‹ Description générale des monnaies de la République romaine, communément appelées médailles consulairesChapitre 112 sur 233 · IMP. CAESAR DIVI F. COS. VI. UBERTATIS P. R. V1^DEX · texte numérisé non relu

IMP. CAESAR DIVI F. COS. VI. UBERTATIS P. R. V1^DEX

étoiles avec la légende S. P. Q. R. devrait être placée ici , si la tète était telle que l’a décrite Riccio : CAESAR DIVI F. Tête d'Octaveà droite oui gauche. Mais sur l’exemplaire qui existe au cabinet de France , le seul connu de cette médaille , la légende est AVGVSTVS DIVI F. ; ce qui la place parmi les impériales. En outre, comme sur cet exemplaire la tête est i gauche, qu’il me soit permis de demander ot Riccio a vu la médaille qui lui a servi à faire son dessin, et sur lequel la tète âst à droite.

1. Il existe une médaille très-rare, mais moins cependant que celle-ci, dont le revers porte pour légende CAESAR DIVI F. ARMEN. CAPT. IMP. Vin, et qui a exactement le même type du reste. En voici le dessin, afin qu’on puisse la comparer avec l'antre :

Ces deux médailles sont très-extraordinaires ; la première , en ce qu’elle ooostate un lait que les historiens de l’antiquité ont négligé de rapporter; savoir que l’Arménie, avant d’avoir été prise en 734 [20 av. I. C.) sons le huitième généralat d’Auguste, fut soumise (recepta) en 726 ou 726 (29 ou 28 av. J. C.), sous son septième généralat.

La seconde médaille offre d’abord cette singularité de reproduire exactement le

DK LA RÉPDBLIQUE ROMAINE.

{Imperator Caesar Divi ftUiu consul sextb, Hbertatis populi Romam vindex). Tête laurée d’Octave à droite.

Ht PAX. Femme debout, tenant un caducée ; à côté d’elle la ciste mystique d’où s’élance un serpent ; le tout dans une couronne de laurier. AR. Médaillon. 30 fr. PI. xiii. Julia 50.

(79) CAESAR COS. VI. (Caesar consul sexdi). Tête nue d’Octave à droite ; derrière , le lituus.

r( AEGYPTO capta. Crocodile. AR. 25 fr. PI. xxii. Julia 51.

(80) CAESAR COS. VI. (Caesar consul sexto). Tête nue d’Octave à gauche; derrière, le lituus.

lÿ AEGA’PTO CAFTA. Crocodile. AR. 25 fr. PI. xxii. Jidia 52.

(81) CAEISAR DIVI F. COS. VI. (Caesar Divi filius consul sextà). Tête nue d’Octave à droite ; dessous , un capricorne.

IC AEGYPTO CAPTA. Crocodile. AR. 30 fr. PI. xxii. Julia 53.

(82) CAESAR DIVI F. COS. VII. (Caesar Divi filius consul septi/nô). . Tète nue d’Octave à droite ; dessous , un capricorne.

r( AEGYPTO capta. Crocodile. OR. (Cab. desméd.)200fir. PI. xxii. Julia 54.

(83) Tête nue d’Octave à droite.

lmp. CAESAR (Imperator Caesar). Victoire de face , debout sur un globe, tenant une couronne et un étendard. OR. 50 fr. PI. xxii. Julia 55.

(84) Tête nue d’Octave à droite.

IMP. CAESAR (Imperator Caesar). Sur le fronton d’un édifice orné de deux figures et d’une Victoire. AR. 5 fr. PI. xxii. Julia 56.

(85) Buste de Diane à droite, avec arc et carquois.

r( IMP. C.AES.AR. Sur le fronton d’un temple, dans l’intérieur duquel on voit un trophée ; sur le haut , la triquetra. OR.' 80 fr. PI. XXII. Julia 57.

même type que la première , frappée huit ans auparavant ; et ensuite celle de donner à Auguste, qui depuis ce même laps de temps était devenu souverain absolu, le simple titre républicain de CAESAR DIVI F.

(86) Tête laurêe d’Octave à droite.

il( IMP. CAEIS.VR. Statue sur une colonne rostrale, ornée de deux ancres. AR. 4 fr. PI. xxii. Julia 58.

(87) Victoire debout à droite sur une proue de vaisseau , tenant une palme et une couronne.

IMP. CAE^AR. Octave dans un char triomphal à droite , tenant une branche de laurier. .AR. 5 fr. PI. xxii. .Iulia 59.

(88) Tête nue d’Octave à droite.

I^ lAlP. CAESAR. Trophée naval. .AR. 4 fr.'. PI. xxii. Julia 60.

(89) IMP. C.AES.AR {Imperator Caesar). Galère prétorienne à la voile. DIVI F. [Dwi filius). Victoire marchant à gauche, tenant une longue palme , une couronne et un gouvernail. AR. Quinaire. 50 fr. PI. XXII. Julia 61.

(90) Tête nue d'Octave à droite.

Rf IMP. CAES.VR. Sur le fronton d’un arc de triomphe surmonté d’un quadrige. AR. 5 fr.*. PI. xxii. Jiüia 62.

(91) Tête laurêe d’Apollon à droite.

IMP. CAESAR. Prêtre conduisant deux bœufs à droite. AR. 4 fr. PI. XXII. Julia 63.

(92) Tête laurêe d’Octave à droite, en Terme; derrière, un foudre. il( IMP. CAEIS.AR. Octave assis sur une chaise curiüe , tenant une Victoire. AR. 6 fr. Pl. xxiii. Julia 64.

(93) Tête nue d’Octave à droite.

r( IMP. CAESAR. Terme de Priape sur un foudre. AR. 4 fr.’. Pl. xviii. Julia 65.

(94) Tête nue d’Octave à droite.

r( IMP. CAEISAR DIVI F. {Imperator Caesar Divi filius). Bouclier rond. AR. 6 fr. Pl. xxni. Julia 66.

1 . Riccio rapporte cette médaille en or ; elle n'exûte qu’en argent, â. Morell, et Riccio d’après lui, rapportent, avec ce même revers, une tête de femme au lieu de celle d’Octave. Cette médaille existe au cabinet de France ; mais elle est l’oeuvre d’un faussaire du ivi* siècle.

3. Cette médaille vaut au moins 23 francs lorsqu'on y voit distinctement les attributs qui caractérisent Priape.

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DE LA RÉPUBLIQUE ROMALNE. ‘ lti9

(95) TÉ'le casqudc de Mars à droite ; dessous , IMP. f^Im/terator).

Bf CAESAR. Rouclier rond , avec deux liastcs (jui se croisent ; au milieu, une étoile. AR. 10 fr. PI. xxiii. Julia 67.

(96) C.\E1SAR AVGVSTVS. Tête laurée d’.Vuguste à gauche.

Ii( DIV VS (en haut) , INT^IVS (à l’exergue). Comète. AR. 3 fr. PI. xxiii. Julia 68.

(97) G\ESAR AVGV.STVS. Tête laurée d’Auguste à droite.

h( DIVVS IVLIVS dans le champ. Comète. AR. 3 fr. PI. xxiii. Julia 69.

(98) CAES.VR AVGVSTV’S. Tête laurée d’ .Auguste à gauche.

Hf DIVVS IVLIVS dans le champ. Comète. AR. 3 fr. PI. xxiii. Julia 70.

Eclaircissements.

J’aurais voulu, comme dans la famille .Antonia , classer |tar ordre d’années les nombreuses médailles de la famille Julia ; mais malheureusement, les onze qui sont en tête de cette famille n’ont qu’une date approximative ; et quant à celles qui suivent, la plupart, quoique parfaitement claires de signification , n’ont de date certaine qu’à deux ou trois années près , et même davantage. Malgré ce léger tribut d’infériorité que la famille Julia rend à la famille .Antonia, elle n’eu est pas moins au premier rang de la suite consulaire sous le rapport de son intérêt historique.

L’obscurité la plus profonde règne sur les neuf premières médailles. En vain Cavedoni et Borghesi ont-ils attribué la première au préteur Lucius Julius en 558 (196 av. J. C.) ; la seconde , au fils aîné de Sextus Julius Caesar, consul en 597 (157), et la quatrième, à Lucius Julius Caesar , consul en 664 (90 av. J. C.) : rien n’est certain à cet égard. Lucius Julius Bursio, nommé sous le n” 5 , est encore plus inconnu son nom n’est pas même mentionné dans l’histoire. La tête Panthée qui porte en même temps les attributs d'.Apollon , de Neptune et de Mercure, a été supposée faire allusion au roi Thrace Rursaeus, qui donna l’hospitalité à ces trois dieux et en obtint un 61s nommé Orion. La sixième et la septième médaille , quoique sans nom, doivent appartenir au même personnage d’après l'analogie des types. I.es n** 8

DESUUPT10\ GÉNÉRALE DES MONNAIES

et U sont d'attribution incertaine. Les médailles 10 et 11, frappées vers l’an 704 (50 av. J.C.), ont déjà rapport à Jules César; la dixiéme, évidemment de fabrûjuc grecque, rapj>elle l’origine de sa famille, qui prétendait descendre d'Iule, fils d’Énée et pelit-fils de Vénus ; sur la oiuième, Jules César, suivant quel([ues auteurs, n'osant pas encore placer son porlrail sur ses monnaies , y fit représenter un éléphant qui, en langue punique, se disait Caesar : et, selon Eckhel, cet éléphant qui écrase un serpent est le symbole de Jules César écrasant ses ennemis.

Ici commencent les médailles à date à peu près certaine. Les sept premières, depuis le n° 12 jusqu’au n* 18, frappées de 706 à 708 'de 48 à 46 av. J. (i.) , représentent toutes des trophées et des victoires de Jules César. Klles ont rapport à ses conquêtes dans les Gaules, et on présume que le captif attaché au pied du trophée est Vercingétorix. Le chariot qu’on voit sur la médaille 1 4 est un chariot breton ; cette dernière remai'que très-importante est due aux .savantes recherches de .M. le marquis de Lagoy ; et en conséquence, cette médaille est relative à la descente de Jules César dans la Grande-Bretagne. On trouvera aux familles Alliena et Hirtia des détails sur la médaille 19 frap|>ée en 707 (47), et sur la médaille 20 frappée en 708 (46 av. J. C.). Les quatre pièces suivantes, qui datent de cette même année, rap[)ellent les divers ministères sacrés de Jules César, qui fut grand prêtre et augure. Quant aux monétaires qui ont frappé les numéros 23 et 24, il faut consulter les familles Munatia et Clovia.

En 709 (45 av. J.C.), les monétaires Flaminius et Mettius commencent à faire paraître le portrait de Jules César sur les monnaies ; c'est le premier Romain qui ait eu cet honneur de son vivant; mais on ignore si c’est le sénat qui le lui accorda ou s’il s’en arrogea luimême le droit. I>es médailles suivantes , depuis le n” 27 jusqu’au n*35, datent de 710 (44 av. J.C.). C’est aux familles respectives des monétaires qu’il faut chercher des détails sur leurs types. L’intérêt qu’elles offrent dans la famille Julia est de montrer successivement les divers titres de Jules César : dictateur pour la quatrième fois ; consul pour la cinquième fois; dictateur perpétuel ; et enfin , père de la patrie.

Les médailles qui suivent jusqu’au n* 45 inclusivement, quoique re-

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DE LA RÉPUBLIQUE ROM A IXE

prt^üenlanl encore la tête de Jules Cësar , fiitvnl frappées après sa mort en 711 (43 av. J. C.). Celles qui ont la légende f)IVVS IVLIVS ne demandent pas d’explic.ation ; mais quant à celles qui portent le nom des monétaires Livineius Regulus, .Mussidius Lungus, etc., la raison que donne CcLbcl pour les supposer également battues après sa mort, est que ces mêmes monétaires ont frappé des pièces soit pour Lépide , soit pour Marc Antoine , soit pour Octave.

C'est maintenant la tête d’Octavien , neveu et fils adoptif de Jules C.«'sar, qui va paraître sur le reste des monnaies de la famille Julia. A partir du 11° 46 jusqu'au n° 61 , elles ont été frappées entre l’an 711 et l’an 718 \^de 43 à 30 av. J. C.). Les divers titres qu’y prend Octave s<»nt ceux de triumvir pour la constitution de la république ; de général {imjjerator) ; de (ils du divin Jules ; et de consul pour la seconde fois et désigné pour la troisième. La statue équestre de la médaille 48, avec la légende POl’VL. IVSSV ([tar l'ordre du peuple), est, d’après l’opinion des savants , celle que le sénat lui érigea avant la guerre de Modène avec Marc Antoine. Le revers du n" 4!), sm le<|uel M. Dupré a écrit une savante dissertation, représenterait, suivant lui, au lieu d’une statue é(|iiestre , celle du jeune bomme qui apparut au-devant d’Octave près d’Actium, monté sur un âne, et qui fut regardé par lui comme un présage heureux; Suétone a eu soin de nous donner le nom de riiomme, qui s’appelait Eutycbès, et de l’âne, qui s’appelait Nicon' ; il ajoute qii’après la victoire. Octave fit faire de l’un et de l’autre («//•/(«• f/tie) le simulacre en airain. .S’il en est ainsi, contrairement à l’opinion d’Eckhel , qui prétend qu’Octave cessa de se servir du titre de triumvir en 718 (30 av. J. C.) , cette médaille daterait de 724 1^30), et alors la médaille suivante, d’après la grande similitude du dt^ssin de la statue, serait de la même année. Les médailles .’iS , 54 et 55 dénotent la concorde qui régnait îi celte époque cuire Octave et .Marc Antoine. Le cavalier des médailles 62 et 03 pourrait représenter Octave revenant en triompbateur après la guerre de Sicile.

Toutes les médailles suivantes ont été frappées entre 719 et 726

I . Ces deux nuRis svnt formes de mots grecs ; le premier de iv et tû^t) (bonne foret le second de *(xi| (victoire'.

DESCMPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES

(35 et 28 av. J. C.). Jusqu’au n" 74, elles sont relatives à la victoire (l'Actium. Le n* 75 a été frappé en Afrique. La médaille 76 rappelle qu’Octave soumit l’.Asie, lorsqu’en 724 (30 av. J. C.) il s’y arrêta, soit en partant pour l’Afrique , soit en en revenant , et qu’il régla les affaires de ce pays. C’est en Asie que fut frappée la médaille 78, qui donne à Octave le beau surnom de défenseur de la liberté.

Les n" 79, 80 et 81 célèbrent la conquête de l’Égypte. La médaille d’or n" 82 rappelle encore ce même fait, mais avec la date du septième consulat; ce qui ferait présumer que, puisque la conquête de cette contrée avait eu lieu deux ans auparavant , les trois premières datent des derniers jours de son sixième consulat, et la médaille d’or des premiers du septième ', ce qui les placerait à peu de jours de distance les unes des autres. Les pièces qui suivent jusqu’au n* 95 sont toutes relatives aux victoires navales et aux triomphes d’Octave.

Je clos la série des médailles de la famille Julia par les trois pièces qui ont au revers une comète, et qui donnent à Octave le surnom d’Auguste; parce que je conjecture que son premier soin, après avoir reçu ce titre glorieux , dut être de rendre un dernier hommage à Jules ('.ésar en rappelant la comète qui apparut après sa mort.

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