DES MÉDAILLES DENTELÉES
Les savants varient beaucoup sur l’époque à laquelle les médailles dentelées furent en usage. Eckhel était d’avis qu’elles s’étendent depuis l’an de Rome 564 jusqu’à l’année 655 (de 190 à 99 av. J. C.). Borghesi pense qu'elles commencèrent dans les premières années du vu* siècle de Rome, et qu’elles s’arrêtèrent avant le temps de Sylla. Cavedoni, se fondant sur les découvertes de dépôts de monnaies antiques, adopte' la nia-
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nière de voir de Borgliesi quant à leur introduction ; seulement , il en étend le règne jusqu’à la Gn du vii* siècle^^ne seule médaille dentelée est beaucoup plus ancienne; c’est une incertaine au type des Diosrures, qui a pour symbole une roue. Celle-là date de la £n du y* siècle de Rome.
On ignore la raison positive pour laquelle les Romains dentelaient leurs monnaies. Si c’était pour prévenir la fraude , c'était , comme je le dis dans ma dissertation sur les médailles fourrées, un très-mauvais moyen , parce qu'il existe une immensité de médailles fourrées des familles Papia, Roscia, Crepereia , etc., qui sont toutes dentelées. Il faut cependant que ces monnaies aient joui d'une fort bonne réputation , puisque Tacite, dans son livre sur les mœurs des Germains, dit « qu'ils préféraient les monnaies anciennes et qui avaient cours depuis longtemps, comme celles qui étaient dentelées et qui représentaient des biges. u Pecuniam probant veterrm et diù notant , serratos bigatosque.
Au reste, une chose très-remarquable, c’est qu'il n'existe pas d’exemple de types qui* soient tantôt dentelés et tantôt à bords unis : ils le sont toujours ou jamais.
DES MÉDAILLES CO^SULAraES CONTRE -MARQUÉES.
Il est probable que les contre-marques sur les monnaies antiques servaient à faire connaître qu’elles n’étaient pas encore démonétisées ; du reste , on n’a aucune certitude à cet égard.
Vespasien est le seul empereur qui ait contre-marqué des médailles consulaires propremeat dites qui soient venues jusqu’à nous ; car les monétaires d’Auguste, en brenze, entrent aussi bien (et peut-être même mieux) dans la suite impériale que dans la suite consulaire.
Toutes les médailles consulaires contre-marquées par Vespasien sont en argent. Eckhel a observé ou men.tionné les suivantes :
Antonia. IJEG. XII ANTIQVAE. (Musée de Vienne.)
Jd. LEG. XX.
lU. Un Marc Antoine non spéciGe.
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CarvUia. (Musée de Vienne.)
Oaudia. T. MAL. AP. CL. Q. VR.
Corneiia. L. SCIP. ASI.4G. • '
Plancia. (Cabi deaméd.) • -i
Servilia. RVLLI.
A ces huit pièces, Borghesi ajoute les suivantes, qu ü a vues lui-ménie » Cipia. (Ma collection.)
Cornclia. Un autre type que celui d’Eckhel , non spécifié.
Fannia.
Porcia. VICTRIX.
Sergia.
Enfin , on trouve , dans le catalogfte Fontana , la Cornelia BLASIO , et dans le catalogue Iledervar la famille Hostilia.
Toutes ces médailles sont fort rares ; mais comme leur intérêt dépend uniquement de leur rareté et de leur curiosité , et qu’elles sont toutes mal conservées, il est impossible de leur assigner de prix.
\ji contre>marque consiste en