OBSERVATIONS
Sun LES PRIX ÉTABLIS DANS CET OUVRAGE.
Une reforme totale Ans l’évaluation des médailles consulaires était de ^ rigueur. Ia?s prix de Mionnet , et ceux que M. Riccio a établis il y a une
jl' vingtaine d’années pour Naples, devenaient tous deux de plus en plus in-
suffisants pour les amateurs de France et d’Angleterre. De plus, il faut remarquer que, quoique ces deux auteurs aient donné un certain nombre d’évaluations qui, pendant les premières années qui ont suivi la publication de leurs ouvrages, ont pu servir aux acquéreurs de médailles consulaires, ils en ont l’un et l’autre établi qui jamais ne furent possibles dans aucun pays ni à aucune époque. Ainsi, jamais la famille Numitoria en argent n’a pu se donner pour 40 fr., ni la Cassia avec le. trépied pour G, ni la Junia avec la tête de la Liberté, et le bonnet de Liberté entre deux poignards, pour 12 fr. , comme l’a écrit jMionnel. Quant aux estimations de M. Riccio, pas plus à Naples qu’à Paris , pas plus il y a vingt an.s qu’aujourd’bui, les amateurs ii’ont pu ni ne peuvent se procurer la Nasidia avec les qu.itrc galères pour 5 piastres (27 fr. environ), la vingt-quatrième légion de Maie Antoine pour quatre piastres, ni le fameux Pompée en or pour trente piastres (de IGO à 1G5 fr.). J’en passe et des meilleures.
En conséquence, comme des évaluations évidemment trop faibles ne
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peuvent servir qu’? dégoûter les amateurs qui se voient toujours obligés de payer les médailles énormément au-dessus du tarif indiqué par Mioniiet et Riccio, j'ai pris pour base des nouveaux prix que j'ai établis, le commerce actuel de Paris et de Londres; mais comme ces prix sont élevés, il faut pour payer les irrédailles consulaires à ce taux qu’elles soient trèsbien conservées, mais NON À FLEUR DE COIN. Dans le cas de conservation médiocre ou mauvaise, les prix devront newssairement être réduits; et dans celui où ces médailles seraient à fleur de coin, il ne faut pas s'étonner de les voir doublés , triplés, quelquefois même décuplés. Et que l’on ne croie pas que cette augmentation excessive de prix soit un vain caprice ou une absurdité; car, pour bien juger du mérite et du travail des artistes de l’antiquité , il faut la conservation la plus parfaite possible , sans parler de l’importance sous le rapport historique de la parfaite intégrité des types et des légendes. En outre , certaines médailles consulaires sont presque toujours belles, d’autres ne le sont presque jamais , ou ne sont presque jamais complètes; j’ai dû tenir compte de toutes ces particularités que j’expliquerai ici par un seul exemple. J’ai estimé Lépide en argent /|0 francs; et en effet ce prix est plutôt modéré qu’élevé pour un Lépide très-beau. Il est certain que pour 1 5 ou 20 francs on peut s’eu procurer de mauvais, de médiocres ou d'incomplets; mais un Ixipide complet et à fleur de coin ne sera pas trop payé à 120 francs.
J’ai dû aussi tenir compte de l’intérêt qu’offrent les médailles consulaires. A rareté égale ou même moindre, une famille indispensable dans la suite, telle que la Comuficia, la Statia, etc., est estimée à un plus haut prix qu’uu revers dont on peut se passer, tel que le taureau à face humaine de la famille Durmia , et le trépied de la famille Cassia. De même les médailles à portrait sont évaluées à un prix plus élevé que celles qui n’offrent pas ce même intérêt. Ainsi, j’ai estimé la médaille de la famille Junia avec la tête de Brutus 350 francs, ce qui est le prix du commerce actuel ; et je n’ai estimé que 200 francs la médaille bien plus rare de la même famille avec le bonnet de Liberté entre deux poignards, mais sur laquelle la tête de Brutus est remplacée par celle de la Liberté.
Quant aux consulaires en bronze, si l’on me reproche la modicité rela-
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INTRODÜCTIOH.
tive de mes estimatioas, je répondrai que la majeure partie des amateurs en France et en Angleterre ne les recherchent pas beaucoup; d’autant plus qu’un très-grand nombre de ces pièces ne se rencontrant absolument qu’en Italie, il leur est impossible de s'en procurer soit à Paris, soit à Londres, pour compléter leurs collections.