIANVS. PIVS. FELIX. AVG. Bustc lauré de Gordien, à g.,

tenant la lance et un bouclier sur lequel est figuré un cava* lier précédé et suivi d'un soldat à pied.

RI MVNiFicENTu. GORDiANi. AVG. Le CoUsée avcc ses trois rangs d'arcades; dans l'arène, un taureau combattant contre un éléphant monté par son cornac; l'empereur occupe le centre du podiunij au milieu des spectateurs; à gauche de l'amphithéâtre, une statue sur son piédestal (c'est probablement une des entrées du Colisée), et à droite, une grande statue (de Neptune?).

(Cabinet impérial de France et Musée de M. le duc de Blacas.)

Dans une de ses épigrammes (Specf. epigr. XIX), Martial parle d'un combat semblable, entre un éléphant et un taureau; et nous lisons dans Tite Live que les éléphants figurèrent pour la première fois dans les combats du cirque, l'an 586 de Rome ou 168 avant J. C. (L. xliv. 18. 1. L)

12. IMP. CAES. vESPASiANvs. AVG. cos. ui. Tête radiée de Vespasien, à

droite.

RI Gladiateur rétiaire^ casqué, tourné à droite, le pied gauche

sur une proue de vaisseau, tenant dans sa main droite le trident ou fuscina.

(Avec Trajan. -* Cabinet impérial de France.)

iS. Intérieur de l'amphithéâtre. Une femme a genoux, dont la tête est ornée d'une couronne, implore la pitié d'un gladiateur ou d*un employé de l'amphithéâtre, debout et tourné à droite. Sur le second plan, à droite et au haut d'un mur, on voit trois animaux féroces debout, dans des loges séparées par des compartiments. L'artiste a voulu peut^ être représenter une chrétienne condamnée aux bêtes, et portant déjà la couronne du martyre.

(Avec Horace ou Néron. — Cabinet impérial 4^ fnxM* «^ Collection de M. le comte de Rennesse.)

14. Un sauteur franchissant un ours au moyen d'une longue perche sur laquelle il a pris son élan.

(Atcc Trajan. — Cabinet impérial 4» France.)

Page 1