‹ Description générale des médaillons contorniatesChapitre 49 sur 68 · GALBA. AVGvsTvs. Tête laurée de Galba, à droite · texte numérisé non relu

GALBA. AVGvsTvs. Tête laurée de Galba, à droite

I^ Victoire Nicéphore, debout à gauche et tenant une palme. Dans le champ, s. c.

(CoUection de M. H. Hoffmann.)

Type commun qu'on trouve sur le revers de beaucoup de monnaies.

2. Buste casqué de Rome, à droite, tenant une lance qu'on aper-

çoit derrière le casque.

Bl Victoire Nicéphore , marchant à gauche. (Fabrique barbare.)

(Cabinet impérial de France.)

3. Victoire debout à gauche, tenant un bouclier sur lequel on lit :

s. p. Q. R. Dans le champ, les lettres s. c.

(Avec Trajan. — Cabinet impérial de France.)

Type emprunté à des monnaies de Vespasien et de plusieurs autres empereurs.

4. iMP. coNSTANTiNvs. P. F. AVG. Buste diadème de Constantin le

Grand, tourné à droite. Sur le cou, le monogramme formé des lettres p. b., grossièrement gravées en creux. Devant, une seconde contre-marque, la lettre p.

Ri VICTORIA. coNSTANTiNi. AVG. Victoirc ailée assise à droite sur un bouclier rond, et tenant sur ses genoux un bouclier ovale sur lequel il nous semble voir le monogramme du Christ*

(Musée impérial de Vienne.)

Sur beaucoup de monnaies de Constantin le Grand, la Victoire est représentée de diverses manières, et souvent avec la légende : Victoria, constantini. avg.

5. La Victoire et un personnage casqué érigeant un trophée. (Fa-

brique barbare.)

(Avec Néron. — Musée impérial de Vienne.)

6. civiB. ET. siGN. MiLiT. A. PART. REcvp. Arc de triomphe à trois

arcades, surlequel on voit Auguste, tourné à gauche, tenant une haste dans chaque main et debout dans un quadrige placé entre deux Parthes, qui tiennent, l'un une enseigne militaire, l'autre une aigle légionnaire.

(Avec Néron. — Cabinet impérial de France.)

Type emprunté au revers d'un aureus et d'un denier d'argent d'Auguste, frappés en mémoire de la défaite des Parthes et de la restitution de prisonniers romains et des aigles enlevées antérieurement à Crassus et à Marc-Antoine. Auguste, à cette occasion, entra triomphalement dans Rome, monté sur un cheval; un arc lui fut érigé, l'an de Rome 735. (Dian^ L liv, §8.)

7. Arc de triomphe à une arcade; dans le champ, s. c. (Travail

grossier et mauvaise conservation.)

(Avec Néron. — Musée britannique.)

8. Arc de triomphe à une arcade, vu de profil et surmonté d'un

quadrige de face conduit par Néron, entre les statues debout de la Paix et de la Victoire. La mauvaise conservation

de cet exemplaire ne permet pas de distinguer les ornements

des autres parties de rcdifice.

(Avec Néron. — Cabinet impérial de France.)

Type d'un grand bronze de Néron, décrit par Eckhel, par Mionnet et par M. Cohen.

Dès ses commencements, Rome eut des arcs de triomphe, élevés soit en mémoire d'un personnage ou d'un fait important, soit en l'honneur d'un général victorieux. L'arc île Romulus, bâti l'an 752 avant J. C, était en simples briques. — Celui qui fut dédié à Camille, en 586, pour ses victoires sur les Volsques, consistait en grosses pierres mal taillées ; mais un peu plus tard on employa des pierres ciselées; ces monuments furent aussi chargés d'inscriptions et embellis d'ornements architecturaux, de bas-reliefs et de statues. — L'arc de Scipion VAfricain^ au Capitole, bâti en 562, — Deux arcs élevés en 556 par Stertinius, l'un au Forum boarium, Tautre près du Grand cirque (1). — C'était à la porte Capène ou triomphale, élevée à l'entrée de la voie Appia, près du Tibre, que le sénat allait en corps recevoir le vainqueur; ce monument, l'un des plus anciens de Rome, dut être contemporain du premier triomphe, obtenu, comme on sait, par le dictateur Aulus Postumius, l'an 496 avant J. C, pour sa victoire sur les Sabins. — Cicéron parle de l'arc Fabien, élevé au dictateur Fabius, qui arrêta les progrès d'Annibal, en 217 avant J. C, et il fait également mention de l'arc de Verres construit en 70 ou 71 avant J. C, sur la place publique de Syracuse. Parmi les monuments suivants de ce genre, quelquesuns existent encore à divers états de conservation : — L'arc de Rimini, dressé à Auguste, vingt-sept ans avant l'ère chrétienne, pour le rétablissement de la voie Flaminienne, depuis cette ville jusqu'à Rome ; — l'arc de Pola, en Istrie, consacré également

(i) Plan de Rome antique, aux époques d'Auguste et de Tibère, par J. Â. Léveil et Ch. Dezcbry. Paris, 1847.

à Auguste, sept ans plus tard; — les arcs de Vérone^ formant deux des portes de cette ville, et bâtis par Vitruve; — Yarc d'Auguste, à Rome, construit. Tan 36 avant J. C, pour la victoire d'Octave sur Seitus-Pompée ; — l'arc de Suze, élevé sous Auguste, dix-huit ans avant Fère chrétienne. — Neuf ans plus tard, le sénat éleva un arc en marbre sur la voie Appienne, en l'honneur de Drusus, vainqueur des Germains. — En 43 de J. C. , on dédia un arc à Claude, pour célébrer la conquête de la Grande-Bretagne , — et en 60, un monument de ce genre fut consacré à Néron, pour les victoires de Corbulon sur les Parthes. — L'arc de Titus, à Rome, fut élevé l'an 81, pour l'apothéose de cet empereur. — Le sénat consacra un arc à Domitien, l'an 89, pour ses prétendues victoires sur les Daces et les Germains; c'est ce monument que le pape Alexandre VU a fait démoUr, en 1694, pour agrandir la place du Corso. — L'arc de Trajan, à Ancône, fut bâti à l'entrée du môle, en 106; le sénat en éleva un second dans Rome à cet empereur, en 108, et un troisième (l'arc de BénéventJ fut aussi dédié à Trajan, l'an 201 . — Un des plus beaux monuments de ce genre, l'arc de Septime- Sévère^ à Rome, date de 198; placé au bas du Capitole, il était destiné à célébrer les victoires remportées en Orient par cet empereur. — En 260, l'arc de Gallien fut bâti, et Rome eut encore l'arc de Constantin, restauration de celui de Trajan, érigé par le sénat en 108, et sur lequel on appliqua des ornements et des bas-reliefs commémoratifs de la victoire de Constantin le Gi%nd sur Maxence.

Quelques-uns de ces arcs sont décrits et dessinés dans un ouvrage anglais fort intéressant, où l'auteur a eu l'heureuse idée de réunir tous les monuments d'architecture représentés sur des médailles antiques, et ayant pour titre : Ârchitectura numismatica, or Architectural medals ofclassic Antiquity, grand in-8% Londres, 1859, par M. T. L. Donaldson.

9. PAGE. p. R. VBIQ. PARTA. lANVM. cLvsiT. Temple dc Jauus fermé, avec la porte à droite ; dans le champ, s. c.

(Avec Néron. — Cabinet impérial de France.)

Type représenté de diverses manières sur des bronzes de Néron, de modules différents. Morelli cite aussi une monnaie d'argent que nous n'avons jamais eu l'occasion de voir et qu'il décrit ainsi : caesar. avgvstvs. Tôte nue d'Auguste. — RI ian. CLV. Temple de Janus fermé.

Bâti, dit-on, par Romulus, le temple de Janus, à Rome, fut fermé pour la quatrième fois sous Néron; il l'avait été déjà sous Numa, pendant le consulat de Hanlius Torquatus et sous le règne d'Auguste.

10. Rome casquée, assise à gauche sur une cuirasse et des boucliers,

tenant une couronne et le parazonium; à l'exergue, roma, et dans le champ, s. c.

(Avec Néron, ou Vespasien tôte radiée. -^ Cabinet impérial de France.)

Un moyen bronze de Domitien offre le môme type sur son revers.

1 1 . Rome Nicéphore, casquée et assise à gauche sur une cuirasse, le

bras gauche appuyé sur un bouclier; à l'exergue, roma, et dans le champ, s. c.

(Avec Néron. — Cabinet impérial de France.)

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