PAPIA
Famille plébéienne.
(4 ' Télé de .lunoii Sos|>ila; derrière, un symbole; le toul dans un
• colliei'.
l( L. PAPl. {LtW'jis Papius). GrilTon courant ; dessous, un symbole; le tout dans un collier. AR. 2 fr. Médaille dentelée. (11 existe une immense ((uantilé de variétés de symboles sur cette médaille , et l’on a observé que le symbole du revers a presque toujours une ' relation plus ou moins directe avec celui de la tête ; comme , par exemple : un aigle à, la tête et un foudre au revers; un demipoisson à la tête et un poisson entier au revers; une clef à la tête et une cassette avec une serrure au revers, etc. La même particularité se remarque sur les médailles de la famille, Roscia.) Pl. XXX. Papia 1.
(2j Tête de Junon Sospita à droite.
R( L. PAPIVS CELSVS III. VIR ( Lucius Papius Celsus triumvir). Ix)uve tenant dans sa gueule un bàtop enflammé , et mettant le feu à un amas de bois placé devant un ajgle qui attise le feu en battant des ailes. AR. 6 fr. Pl. xxx. Papia 2.
(3) TRIVMPVS. Tête laurée du Triomphe à droite ; derrière , un ' trophée.
Même revers. AR. 6 fr. Pl. xxx. Papia 3. *
(4) Buste ailé de la Victoire à droite.
H[ L. {Licius) PAPIVS CELSVS. .Teune fille debout, donnant à manger à un serpent. AR. Quinaire. 50 fr. Pl. xxx. Papia 4.
(5) CET.SVS. Tête de Mercure à droite , avec le pétase ailé ; derrière ,
un caducée ailé.
Lyre. AR. Sesterce. 80 fr. Pl. xxx. Papia 5.
(6) Même tête et même légende.
CELSVS. Lyre. AR. Sesterce. 80 fr. (Cavedoni;.
i(iO DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES
(7) Môme tête et même légende.
rT L. PA pi. [Lucius Pupius). I^yre. AR. Sesterce. 80 fr. ‘. (Cavedoni).
Kclaircissements.
Lucius Papius Celsus, nommé sur les six dernières médailles, est présumé cire le Gis du triumvir monétaire nommé sur la première, ou de Caius Papius, tribun du peuple en G8G (GS av. J.C.), etautei^r de la loi contre les étrangers. Celte loi est mentionnée sur une pièce décrite parMorcll , et qui se trouve au Cabinet des médailles à Paris; derrière la tête de Junon Sospila , on voit en guise de symbole une tablette avec l’inscription PAPI. La signiGcation du griG'on est inconnue ; la tête et les autres attributs de Junon Sospita, adorée particulièrement à Lanuvium , indiquent que le monétaire était natif de cette ville.
revers des médailles 2 et 3 rappelle un fait historique l'apporté par Denys d’Halicarnasse, et dont Papius Celsus a voulu conserver le souvenir qui se rattachait à l’origine de sa maison. Pendant qu’Enée était occupé à bâtir Lavinium , par un prodige étonnant , Is feu prit de lui-même à la forêt voisine; un loup, portant dans sa gueule un morceau de bois sec, le jeta dans le feu : un aigle parut alors, et du battement de ses ailes Gt mine d’exciter la flamme ; un renard sur ces entrefaites trempa sa queue dans l’eau , et Gt scs efforts pour éteindre l’incendie. La victoire fut longtcnqis disputée de part et d’autre; mais enfin le loup et l’aigle remportèrent : le renard, contraint de céder, se retira. Énée réTlécbit sur ce prodige, et dit à ses compagnons que leur nouvelle colonie serait illustre; que ses voisins en concevraient de la jalousie, et s’opposeraient de toutes leurs forces à ses accroissements; mais que leurs efforts seraient superflus; qu’appuyée sur la protection des dieux , clic L’emporterait sur l’envie de ses ennemis. Pour conserver la mémoire de ces prodiges , les Troyens mirent dans la place publique de Lavinium des statues d’airain de ces animaux qui y ont subsisté fort longtemps.
Cavedoni émet l'opinion, tout en conservant des doutes, que la
1. Ricc'iu décrit cette mcdaille comme quinaire. Je cruL qu'il est dans l'erreur.
DE LA RÉPDBUQUE ROMAINE
tu
première médaille a été frappée en 680 (74 av. J. C.). Quant aux six dernières , elles datent, selon lui , de l'année 708 à l’année 711 (de 46 à 43 av. J. C.), et le mot TRIVMPVS, écrit d’après l’ancienne orthographe latine, se rapporterait aux quatre triomphes de Jules César, en 708 (46), remportés sur les Gaules, l’Egypte , Pharnace et Juba.