ANTESTIA ou ANTISTIA
^ Famille plébéienne.
(1) c. ANTESTI. {Caius dnteslius). Tête de Pallas à droite avec le casque ailé ; devant X.
ROMA. Les Dioscures à cheval; dessous, un chien. AR. C. PI. ii. Antestia 1 .
«« ~ DESCRIPTIOÎI GÉNÉHALK DES MONNAIES
Tét« de l’allas à droite avec le cas^iue aild ; devant, X ; derrière, un chien, représenté tantôt montant, tantôt descendant.
8f C. ANTESTI. ROMA(Cn/itf Les Dioscures à cheval allant à droite. AR. C. PI. ii. Antestia 2. .
(3) Tête laurée de Janus.
it[ C. AXTESTI. RO.MA {Caius Anlêstius Roma). Proue de vaisseau; à droite, 1; en haut, un chien. G. B. As, 1 fr. PI. xdvii. Antestial.
(4) Tête laurée de Jupiter, à droite; derrière S» ^ ^
.Même revers; ruais à droite, S. M.B. ^mis, 3 fr. PI. xi.vii. Antestia 2. ' ,
(5) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. i.
Meme revers, mais à droite, <[uatre points. P. B. Triens, 8 fr.
(G) Tête d'Hercule à droite avec la peau de lion; derrière ,’ trois
^ Même revers, mais à droite, trois points. P. B. Quadrans , 3 fr. PI. xLvii. Antestia 3.
(7) GRAG. Tête de Pallas à droite avec le casque ailé; devant, X.
L. ANTES. ROMA {Litcius Anlêstius Roma). Jupiter dans un quadrige au galop à droite , tenant un sceptre et lançant la fondra. AR. C. PI. II. Antestia 3. :! i
(8) GRAG. Tête casquée de Pallas à droite; deiTière, quatre points. L. ANTES. ROMA {Lucius Anlêstius Roma). Proue de vaisseau, sur
laquelle on voit une corneille ; à droite, quatre points. P.B. Triens, 1.5 fr. PI. xLvii. Antestia 4.
(9) GRAG. Tête d’Hercule à droite avec la dépouille du liou.
Même revers, sans points. P.B. Quadrans, 15 fr. (Cab. de M. Bunbury , à Londres.) PI. xlvii. Antestia 5.
(1 0) Tête de Mercure à droite avec le pélase ailé ; en haut , deux points.
if Même revers, sans corneille ; à droite, deux points. P.B. Sextans, 15 fr.
(11) C. ANTISTI. VET\’S lU. VIR. {Caius Antistius VetUs triumvir). Buste ailé de la Victoire à droite.
DE RÉPÜBUQUE ROMAISE. 19
B( PRO VALETVDINE CAESARIS S. P. Q. R. (Senatiu popuUuqwt Romanus). Prêtre voilé, sacrifiant devant un autel allumé et tenant une patère ; un victimaire lui amène un taureau. (Musée de Vienne.) OR. lOOOfr. PI. ii. Antestia 4.
(12) IMP. CAESAR AVGVS. TR. POT. IIX. {JmperatorCoesar Auputus Iribunicid poteslate oc/ui’ô). Tête liue d’OcIave Auguste à droite.
G. ANTISTI. VEÏVS 111. VIR. {Caius Antistius Velus triumvir), dans le champ , APOLLIM ; à l'exergue , ÂCTIO. A^llon debout sur une estrade ornée de proues de vaisseau et d’ancres, tenant une lyre et sacrifiant auprès d’un aute). AR. 150 Fr. PI. ii. Antestia 5.
(13) IMP. CAES. A^ GV"S. TR. POT. Vlll. {Jmperator Caesar Augustus
fribuniciil poteslate octai>ô). Tête nue d’Auguste à droite. ’ .
< C. ANTIST. VETVS FOED. P. R. CVM GABINIS (Caius Antistius Vêtus focilus populi Romani cttm Gabinis). Deux prêtres voilés f ' sacrifiant un porc sur un autel allumé. AR. 150 fr. PI. ii. An> testia 6. ' ‘ ,
(14) Même tête et même légende.
ÿ C. ANTIST. VETA'SFOEDVS P. R. QVM GARINIS. Même type. AR. 150 fr. PI. II. Antestia 7. >" )■
(15) CAESAR AVGVSTV’S. Tête laurée d’Auguste à droite,
C. ANTIST. REGIX. FOEDVS P. R. QVM GABINIS (Caius Antistiiù Reginus foedus populi Romani asm Gabinis). Type du nimiéro I.T. OR (caliHset de M. Wigan .à Londres.) 1000 Fr. unique. PI. ii, > Antestia 8. ,■ •
(f6) C. ANT1STIV8 VETVS III. VIR. (Caius Antistius Vêtus triumvir).
' Tète diadéraée de Vénus à drohe.
IMP. CAESAR AVGV. dans le champ; au-dessus, COS. , en dessous, XI (Imperator Caesar Augustus consul undecimb). Simpale, litnas ', trépied et patère. AR. 20 fr. PI. iii. Antestia 9.
(17) CAESAR AVGVSTVS. Tête nue d’Auguste à droite.
C. ANTISnVS REGINVS III. VIR. (Caius Antistius Reginus trium. vir). Simpiile, lituus, trépied et patère. .AR. 6 fr. PI. ni. Antestia 1().
DESCRlPnOU GÉNÉRALE DES MONNAIES
(18) S. C. (Senatiis consuho). Tête de femme à droite. r( REG. {Reginus?) Homme eu loge; dans le champ, le lituus. AR. Quinaire , 30 fr. (Riccio , du cabinet d'Antonio Benedetti de Fermo'). PI. iii. Antestia 11.
Eclaircissements.
La plupart des numismates ont fait de l’Antestia et de l'Aiitistia deux familles distinctes. Eckhel les a réunies, et, quoique Riccio en ait de nouveau fait la séparation , les raisons que donne Eckhel me paraissent si plausibles , que je crois devoir en présenter la sulMlance.
« Je réunis , dit-il, ces familles , plébéiennes l’une et l’autre, parce qu’il semble peu douteux qu’elles n’en formaient qu’une seule, avec une variante dans le nom. Déjà, d’après une ancienne inscription. Orsino l’avait soupçonné, de même que Pigh et V’aillant ; mais Havcrcamp a repoussé leur conjecture , par la raison que du temps d'Auguste il y avait des Antistiiis et des Antestius ; le premier nom se trouvant sur des médailles d’argent avec sa tête , et le second , sur celles de Calagurris, également avec sa tête. Oderic qui, dans une savante dissertation , défend l’opinion d’Orsino , oppose à celle d’Havercamp qu’il ne faut pas confondre les familles municipales avec les familles romaines, bien qu’elles tirassent leur origine de celles-ci : de sorte qu’il est très-possible que les Antestius aient été appelés plus tard Autistius , et que les Espagnols aient néanmoins retenu leur ancien nom. Tite Live appelle constamment Antistius ceux-là mêmes que Mavercamp appelle Antestius. Mais enfin , si nous voulons bien accorder que les Antestius et les Antistius étaient vraiment distincts les ans des autres , il ne s'ensuit pas que ce fussent deux familles distinctes , Muais plutôt deux branches de la même famille, comme la Claudia et la Clodia , la Plautia et la Plotia , etc. » i
I . Riccio, qui decrit celle muilaillc, la place à la famille Livineia, interprétant HEG. par REGVLVS. i’ai cru mieux faire, peut-être, en lisant REGINVS. C'esi le lituus qui m'en a donné l'idée. Fn elTet, toutes les médailles de l'époque impériale de la famille Antestia rappellent la religion, tandis que ses emblèmes ne se rencontrent jur aucune de celles de la famille Livineia. En tout cas, l'attribution de ce quinaire est incertaine.
OE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE
Il serait difficile de décider à quels personnages de la famille Antestia se rapportent les dix premières médailles. Le cliien était sans doute le symbole de cette famille ; il est par conséquent assez probable que le quinaire incertain qui représente une Victoire couronnant un trophée , et au milieu un chien , ainsi que le denier sans nom de famille, où l’on voit les Dioscures, et en dessous un chien, lui appartiennent. Le nom GRAC ou GRAG (car les Romains confondaient fréquemment le C et le G) n'a pas été expliqué d'une manière satisfaisante. Borghesi, l’interprétant par Gragiilus, y trouve une allusion au • croassement de la corneille , qui est représentée sur les numéros 8 et 9. Mais s'il faut lire Graculus (geai) , comme le propose Eckhel , nonseulement l’opinion de Borghesi tombe d’elle-méme , mais encore ce n'est pas une corneille , mais un geai qu’il faut voir sur le triens et le quadrans. J'aurai plus d'une fois l’occasion de faire remarquer comme ces conjectures , fondées sur un dessin plus ou moins exact , ou sur une prétendue ressemblance de nom , peuvent exposer ceux qui les forment à des conclusions indignes d’hommes sérieux.
Antistius Vêtus et Antistius Reginus furent monétaires d’Auguste. Les médailles 12, 13, 14, 15 et 16, furent frappées en 738 (16 av.
J. C.), comme le témoignent le consulat et la puissance tribiinitienne d’Auguste , qui y sont mentionnés. L’analogie de la médaille 1 7 avec la médaille 16 doit faire supposer qu’elle date de la même année. Quant à la médaille 1 1 , qui représente un sacrifice offert par le S^nat et le peuple romain [mtr la santé de César, elle peut se rapporter à la même année , ou à toutes celles où Auguste étant absent de Rome , il y eut des vœux adressés pour son retour. Ou pourrait également la dater de 729 (25 av. J. C.), où Auguste fut malade à Tarracone , ou même la faire remonter jusqu’en 725 (29), où le Sénat décréta qu’il serait offert pour sa santé des sacrifices publics et particuliers.
Le temple qu’Augiiste dédia à Apollon Actien est célébré sur la médaille 12. Sur les numéros 13 et 14, Antistius Vêtus a voulu rappeler le trait d’histoire suivant, relatif à sa famille, qui était originaire de Gabies, ancienne ville du Latium. Sous le règne deTarquin le Superbe, Antistius Petro, que Denys d’Halicamasse appelle le plus illustre des Gabiens, fut assassiné traîtreusement par Sextus Tarquin, et sa ville
UESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES
livrée au roi. Mais , plus tard , la concorde ayant été rétablie , Rome • fit un traité avec les Gabiens , lequel traité , écrit sur la peau du boeuf même qui avait été immolé en cette occasion , se voyait encore à Rome pins de cinq cents ans après, dans un temple de Jupiter. Au lieu du bœuf, la médaille représente un porc.
Borghesi a ingénieusement expliqué les quatre Symboles exprimés sur les médailles 4 6 et 1 7 par les (|uatre ministères religieux d’Auguste, qui fut pontife , augure , scptemvir épulon , et qiiindécimvir des rites sacrés.
Terminons en disant que le mot QL’M est écrit d’après l’ancienne ortiiograplie.