DESCRIPTION GÉNÉRALE UES MONNAIES
^5) M. (^Marcus) CATO. Tête de Bacchus à droite, couronnée de lierre ; dessous , un symbole qui varie.
4 VICTRIX. I..a Victoire assise à droite, tenant une palme et iine patère. AR. Quinaire. C. PI. «xxv. Porcia 5.
(6) M. CATO ROMA. Tête de la Liberté à droite, coifTée eu cheveux. Pareil au précédent. (On voit quelquefois sous la chaise sur laquelle la Victoire est assise les lettres S. T.) AR. C.'. PI. xxxv. Porcia 6.
(7) M. CATO PRO. PR. (Marcus Calo propraetor'). Tête de la Liberté à droite, coiffée en cheveux.
l(. VICTRIX. Type pareil au précédent, sans les lettres S.T. AR. 3 fr. PI. xxxv. Porcia 7.
(8) M. CATO PRO. PR. (Marcus Calo propraetor). Tête de Bacchus à droite, couronnée de lierre.
b( Même revers. AR. Quinaire. 2 fr. PI. xxxv. Porcia 8.
(9) M. CATO PRO. PR. ROMA (Marcus Cato propraetor Homo). Tête de la Liberté à droite , coiffée en cheveux.
n( VICTRIX. La Victoire assise à droite, tenant une palme et une patère; quelquefois une couronne. AR. 2 fr. PI. xxxv. Porcia 9.
Éclaircissements,
La date et l’interprétation de la première médaille de la famille Porcia sont déjà consignées aux familles Domitia et Licinia. La médaille la plus remarquable de cette famille est la troisième ; le revers fait allusion à la loi Porcia (de provocatîone), qui défendit, sous les peines les plus sévères , à qui que ce fût de frapper un citoyen romain avec des verges. Provocare signifiant en appeler, le mot PROVOCO doit s’entendre : « J'en appelle à la loi Porcia. » Le magistrat qui proposa la loi Porcia est inconnu ; et je ne sais où Riccio a vn que 'Ae Live dit que Publius Laeca la proposa pendant son tribunal du peuple eu 554 (200 av. J. C.). Tite Live ne parle de celte loi que dans le neuvième chapitre de son dixième livre , et n'en nomme pas l’auteur. Ëckhel croit
t. Le BuUetino archeohgico de 1838| pa^e 100, cite cette médaïUe restituée par Xrajan.
DE LA REPUBLIQUE ROMAmE.
que la Liberté représentée sur la deuxième médaille a rapport à cette loi.
Les médailles 5 et 6 se rapportent au père de (^ton d’Utique. Elles ont été frappées ■vers l’an 660 (94 av. J. G.) , et les n“ 7, 8 et 9 datent environ de l’an 708 (46). Ce sont celles-là qui appartienuent à Caton d’Ulique. 11 en existe aussi de cette même époque frappées en Cyrénaïque; mais elles ne font plus partie de la suite consulaire.