‹ Description générale des monnaies de la République romaine, communément appelées médailles consulairesChapitre 162 sur 233 · PLAIJTIA, PLUTIA et PLOTIA · texte numérisé non relu

PLAIJTIA, PLUTIA et PLOTIA

Famille plébéiense.

(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X.

ROMA. Les Dioscures à cheval allant à droite; dessous, L. PL. H.

[Lucius Plaulius Hypsaeus). AR. 5 fr. Pl. xxxn. Plaulia 1 .

(2) Même tète.

ff ROMA. Les Dioscures à cheval allant à droite; en haut, L. PL. H. [Lucius Plautius Hjrpsaeus). AR. 15 fr. Pl.xxxii. Plautia 2.

(3) Tête laurée de Janus.

L. PL. H. [Lucius Plautius Hjrpsaeus') ROMA. Proue de vaisseau. G. B. As. 10 fr. Pl. un. Plautia 1.

(4) TAte casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points.

Bf Même revers ; mais fi droite , quatre points. P. B. Triens. 1 5 fr.

(5) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière , X.

C. PLVTI. ROMA (Caius Plutius Roma). Les Dioscures à cheval allant à droite. AR. 5 fr. Pl. xxxii. Plautia 3.

(6) P. YPSAE. S. C. {Publhis Ypsaeiis Senatûs consulta). Tête de Neptune à droite ; derrière , un trident.

Hf C. YPSAE. COS. PRIV. CEPIT {Caius Ypsaeus consul Privernum cepii). Jupiter dans un quadrige au galop à gauche , tenant un foudre; sous le quadrige, on voit fréquemment un scorpion. AR. 3 fr. Pl. XXXII. Plautia 4.

(7) P. YPSAE. S. C. {Publiut Ypsaeus Senatüs coaw«//o). Tête diadémée d’.Amphitrite à droite; derrière , un dauphin.

b( c. YPSAE. cos, PRIV. CEPIT. {Caius Ypsaeus consul Privernum cepii). Jupiter dans un quadrige au galop à gauche, tenant un foudre; sous le quadrige, on voit quelquefois un scorpion. AR. 3 fr. Pl. XXXIII. Plautia 5.

(8) M. SCAVR. AED. CVR. ; à l’exergue, REX ARETAS; dans le champ, EX S. C. {Marcus Scaurus aedilis curulis. Rex Aretas, ex Senatûs consulta). Aretas à genoux , tenant un chameau par la bride et présentant une branche d’olivier.

H( P. UYPSAE. ou HYPSAEV. ou HYPS.AEVS AED. CVR.; à l’exergue, C. HYPSAE. COS. PREIVE. ou PREIV. ou PREIVI. ou PREIVEIR. ; dans le champ , C Ain’. ou CAPTV ou CAPTVM {Publias H ypsaeus aedilis curulis. Caius H ypsaeus consul Preivei-' nunx captum). Jupiter dans un quadrige au galop ù gauche, tenant un foudre ; sous le quadrige , le plus souvent on voit un scorpion. AR. C. Pl. I. Aemilia 1.

(9) La même médaille sans REX ARETAS du c6té d’ Aretas à genoux. AR. C. Pl. I. Aenâlia 2.

(10) A. PLAVTIVS .AED. CVR. {Aldus Plautius aedilis curulis Senatâs consulta). Tête tourelée de Cybèle à droite.

i^ BACCHIVS IVD.AEVS. Bacchius à genoux, tenant un chameau par

DE LA RÉPUBUQUS ROMAINE. SSS

ie frein el présentant une branche d’olivier. AR. 2 fr. PI. xxxiii. Plautia 6.

(H) L. PLAVTIVS Plautius). Masque de face, les cheveux

•épars. (Quelquefois ce masque a un serpent de chaque côté de la figure ; d’autres fuis deux cornes de houe sur le front ; d’autres His il a la bouche ouverte et montre les dents.')

R( PLA.NCVS. 1.’ Aurore volant dans les airs et conduisant les quatre chevaux du Soleil. AR. C. Pi. xxxiii. Plautia 7.

(12) L. PL.AVTIVS. Masque de face, les cheveux épars, mélés de sei^ pents.

s. C. {Seitatùs consulta). L’Aurore conduisant un ou deux chevaux et tenant une liaguette. OR. (.Musée de Vienue.) 300 fr. Médaille de fabrique barbare. PI. xxxiii. Plautia 8.

(13) OR CIVIS SERV.ATOS. Couronne de chêne entre deux branches de laurier.

t( C. PLOTIVS RVFVS 111. VIR A. A. A. F. F.; dans le cliamp, S. C. {Coins Plolius Rufus triumvir, aura, argenta, acre, flando, feriundo, Senatùs consulta). G.B. G fr. PI. lxxii. Plautia 2.

(14) AVGVSTVSTRIBVMC. POïYSl.{ylugustus tribunicid i>otestate). Dans une couronne de chêne.

r( Pareil au précédent. M.B. 2 fr. PI. lxii. Plautia 3.

(16) CAESARAVGVSTVSTRIBVNIC. 9Cfï¥Sl.{Tribunicidpotestate).

Tête nue d’Auguste à droite.

r( Pareil à celui du n* 13. M.B. C.’. PI. LXtii. Plautia 4.

(16) Le même eu G.B. (Cah. des méd.) .Médaille unique? PI. lxiii. Plautia 5. *

Éclaircissements."

C’est Borghesi qui le premier a expliqué le monogramme qu’on voit sur les quatre premières médailles de cette famille , qu’il attribue au père de Lucius Plautius Hypsaeus, préteur en 565 (189 av. J. C.).

I. Je n’ai point jugé i propos de joindre aux médaitles de la famille Plautia l'as el ses divisions qni portent les initiales L. P. D. A. P. Rien ne prouve qu'ils appartiennent 1 cette famille. Il en sera question aux incerlaioes.

DESCRIPTIO.V GÉNÉRALE DES MONNAIES

Cavedoui en fixe la fabrication à une quarantaine d'annrns plus tôt , et donne pour date approximative à la cinquième médaille l’an 564 (190). Cette médaille porte le nom de Plutius. On est généralement d’accord aujourd’lmi que les Plutius, les Plautius et les PIntius sont le même nom dont la prononciation a été changée successivement, ou, tout au plus , trois branches de la même famille.

Publius Hypsaeus, qui frappa les médailles C, 7, 8 et 9, fut édile curule, en 696 (58 av. J. C.), conjointement avec Marcus Staurus : il rappela sur ces quatre pièces la gloire de son ancêtre le consul Caius Plautius Hypsaeus, qui prit Priverne en 413 (341 av. J. C.), et obtint les honneurs du triomphe. L’autre côté des médailles 8 et 9 , qui se rapporte à Marcus Scaurus, a été expliqué à la famille Aemilia.

Bacchius , inconnu dans l'iiistoirc , est représenté sur la dixième médaille, frappée par l’édile curule Aulus Plautius en 700 (54 av. J. C.), dans la même posture que le roi Aretas sur les deux précédentes; d’où Eickhel a conclu qu’en même temps que Marcus Scaurus força Aretas , au nom de Pompée, à demander la paix (ce qui eut lieu en 692 ; 62 av. J. C.), Aulus Plautius dicta ses lois à Bacchius, roi d’Arabie, de religion juive. La tête de Cybèle a rapport aux jeux mégalésiens qu’ordonnaient les édiles cuniles.

Eckhcl a expliqué, de la manière la plus brillante, le sens de la onzième médaille ; c’est Ovide qui , dans le sixième livre de ses Fastes, lui a fourni cette interprétation que voici :

Le censeur Appius Claudius Caecus s’était avisé de restreindre le nombre des joueurs de flûte qui avaient l’habitude de se faire entendre aux funérailles ; tous s’exilèrent et se réfugièrent à Tibur. Bientôt les Romains se plaignirent de la disparition de leurs musiciens favoris; alors Plautius, le collègue d’ Appius Claudius, les invita à un festin, les enivra et les fit revenir à Rome, au lever de l’aurore, par les Esquilles, après leur avoir fait couvrir le visage d’un masque, afin que le sénat ne les reconnût pas. Cette médaille fut frappée en 710 (44 av. J. C.). La douzième médaille, dont EIckhel dit qu’on découvrit trois exemplaires en Transylvanie en 1713, mêlés à d'autres médailles, n’est qu’une imitation barbare de la précédente.

Les trois dernières ont été frappées sous Auguste , par le triumvir

DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE

monétaire Caiua Plotius Rufus , le même peut-être qui , suivant Suétone , conspira contre lui.

' 129. POBLICIA.

Famille plébéienne. ^

(1) C. MALLE. C. F. {Caii Malleoli Caii filit). Tête de Pallas à droite,

avec le casque ailé ; derrière , X.

l( L. LIG. CN. DOM. {Lucio Licinio, Cnaeo Domitio). Mars no , debout dans un bige au galop à droite , tenant un bouclier et un carnyx, et lançant un javelot. AR. G. Médaille dentelée. PI. xxxni. Poblicia i .

(2) Tète de Pallas à droite, avec un casque à crinière ; en haut, un

marteau ; devant , X.

Il( G. MAL. (Caitis Malleolus). Homme nu , portant le strophium , tenant une lance et appuyant le pied sur une armure ; devant lui, un trophée ; derrière, une proue de vaisseau. AR. 2 fr.‘. PI. xxxni. ' Poblicia 2.

(3) Même tête.

ri Même revers ; mais au lieu d'une proue de vaisseau derrière , on voit une enclume* sur laquelle on lit : q AR. 2 fr. PI. xxxju. Poblicia 3.

(4) Même tête.

Il( Homme nu, portant le strophium , tenant une lance et appuyant le pied sur une armure ; devant lui, un trophée ; derrière , une enclume, sur laquelle on lit ; G. MAL.^Ca/uj Malleolus), et q AR.

C fr. Pl. XXXIII. Poblicia 4.

(5) Tête laurée d’Apollon à droite.

Hf G. MALL. ROMA {Caius Malleolus Roma), Victoire debout , cou-

1 . Il exUte des deniers , des as et des semis sans légende et arec un marteau et un apex pour tout symbole. Riccio les classe A la famille Poblicia ; aucune médaille de cette famille ne portant d'apex , on trouvera les médaillés en question parmi les incertaines. . .*

S. Cavedoni soutient que cette enclume est une tablette à deux compartiments. - ^ , 33

XS8 DESCRIP'nOn GÉ>ÉRAL^ DES MONNAIES

ronnant une figure assise à gauche sur des boucliers , et qi^i tient une liaste et un parazonium. AR. 2 fr. Pt. xxxiii. Pi.»blicia 5.

(6) Tête laurce d’Apollon à droite; dessous, ROMA ; derrière, une

étoile.

Kf RO.MA. Meme type que le revers précédent. AR. (Médaille inédite du Cabinet de M. Fénclon-Farez , à Douai.) 40 fr. PI. xxxi|i. Poblicia 6.

(7) L. METEL. A. ALB. S. F. (^Lucius Metellus, Aldus Albimis Spurii

/ilius). Tète laurée d’Apollon à droite; dessous, une étoile ou un croissant , ou , ou absence de marque.

h( C. MALL. ROMA {Caiiis Malleolits Ronia). Même type que le revers du numéro 5. AR. 2 fr. PI. viii. Caecilia 4.

(8) ROMA. Tète de Pallas à droite, avec le casque orné de deux plumes ;

en haut, ime lettre alphabétique.

C. POBLICl. Q. F. (Caitts Poblicius Quinti fiUtts). Hercule étoufiànt un lion ; dessous , une massue ; à droite , un arc et un carquois ; dans le champ , la même lettre alphabéti(|ue qu’à la tête. AR. C. PI. XXXIII. Poblicia 7.

(9) M. POBLICl. LEG. PRO. PR. {.\farcus Poblicius legatus proprae-

lor). Tète de Pallas à droite, avec un casque b crinière.

CN. M\G^VS IMP. (^Cnneus Magnus ifnj>erutor). Pompée debout, le pied ajipuyé sur une proue de vaisseau , présentant une palme à une femme qui porte un bouclier et deux hastes. AR. 4 fr. Pl. XXXIII. Poblicia 8.

Éclaircissements.

Il n’y a rien de certain sur les médailles de la famille Poblicia. Aussi Eckhel a-t-il eu raison de dire : « Voulez-vous des conjectures ? Repaissez-vous-en chez Ilavercamp.' » Borghesi, depuis lui, a tenté d’expliquer ces médailles ; mais il y a malheureusement peu réussi. Je me bornerai donc à quelques observations générales sur la date présumée de la plupart d’entre elles, cl à dire que le marteau qui parait sur les médailles 2, 3 et 4, est une allusion au nom de Malleolus.

UÉ LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. i,S#

La premicre a ^lé frappt'e, selon Ecklicl, vers l’an GG2 (02 av. J. C.) par Gains Mallcolus, sous la censure ou la questure de Lucius Licinius Crasstis et de Cnacus Domilius Alienolrarbus; Cavedoni la croit plus ancienne d'une cinquantaine d'années.

Borgliesi assigne pour date aux numéros 2, 3, 4, 5 et 7, de l’an 655 à l’an GGl (99 à 93 av. J C.). Il les donne au triumvir monétaire Caius Pohlicius Mallcolus, qui mourut en G73 (81), en Cilicie, où il était questeur de Dolabella. ^

Les deux dernières médailles datent de l’an G79 h 681 (75 à 73 av. J. C.). Caius l’oblicius était peut-être frère de Quintiis Poblicius, préteur en 68G (08), et Marcus Poblicius fut propréleur de Pompée, en Espagne , où la liuitièmc médaille a probablement été frappée. (Le revers, n’ayant rapport qu’à Pompée, sera explirpié dans la famille Pompeia). Telle est l’opinion de Cavedoni. Cependant, vu la grande ressemblance de ce type avec celui de la juemière médaille de la famille Minalia, il me parait bien plus naturel de suivre l'opinion d'Eckbcl , qui la rapporte à Pompée fils et la croit fraj)pée en même temps que celles de la famille Minatia, ce qui la placerait en l’anuée 708 (46 av. J. C.).

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