‹ Description générale des monnaies de la République romaine, communément appelées médailles consulairesChapitre 196 sur 233 · SULPICIA · texte numérisé non relu

SULPICIA

Famille patricienne, arec de» br«ncbe« plâ>éieniie«.

(1) D. P. P [pei Penates jiraestites). Têtes accolées des dieux Pénates laurés à gauche.

C. SVLPICl. C. F. {Caius .ful/ticius Caii filins). Deux soldats debout tenant chacun une haste ; entre eux , une truie avec des petits ; dans le champ, une lettre alphabétique. AR. 2 fr. PI. xxxviii. Sulpicia 1 .

(2) Tête laurée de Janus ; en haut, I.

Kf C. SVLPI. {Caius Sulpicius) ROM.A. Proue de vaisseau; à droite, I, ou une branche de laurier. G. B. As. 15 fr. PI. lxvii. Sulpicia 1 .

(3) Tète d’Hercule à droite ; derrière , trois points.

Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 12 fr. PI. LXVII. Sulpicia 2.

(4) S. C. {Senntüs consulta). Tête voilée de Vesta à droite.

nf P. GALB. à l’exergue, AE. CVR. ou AED. CVR. dans le champ. {Publias Galba aedilis curulis). Simpule entre une hache et un couteau de sacrificateur. AR. 3 fr.‘. PI. xxxvin. Sulpicia 2.

1. Cette mcdaitle a «lé restituée par Trijan (Musée britanuique). (lOO fr. Médaille iaédile. L'oique? PI. xlt. Médaille 13.

DK LA BÈPCBUQL'E ROMAINE.

(5) SER. SVLP. [Servius Sulpicius). Têle laur<fe d’Apollon ? à droite. ■( Deux figures debout; l'une vêtue de la toge et l’autre nue, les

bras liés derrière le dos ; entre elles, un trophée naval. AR. 25 fr. PI. XXXVIII. Sulpicia 3.

(6) L. SERVI VS RVKVS. Têtes accolées des Diosciires à droite, avec les bonnets iaurés ; eu liant , deux étoiles.

R( Murs d'une ville, sur la porte de laquelle on litTVSCVL. {Tusculuni). OR. (Cab. des mM.)600 fr. PI. xxxviii. Sulpicia 4.

(7) L. SERVIVS RVFVS (^Lucius Servius Ru/us). Tête nue de Serviiu

Sulpicius Rttfus à droite.

Les Diosciires debout , nus, casqués, armés d’un parazonium et d’une haste. AR. 60 fr.‘. PI. xxxviii. Sulpicia 5.

(8) CAESAR. AVGVSTVS. Tête nue d’Auguste à droite.

Il( C. SVLPICIVS PLATORIN. {Coins Sulpicius Platorinus). Auguste et Agrippa assis; près d’eux, une liaste; sous leurs pieds, une estrade avec trois proues de navire. AR. 30 fr. PI. xxxvtii. Sulpicia 6.

(91 CAESAR AVGVSTVS. Tête nue d'Auguste à droite.

M. AGRIPPA PLATORINVS 111. VIR {Hlarcus Agrippa Platorinus triumvir). Tête nue d’ Agrippa à droite. .AR. 150 fr. PI. xxxviii. Sulpicia 7.

(1 0) C.AESAR AVGVSTVS. Tête nue d’Augaste à droite.

R( M. agrippa PLATORINVS III. VIR (^Marcus Agrippa Platorinus ' triumvir). Tête d’Agrippa à droite, avec la couronne rtwtrale et murale. OR. (Cab. de M. Wigan à Londres.) 1500 fr. PL xxxvin. Sulpicia 8.

Éclaircissements.

La première médaille de cette famille fait alliision à l’origine de plusieurs de ses ancêtres qui étaient nés à Lavinium. Elle représente les têtes des dieux Pénates et ces mêmes dieux debout. Caton rapporte

1 . Cette médaille a été restituée par Trajan (Cab, des méd.). 350 tr. PI. ut. Médaille IA.

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qu’Éiiéc vit apparaître les images des dieux Pénales, qui lui ordonnèrent de fonder l^vinium dans l’endroit même où une truie avait mis bas Ironie pelils ; et Denvs d’ILalicarnasse ajoute qu’Enée leur immola la mère et les pelils. Cette médaille date du milieu du vu' siècle de Rome. I.a quatrième, qui est un peu plus récente, ii'olTre rien de remarquable que la beauté de la fabrique et le nom -de Galba; c’est, en effet, delà famille Sulpicia que rempereur Galba descendait. Quant à la ciiupiièine médaille, quoique Eckbel ait dit qu’il u’y avait que des conjectures sur l’inlerprélalion de son revers, Cavedoiii en a trouvé une fort belle, d'autant plus qu’clle^s’appuie de l’autorité de l’olybe. Il dit <|ue le type rappelle la défaite de la flotte d’Égine par l’ublius Sulpicius Galba , proconsul vers l'an 545 (200 av. J. G.), à la suite de la<iuelle les malbeureux Eginèles furent pris et vendus comme esclaves, excepté ceux qui furent rachetés par les autres habitants de la Grèce; .Apollon, dont cette médaille offre la tête, était en grande vénération à Egine. Cavedoni prétend que cette médaille fut frappée vers COO (C4 av. J. G.), par Servius .Sul[iicius Galba, fils du consul de l’an G4G (108 av. J. G.), et bisaïeul de l’empereur Galba, qui, étant préteur eu 700 f54 av. J. C.), avait bien pu être triumvir monétaire dix ans auparavant.

Les monnaies 6 et 7 ont été frappées vers l’an 70.5 (49 av. J. G.) , par Lucius Servius Sulpicius Rufus, fils du célèbre jurisconsulte, ami de Cicéron. Toutes deux rappellent Servius Sulpicius Rufus, tribun militaire en 1171 (383 av. J. G.), qui , trois ans après, délivra la ville de Titscqlum du siège qu’y avaient mis It» Latins ; la septième médaille repré'seiite son portrait. Eckbel a combattu celle interprétation en prétemlant tpie les Romains de cette époque reculée portaient la barbe beaucoup plus longue, tels ijue Rrulus cl Aliala; mais celle observation n’est pas juste : car le premier Dotnitius .Abenobarbus porte très-peu de barl>e, et même Rrutiis l’Ancien n’en a presque pas sur ses médailles d’or.

Sulpicius Platorinus n’est pas connu autrement (|uc comme triumvir monétaire. Les deux dernières méilaillcs de celle famille sont ornées de la télé d’Agrip[>a; la liuilième ne représente Agrippa? qu’assis à côté d’Auguste. Toutes les trois furent frappées Tan 736 (18 av. J. G.).

DE LA RitPUBUQUE ROMAINE.

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