‹ Description générale des médaillons contorniatesChapitre 31 sur 68 · Tête nue de Néron tournée à droite. Derrière, une massue · texte numérisé non relu

Tête nue de Néron tournée à droite. Derrière, une massue

transversale; devant, le monogramme formé des lettres p. e; le tout dans un cercle de grènetis.

Ri Légende barbare.. Athlète nu, debout, à droite; derrière, une palme; le tout dans un cercle de grènetis. Dans le champ, à partir d'en bas jusqu'à la ceinture de l'athlète, un parquet de grènetis à dessins quadrillés. (Fabrique barbare.)

La massue, le monogramme, la palme et le corps de l'athlète sont incrustés de filets d'argent.

(Collection de M. Gonzalès.)

M. de Witte avait été autorisé par M. Gonzalès à publier cet exemplaire dans la Revus numismatique; mais il a bien voulu nous en donner le dessin pour le faire figurer dans notre livre, dès qu'il a su que nous publiions une Description générale des contorniates.

3. FiLiNvs. Athlète nu, regardant à droite et tenant une couronne

dans la main droite élevée, debout entre deux personnages en toge, dont celui de droite tient un bâton et l'autre une flûte.

(Avec Néron ou Trajan. — Cabinet impérial de France. — Musée de la ville de Grenoble.)

D'après l'opinion générale, l'athlète FiJinus, ou plutôt Phili-

nus, était originaire de Gos ; il est cité par Pausanias et par Plutarque comme un vainqueur célèbre aux jeux olympiques.

4. PBTRONi. PLACEAS. Trois pcrsounagcs debout, tête nue et en toge ;

celui du milieu tient un petit orgue sur la main gauche ; celui de derrière, une flûte, et l'autre paraît s^entretenir avec le personnage du milieu.

(Avec Salluste. ~ Cabinet impérial de France. — Musée impérial de Vienne. — Musée de la ville de Grenoble.)

5. D. N. THEODOsivs. P. F. AVG. Bustc diadème de Tbéodose I*' à

droite.

n^ M. viNCAS. Femme debout à gauche, tenant une couronne dans sa main droite élevée; devant, quatre jeunes filles, et derrière, deux garçons.

(CoUection de M» le comte de Rennesse.)

Comme, d'après Tanini et Pembrocke, Eckhel cite deux contomiates de ce type, l'un avec le nom entier de margarita, l'autre seulement avec les trois lettres mar, nous pensons que, sur notre exemplaire, la lettre m est aussi l'initiale du nom de Marguerite.

6. DN. PLA. VALENTiNiANVs. P. P. AVG. Bustc diadème de Valenti-

nien III, à droite; devant, une palme incuse.

Hl PLACEAS. PETRI. Daus uu ccrcle de gros grènetis, un orgue placé entre deux personnages occupés à faire agir le mécanisme. A gauche de l'orgue, un troisième personnage. (Médaillon de très-grand module et d'une belle conservation.)

(Cabinet impérial de France.)

Un orgue est aussi représenté sur la base de l'obélisque placé à l'hippodrome de Gonstantinople. Cette base, en marbre blanc sculpté sur ses quatre faces, a été décrite par P. Gyllius, qui dit en parlant de la face orientale : c Latus orientale habet in parte inferiori très ordines ; infimus continet de-

cem et &ex personas, alias viriles, alias muliebrei, saltantes, alias argana puisantes. » {De Constanlinopokos topographia, lib. II, cap. XI.) Zoëga, Gronovius et Banduri parlent aussi de cette sculpture. Un orgue figure également sur un dyptique d*ivoire mentionné par Mafiei. (Muséum Vercmeme, pi. CXI.)

Quelques auteurs anciens ont parlé de Vhydra/ule ou orgue hydraulique, dont Tinvention est attribuée à Ctésibius, mathématicien d'Alexandrie. Tout ce qu'on sait sur le mécanisme de cet instrument, c'est que la pression de l'air dans les tuyaux avait lieu par l'impulsion de l'eau. Julien II, dans une épigramme (1), et Théodoret (2) disent, en pariant des orgues, que c'était un instrument c formé de tuyaux de cuivre où l'air était amené et poussé par des soufflets, et qui, touché par des doigts habiles, rendait des sons harmonieux. »

Quant à l'orgue d'église, le premier dont il soit question est celui que Constantin Copronyme envoya, dit-on, en 757, à Pépin le Bref, qui le fit placer à Compiègne, dans Té^se de Sainte-Corneille. L'abbé Fleury, dans son Histoire ecclésiastique, dit que les ambassadeurs de Constantin arrivèrent avec leurs présents à Compiègne, pendant la tenue d'une assemblée générale de la nation.

7. Orgue entre deux personnages, tête nue et debout; celui de droite tient un flabellum dans sa main droite élevée.

(Avec Néfon ou Trajan. — Cabinet impérial de France. * Musée briUsnique.)

Sur quelques peintures de vases grecs, on voit Vénus ou des

(i) Àmtarmn fishUanan, non nostro flatn animatamm, sed vento ex taurino ipecn, id est, follibus prorompente, qui se in eamm radicem insinuât, dmn intérim Tir quidam perltus cekrwn digitorum ope suavem concentum elidt. (Voir Ecl^hel, t. VUL, p. 304.)

(2) EJusdem enim fuit formée cum organo tubis composîto et follibua animato, quod artificis digitis motum harmonioos illoa coneentus effidt. (Théodoret, Traité de la IVq? vûieyice, diKours m.)

hermaphrodites représentés avec un flabellum à la main. Une statuette en terre cuite, N* 1322 de la collection !• Fould, représente une femme debout, le coude appuyé sur un cippe, la tête couronnée de lierre, et vêtue d*une grande robe ouverte sur la poitrine; ell^ tient un flabellum dans la main gauche.

8. LAVRENTi. NiGA. k droite d*un orgue, un personnage debout,

regardant à gauche et tenant un flabellum dans sa main droite élevée. A côté de l'orgue, deux flabellum.

(ÀTec Néron. — Cabinet impérial de France. — Musée impérial de f Vienne.)

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