LOLLIA
FanitUf plêb<^i«fiae.
(1) HONORIS. Tête de l’Honneur à droite.
n( l'ALIKANVS. Chaise curule entre deux épis. AR. 10 fr. PI. xxv. Lollia 1 .
(2) IjIBERTATIS. Tête diadémêe de la Liberté à droite.
Bf PALIKAN\'S. La tribune aux harangues ornée d’éperons de navire. AR. 8 fr. Pl. XXV. Lollia 2.
(3'i FELICITATIS. Tête diadémée de la Félicité à droite.
Bf PALIKANVS. Victoire dans un bige au galop à droite, tenant une couronne. AR. Quinaire. (Cab. de M. Riccio.) 60 fr. Pl. xxv. Ixtilia 3.
(4) S. G. {Seiiatûs consulta). Vase.
b( PALIKANVS. Globe sur un cippe. AR. Sesterce. (Riccio, du musée Olivieri de Pesaro.) 1 00 ir.
I . J’ai inpprinié les médailles de la famille Lollia qui ont été frappées en Cyrénaïque et à Paestum j c’est l'usage assez généralement suivi par les savants et les amateurs d’aujourd’hui. Du reste, dans la question des suppressions et des admissions de médailles (en bronze surtout) dans la suite consulaire, il y a beaucoup de vague et d’arbitraire; en somme, c'est on point très-diiBcile à régler. Car, ai l’on supprime les médailles de bronze de la famille I»llia parce qu’elles sont coloniales, il n’y a pas de raison pour admettre celles de la famille Sosia, de la famille Proculeia, ni aucune de celles de Marc Antoine frappées par Oppius, Atratinus , Fonleius Capito ou Bibulus. Il n’y a pas non plus de raison pour admettre les médailles d’argent de la famille Carisia et de la famille Domitia (avec la légende OSCA), qui ont été frappées en Espagne, ni celles de Jules César en bronze , ni même celles des familles Minatia et Comuficia , puisque les premières ont été frappées en Espagne et les autres dans la Cyrénaïque. D’un autre cAtc, si l'on admet les familles Sosia et Proculeia, pourquoi rejetterait-on les familles Mineia, Aebutia, Fadia, etc.? Je le répète, il y a beaucoup de vague et d’arbitraire dans ces distinctions. J’ai suivi Eckbel et les modernes , et n’ai rien voulu iunover en cette matière, parce que, dans ma conviction intime, la seule classification des consulaires qui ne laissât rien à dnirer, n’admettrait que les seules médailles frappées à Rome avant Jules César, et reléguerait toutes les autres , toit dans la suite des impériales, soit dans celle des peuples et des villes.
Éclaircissements.
Des quatre médailles connues de cette famille , il n’y a que la seconde dont l’interprétation soit claire. Le revers représente l'ancienne tribune aux harangues , nommée aussi les Rostres , à cause des éperons de navire qui en décoraient la base, lesquels éperons ét.aient ceux des vaisseaux pris à Ântium qu’on retira des arsenaux de Rome, en 420 (334 av. J. C.), pour les brûler, sauf les éperons qu’on réserv.i pour la tribune aux harangues. Ce type a rapport à Marcus l^ollius Palikanus, tribun du peuple en 684 (70 av. J. C.), qui parvint, sous le consulat de Pompée même , à faire rendre au tribunal toute son ancienne puissance, dont .Sylla l’avait privée. La tête de la Liberté rappelle la liberté rendue au peuple Romain en cette circonstance.
Cavedoni assigne pour date à ces médailles l’an 708-709 1 46-45 av. J. C.).